Limoges, le 26 février 2010
Chers camarades, chers amis,
Dans cette campagne, on entend un seul refrain : continuer à verser des aides aux entreprises. Au Parti socialiste, on parle de contrats de croissance, de fonds d’épargne locale…. Pour le Front de gauche, c’est un fond régional de l’emploi qu’il faudrait ; pour les écologistes, une banque locale d’investissement. Et pour la droite, peu importe le nom, du moment que cela permet de donner encore plus au patronat.
Depuis le début de la crise, le conseil régional a versé 160 millions aux entreprises. Cela a-t-il permis de préserver des emplois ?
Certainement pas ceux des entreprises de sous-traitance automobile. Pas ceux d’Innodec, à Limoges, où 21 travailleurs ont été licenciés en novembre dernier au prétexte de la baisse des commandes. Pas les 80 intérimaires de Valéo qui ont été mis dehors, ni leurs collègues mis en chômage partiel. Ça n’a pas protégé les conditions de travail des salariés de Freudenberg Meillor, à Nantiat, mis en congés forcés à Noël. Ils se sont vus proposer des formations obligatoires financées pour 1,2 million d’euros par l’État, l’Europe et les collectivités locales. Le patron peut, pour pas cher, attendre sereinement une meilleure conjecture pendant que ses salariés acquerront des compétences qu’il saura plus tard exploiter à son compte !
Certaines entreprises se prétendent en difficulté financière.
En mars dernier, la fonderie Rendcast qui produit des pièces pour automobiles, à Brive, a été placée en liquidation judiciaire. Mais elle ne devait pas être si en difficulté que cela car dès sa liquidation, le magasine Usine Nouvelle titrait « Le groupe Rencast est fortement convoité ».
La crise est l’occasion pour certains de multiplier les achats d’entreprises à bas prix et de créer de véritables monopoles.
GMD qui a racheté Rencast, en licenciant au passage 36 travailleurs, construit ainsi une constellation de petites structures spécialisées dans la production de pièces automobiles en métal et plastique avec un chiffre d’affaires et les profits qui vont avec qui ne cessent d’augmenter.
Le patronat profite de la crise pour faire un véritable chantage aux licenciements.
A Alsapan, à La Courtine, qui fabrique des meubles en kit pour les grandes enseignes telles que Conforama, But ou Ikéa, suite à un recul du chiffre d’affaires de moins 2 %, le groupe voulait licencier 36 salariés. Les travailleurs ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils savaient qu’aucun client n’était perdu, que la société n’était pas du tout dans le rouge. Leur réaction ne s’est pas faite attendre : après une assemblée générale, dans la salle des fêtes de la commune ouverte à la population, ils ont décidé la grève le jour des négociations du plan social, avec une seule revendication « zéro licenciement ». Le débrayage a été total et la manifestation dans la ville n’est pas passée inaperçue. La direction a dû reculer, renoncer aux licenciements. Même s’il y a eu ensuite du chômage partiel, ça a été une victoire pour les travailleurs.
Même pour investir, pour acheter du matériel, tout est bon pour faire payer les factures aux autres, en l’occurrence les collectivités publiques.
Le conseil régional socialiste a prévu d’y consacrer 25 millions d’euros en 2010, appelant cela « appui à l’adaptation ». Qu’en termes choisis, ces financements-là sont dits !
Pour que les patrons s’y retrouvent dans toutes ces aides, la région est partenaire d’un portail appelé LISE qui a pour but de faciliter les démarches administratives du patronat afin qu’aucune subvention ne lui échappe entre l’Europe, l’Etat, la Région et le Département !
Dans les entreprises les plus florissantes, les attaques contre les travailleurs se multiplient pour maintenir ou augmenter leurs profits.
