Renault : une signature qui n’engage pas les travailleurs

Brève
13/03/2013

Carlos Ghosn jubile parce qu'il a trouvé trois syndicats pour signer son « accord de compétitivité » chez Renault. Cet « accord », contre lequel des milliers de travailleurs ont débrayé ces dernières semaines, entérine 8 200 suppressions d'emplois à l'échelle du groupe, une flexibilité et une augmentation du temps de travail, un blocage des salaires pendant trois ans, et veut rendre les travailleurs de plus en plus mobiles entre les différents sites du groupe. Cet « accord » illustre le genre d'attaques que la nouvelle loi, concoctée par le patronat et reprise telle quelle par le gouvernement, voudrait imposer.

Mais ni la loi ni la signature de syndicats prêts à céder au chantage des patrons n'engagent les travailleurs.