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L’Europe

Cela fait au bas mot 50 ans que les principaux États européens tentent d’unifier leur territoire en un espace économique commun.

Ils n’y sont arrivés que très partiellement, en unifiant surtout ce qui était utile au mouvement des capitaux et des marchandises.

Les frontières des États européens sont pourtant dépassées depuis bien longtemps par l’ampleur mondiale des échanges économiques. Une Europe réellement unie serait un progrès. Elle est une nécessité.

Pour les bourgeoisies européennes, le fait que l’économie des États-Unis, grâce à un vaste territoire unifié et surtout à un État central, surclasse celle des pays européens, a été un aiguillon pour qu’elles essayent de surmonter leurs divisions nationales. Mais, d’un autre côté, les grands groupes capitalistes français, britanniques ou allemands restent attachés à leur propre État national, dont ils obtiennent en permanence soutiens et appuis de toutes formes - y compris au détriment de leurs concurrents européens - comme des commandes, des subventions, une aide diplomatique pour remporter des marchés à l’étranger, ou encore le soutien politique et militaire à des dictatures bien disposées à leur égard.

Cette contradiction explique la lenteur et les nombreux rebondissements de la construction de l’Union européenne. Cette Union même est le cadre d’une coopération des États impérialistes européens contre leurs rivaux nord-américains et japonais, tout autant que de leurs propres rivalités nationales.

Le nombre de pays membres a augmenté, l’euro a été mis en place en 2002 mais ces évolutions restent fragiles. La profonde crise économique actuelle renforce l’intervention de chaque État au service de sa propre bourgeoisie. Des politiques de plus en plus protectionnistes pourraient ramener loin en arrière la laborieuse construction européenne.

Les révolutionnaires sont favorables à tout ce qui va dans le sens de l’unification des nations, de l’effacement des frontières nationales, de la libre circulation des hommes. Mais ce n’est même pas cela qu’ont réalisé les bourgeoisies en Europe. La Constitution européenne, rejetée en 2005 et resservie par Sarkozy en 2007, traduit surtout la domination des pays européens les plus puissants (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie) sur les plus faibles. L’Europe cherche également à être une forteresse, fermée aux immigrés des pays pauvres.

Seuls les travailleurs, en se débarrassant du capitalisme, peuvent mettre en place une Europe véritablement unie et fraternelle : les États-Unis socialistes d’Europe. Et cette Europe-là ne pourra être que le début d’une union de tous les peuples à l’échelle mondiale.


 
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