Le groupe pharamceutique BMS possédait à Meymac, en Corrèze, une unité de production de médicaments dits « matures » c’est-à-dire libres des brevets, en particulier des médicaments à bas prix contre le sida pour les pays pauvres. Début 2008, la fermeture pure et simple de l’usine était annoncée pour 2010, les médicaments produits là-bas n’étant pas jugés assez rentables. Les travailleurs ne se sont pas laissé faire. Pas question d’accepter la misère, 2 300 euros, que la direction proposait comme prime de licenciement, ni les quelques reclassements dans une usine d’Agen. La grève a été décidée et après 33 jours qu’a duré leur lutte, ils ont obtenu une prime de 10 000 et 25 000 euros selon les cas avec le sentiment partir tête haute, d’avoir un peu pris sur les 10 milliards d’euros de bénéfices du groupe.
C’est indécent de voir ces patrons, croulants sous les profits, en vouloir toujours plus et pour cela, jeter à la rue des travailleurs et leur refuser l’argent qui leur permettrait d’être à labri quelque temps.
En 2009, l’entreprise Blédina qui produit des préparations culinaires pour bébé a décidé de créer une nouvelle chaine de production. Non seulement il n’a jamais été question d’embaucher pour assurer la production supplémentaire mais le groupe a fermé une usine en Belgique et annoncé un plan de départs, soi-disant « volontaires », pour 78 salariés de Brive. C’est clairement une augmentation de la productivité, une exploitation accrue des travailleurs pour apporter plus de profits au groupe Danone qui se cache derrière Blédina.
Certaines informations sur les profits réalisés par les grandes entreprises sont publiques, ne serait-ce que pour faire fructifier les affaires à la bourse. Mais l’essentiel des comptabilités est totalement opaque, caché derrière le secret industriel et bancaire pour pouvoir dire ce qu’ils veulent sur la « santé » d’une entreprise, sur la « réalité » du marché.
A Limoges, Legrand, leader mondial en équipements électriques a, ces dernières années, sans cesse étendu son activité en rachetant de nouvelles filiales, au Brésil, en Russie, en Turquie, etc.…un peu partout dans le monde. En même temps, des centaines de postes ont été supprimés dans la région ; des sites fermés comme à St-Yrieix ou plus récemment à St-Junien, mettant au chômage en majorité des femmes autour de la cinquantaine pour lesquelles il sera très difficile d’espérer retrouver du travail. Du chômage partiel et un plan de retraites anticipées ont été imposés.
Récemment le PDG se félicitait de la « bonne tenue » de l’entreprise. Tout va bien. Les objectifs pour 2010, dit-il, sont « d’améliorer sensiblement les marges et de reprendre la politique d’acquisition ». Les actionnaires peuvent se réjouir. Même des bénéfices en baisse, ils empocheront les mêmes dividendes que l’an dernier !
Les patrons prétendent toujours qu’ils ne peuvent pas préserver l’emploi et les salaires, mais quand il s’agit des actionnaires, pas de problème, ils savent comment faire.
Arrêter de verser des milliers d’euros à fonds perdus dans les poches de ces patrons permettrait de stopper la dégradation des services publics qui sont aujourd’hui sacrifiés pour renflouer les caisses patronales.
La santé publique subit une politique d’économie sans précédent. La loi Bachelot menace de fermeture bien des petites structures de la région comme le service de radiothérapie de Guéret. Sur quels critères l’Agence Régionale Hospitalière s’appuie-t-elle pour prendre une telle décision ? Ce service ne serait pas financièrement rentable. Selon l’ARH, il faudrait que ce service reçoive deux fois plus de patients qu’il n’en traite. Mais comment vont faire ceux qui ont besoin de se faire soigner ? Vont-ils devoir faire plusieurs heures de trajet qui vont s’ajouter à la fatigue des traitements, avec le risque, dans de telles conditions, de pousser bon nombre à interrompre leur traitement.
Ce n’est pas la rencontre, main dans la main, des élus socialistes et UMP avec la ministre qui a eu un quelconque effet. C’est la réaction immédiate des salariés et de la population, par des réunions publiques, des manifestations, qui a obligé le gouvernement à repousser, pour le moment, son projet. Espérons et souhaitons que les salariés et la population reprennent la mobilisation si, d’aventure, le projet était remis sur le tapis.
A Brive, depuis octobre dernier une coordination de défense de l’hôpital public multiplie les actions pour s’opposer à la fusion entre l’hôpital public et la clinique privée St Germain. Le projet est de construire, dans l’hôpital public, un nouveau bâtiment dans lequel seraient installées les activités de la clinique privée ! Sur un coût total de 11 millions d’euros, 9 millions seraient alloués à la clinique, pour lui amener sur un plateau des équipements dernier cri en remplacement des siens devenus obsolètes. Au nom de la mutualisation des moyens des services de maternité, le bloc privé ne ferait que le plus rentable, les accouchements programmés et le bloc public prendrait en charge les situations difficiles et les urgences, forcément plus coûteuses.
Le projet est défendu par le député maire socialiste qui prétend que s’y opposer serait une polémique stérile. Ce qu’il oublie de dire, c’est que c’est la ville, en rachetant les anciens bâtiments de la clinique pour 3 millions d’euros, qui va assurer la part de financement des actionnaires. Ils font d’une pierre deux coups, ils recasent des bâtiments dont ils ne savaient sans doute pas quoi faire, et les finances locales payent leurs parts dans la nouvelle clinique ! Et quand il faudra passer à la caisse, ils ne passeront pas leur tour.
Voilà donc un élu socialiste qui, comme député est contre la loi Bachelot, à Paris, sur les bancs de l’assemblée, et qui, comme maire à Brive, est tout à fait favorable à l’application de cette loi, tout dévoué qu’il est aux actionnaires de la clinique. Il se contente de souhaiter que la clinique s’engage à effectuer 20 à 30 % de ses actes au tarif conventionnel. Mais cela veut dire 70 à 80 % des actes avec dépassements ! Comment faire pour ceux qui n’ont pas de mutuelle et pas les moyens de les payer ? Combien de mois faudra-t-il attendre pour avoir un rendez-vous au tarif conventionné ?
Cynique, le maire de Brive, je le cite : « quand une activité privée veut s’implanter dans un territoire, les collectivités aident à l’achat des machines outils et cela ne pose de problème à personne » claironne-t-il, ajoutant « de toute façon, au final, c’est la sécurité sociale qui paye ».
Il est vrai que cela ne pose pas de problème à tous ces élus de gauche ou de droite qui, à longueur d’année, votent comme un seul homme toutes les subventions. Mais pour les travailleurs et la population qui multiplient les actions contre la fusion, c’est un problème. Il n’est pas question pour eux de laisser faire et ils n’ont certainement pas dit leur dernier mot.
Dans l’éducation, la saignée continue. On annonce, pour la prochaine année scolaire, la suppression de 95 postes d’enseignants et de 15 emplois administratifs. Depuis 2003, cela fait 510 postes en moins !
Jusque-là dans l’enseignement professionnel où je suis enseignante, les classes ne dépassaient pas 24 élèves pour pouvoir assurer la sécurité dans les cours en atelier. Eh bien, le ministère a trouvé une solution pour augmenter les effectifs des classes : il baisse le nombre d’élèves qui peuvent être accueillis dans un type de formation. Par exemple, il ramène deux classes de 24 élèves à deux classes limitées à 15 élèves. En enseignement général, les élèves se retrouvent à 30, avec évidemment un professeur à la place de deux. Ca fait un professeur d’économisé.
Tant pis si les programmes ne sont pas les mêmes ! Les professeurs sont priés de se débrouiller comme ils peuvent. Et les élèves aussi.
Que peut faire le conseil régional contre ces regroupements ou fermetures de classes, d’options, de sections ou de filières ? Juste se plaindre comme à St-Vaury où trois formations disparaissent alors qu’elle vient d’investir 5 millions 200 mille euros pour réhabiliter le lycée.
Sur l’académie, il y aura l’an prochain 110 places de moins offertes aux jeunes pour suivre une formation professionnelle. Il est sûr que certains vont se retrouver sur le carreau.
Eh bien, ce n’est pas acceptable ! Il faut de l’argent pour éduquer la jeunesse, se donner les moyens pour que chacun puisse avoir accès à la culture.
Cela fait des semaines que la presse et les divers partis font croire que la préoccupation de tous sur la question des transports serait : pour ou contre la Ligne Grande Vitesse.
Train à grande vitesse ça veut d’abord dire train à gros tarifs et cela, ce n’est pas à la portée des petits salaires. Ce dont la population a besoin, c’est d’un réel service public des transports. Et ce n’est pas le cas. La région peut se glorifier d’augmenter le nombre des TER, mais les lignes sont mal entretenues, des gares ferment. Quand des dessertes en moins sont annoncées, ce n’est pas le conseil régional qui agit, c’est la mobilisation des usagers, comme à St-Sébastien où, en bloquant régulièrement les trains, ils forcent la SNCF à rétablir des arrêts.
Dans les campagnes, c’est l’ensemble des services publics qui disparaissent. Les agences postales communales poussent comme des champignons. Mais elles ne peuvent pas rendre les mêmes services qu’un bureau de poste. Elles ne peuvent pas réaliser, par exemple, d’opérations bancaires, ni permettre de retirer plus de 300 euros sur un compte postal. C’est un vrai problème, notamment pour de nombreuses personnes âgées habituées à payer leurs achats et factures en liquide et qui connaissent les pires difficultés pour rejoindre le bureau de poste le plus proche, souvent à plus de 25 km de leur habitation.
Mais les réorganisations ne se passent pas toujours comme le voudrait la direction. A Brive, en mai dernier, 100 % des facteurs ont dit non. Pas question d’accepter l’éclatement du bureau central de Brive, une réorganisation des tournées sur 6 jours au lieu de 5, avec jusqu’à 50 km supplémentaires pour certaines tournées à vélo. Pour la direction, le slogan ressemblait à « travailler plus en moins de temps ». La détermination des facteurs n’a pas faibli pendant les 34 jours du conflit et la direction a dû céder, reporter à l’année suivante tout projet de réorganisation et payer une partie des jours de grève.
Développer les services publics est indispensable à la population. Avec les centaines de milliers d’euros versés au patronat, il serait possible d’embaucher directement dans les transports, les hôpitaux, à la poste. Que la région embauche, par exemple des maçons, des peintres, les électriciens nécessaires à la réhabilitation des lycées. L’argent public doit aller au service public !
Dans cette campagne nous sommes les seuls à dire qu’il faut arrêter immédiatement toute subvention au patronat.
Le PS veut nous faire croire que cela a permis d’agir face à la crise, de protéger les emplois face à la désindustrialisation. C’est faux. Cela n’a empêché en rien les patrons de licencier, de mettre fin aux contrats intérims.
Cela n’a pas empêché les 148 travailleurs de Madranges de perdre leur poste en juillet dernier et, pour certains, d’être obligés d’accepter des reclassements à des postes moins qualifiés avec, au final, des pertes de salaire de 100 à 400 euros par mois.
Est-ce que les 200 000 euros donnés par le conseil régional à Sonas ont profité aux travailleurs qui, après des mois de chômage partiel avec jusqu’à 40 % de perte de revenu, n’ont pu compter que sur leur lutte pour réduire le plan de licenciements annoncé ?
N’est-ce pas révoltant que la région ait accordé 500 000 euros au porcelainier Bernardaud tout juste un mois après qu’il ait licencié 51 personnes ?
Les Madrangeas, Bernardaud, font partie de familles qui ont accumulé des fortunes. S’il faut trouver de l’argent, c’est sur ces fortunes qu’il faut prendre, pas dans les poches des travailleurs ou de la population.
La région prétend que ces aides sont des avances remboursables. Mais qui va vérifier qui rembourse, et quelles sommes ? On peut parier à coup sûr que les patrons feront du chantage à l’emploi, à la concurrence, pour repousser indéfiniment le remboursement de leurs dettes.
Et quand bien même il s’agirait de prêts, pourquoi accorder aux patrons un crédit à taux zéro quand on refuse des aides aux travailleurs quand ils n’arrivent plus à régler leur loyer ou payer leur facture de chauffage ? Les 100 000 travailleurs de la région qui vivent en dessous du seuil légal de pauvreté, dont plusieurs milliers de familles obligées de se nourrir aux Restos du cœur, n’ont pas droit à de tels égards.
Les élus socialistes aident aussi des entreprises soi-disant petites. L’entreprise Valade, à Lubersac, en Corrèze, est une de celles-ci. 170 salariés produisent des petits pots de confiture pour l’hôtellerie ou les restaurations collectives. Avec un chiffre d’affaires doublé en deux ans, elle est devenue leader dans son secteur, se plaçant juste derrière le géant Andros. Elle est tellement prometteuse qu’elle s’est fait racheter par des fonds d’investissement spéculatifs liés au Crédit Agricole et à BNP. Voilà le genre de « petite » entreprise qui a touché 639 000 euros d’aides au total, dont 337 000 euros de la région au titre d’un contrat de croissance.
Ces petites entreprises sont en fait, en grande majorité, liées à des groupes bien plus importants. Le but des actionnaires de ces grands groupes, de ces fonds spéculatifs, est tout simplement, grâce aux aides publiques, de dégager la plus grande rentabilité possible sur une période de quelques années pour ensuite se retirer. Certainement qu’alors, la région proposera de nouvelles aides aux éventuels repreneurs.
Eh bien, non, il faut cesser purement et simplement toutes les aides au patronat !
Les candidats qui constituent la liste lutte ouvrière connaissent bien la situation sociale que nous condamnons. Ce sont des travailleurs du secteur privé, ouvriers, employés, mais aussi du secteur public, infirmières, cheminots, postiers ou enseignants. Ce sont aussi des retraités, des chômeurs.
Parce que directement issus du monde du travail, confrontés tous les jours aux dégradations des conditions de vie et de travail, ils savent de quoi ils parlent quand ils dénoncent la misère, le chômage et la précarité.
Nous nous présentons à ces élections régionales pour que les travailleurs, les chômeurs, les retraités puissent dire que ça suffit. Ça suffit de voir cette société reculer, pousser de plus en plus de familles dans la misère, parce qu’elle est étranglée par une poignée de capitalistes.
Pour que le monde du travail puisse dire aussi que ce n’est plus supportable de voir les uns s’user au travail pendant que d’autres en sont privés et survivent comme ils peuvent avec des allocations de misère.
Nous n’avons pas d’illusion dans les élections. Le bulletin de vote ne pourra jamais changer notre sort, ne vaincra jamais la rapacité des capitalistes. Faire croire qu’il existe un « moins pire », que des combinaisons électorales en tous genres seraient efficaces, est un mensonge. Les uns ou les autres à la tête du conseil régional ne s’opposeront pas au patronat, ne tenteront même pas de le contraindre à moins d’exploitation. Ils lui permettront de continuer sa quête insatiable de profit et présenteront la facture aux couches populaires.
Ce qui changera notre sort, c’est quand la colère explosera. Il y aura inévitablement, à un moment ou un autre, une explosion sociale, des luttes qui rassembleront des masses de travailleurs prêts à en découdre. Collectivement, ils auront la force d’atteindre les capitalistes, la force de leur faire assez peur pour les faire céder.
Aujourd’hui nous pouvons nous y préparer en défendant un programme de revendications claires, déterminées qui seront indispensables aux travailleurs dans les luttes à venir.
Nous pouvons affirmer que pour combattre vraiment le chômage, il faut interdire les licenciements.
Affirmer que pour donner du travail à tous, il suffit de le partager et de prendre sur les immenses fortunes accumulées par les capitalistes pour donner à tous un salaire décent.
Affirmer que pour prouver que l’argent ne manque pas, il faut leur imposer d’ouvrir leurs comptabilités, d’avoir accès à leurs comptes bancaires.
Pour affirmer haut et fort qu’il existe des travailleurs qui ne se résignent pas, votez et faites voter pour la liste Lutte Ouvrière que je conduis.
-