Fin de l'A380 : ça plane pour eux !

 

Le groupe Airbus vient d'annoncer l'arrêt de la production de l'A380, le plus gros avion commercial du monde. Les commandes seraient, paraît-il, en baisse. Peut-être. En tout cas, cela n'a pas touché les bénéfices, qui, eux, se sont envolés : 2,3 milliards d'euros en 2017.

Le PDG du groupe prétend qu'il n'y aura presque pas de licenciements et que les 3 500 salariés qui travaillent sur le modèle seront « redéployés »... mais parole de patron ne vaut rien. Les milliards de bénéfices doivent permettre qu’aucun travailleur ne perde ni son salaire ni son emploi.

Chômage : derrière les chiffres, la réalité

 

L'Insee a publié les derniers chiffres du chômage, qui seraient en recul. Ce serait même le taux de chômage « le plus bas depuis 2009 ».

Pourtant la réalité est tout autre. Si l'on tient compte de toutes les catégories de chômeurs, on s'aperçoit que les chiffres sont plutôt en hausse. Et surtout, les dernières mesures ont aggravé la situation des chômeurs : obligation d'accepter un emploi, même mal payé, contrôles renforcés... Quant à ceux qui trouvent un travail, c'est la précarité généralisée et des salaires au plus bas.

« Transformation » de la fonction publique ? Comprenez dégradation !

Jeudi 14 février, le projet de loi pour la transformation de la fonction publique était présenté par le secrétaire d’Etat au ministère de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt. D’après cet ancien député socialiste, désormais « en marche » derrière Macron, la réforme vise à « dépoussiérer » le statut de fonctionnaire en l’adaptant « aux réalités d’aujourd’hui ».

En clair, il s’agit d’imposer les mêmes reculs aux travailleurs du secteur public qu’à ceux du secteur privé : ruptures conventionnelles de contrats, entretiens individuels d’évaluation, recours aux contractuels, primes individuelles, etc. En fait de modernité,le gouvernement veut faire des économies et supprimer 120 000 postes dans la fonction publique sur la durée du quinquennat.

L’argent public ainsi économisé pourrait finir une fois de plus dans les poches du grand patronat, tandis que les conditions de travail et de salaires des soignants, des travailleurs territoriaux, des enseignants et de tous les agents des services indispensables à la population continueraient de se dégrader. Un tel projet ne doit pas passer !

Voitures électriques : le courant passe bien avec le patronat

 

Macron a présenté ces derniers jours un plan pour développer la filière des voitures électriques. Et pour cela, rien de tel que de s'appuyer sur les recommandations d'une « mission » représentant les patrons du secteur automobile. Ces patrons réclament bien sûr des subventions publiques pour développer cette filière, et ils ont été entendus. Le plan Macron prévoit une généreuse dotation de 1,8 milliard d'euros...

Une fois de plus, l'argument écologique du développement de transports plus « verts » sert à alimenter les caisses déjà trop remplies des industriels du secteur automobile.

SDF : cachez cette misère que l'on ne saurait voir

Grilles, picots, rochers, poteaux, grillages : dans les rues, les stations de métro, les parcs publics ou les gares, les créateurs de « mobilier urbain anti-SDF » rivalisent d’imagination.

La fondation Abbé Pierre a remis des trophées, les « Pics d’or », épinglant la politique de municipalités, comme Paris, Toulouse ou Biarritz, qui font tout pour empêcher les sans-abris de s’installer dans les lieux publics.

La crise entraîne la hausse de la précarité et de la pauvreté et le nombre de sans-abris ne cesse d’augmenter. Pour se battre contre la pauvreté et pas contre les pauvres, c’est à ce système qu’il faut déclarer la guerre !

Une croissance à la loupe

La Banque de France prévoit que la croissance de l'économie française atteindra 0,4 % au premier trimestre de 2019, soit une (très) légère augmentation par rapport au trimestre précédent (0,3 %).

Le patronat table sur une « embellie de l'activité en février ». En fait, personne n'en sait rien. Les experts sont incapables de prévoir ce qu'il en sera dans les semaines à venir. C’est que, derrière des discours plus ou moins rassurants, il y a un système économique irrationnel, donc incontrôlable, auquel la collectivité aurait intérêt à mettre fin au plus vite..

Taxe carbone : le retour

 

Des députés de la majorité, viennent de signer une tribune parue dans la presse et réclamant... le retour de la taxe carbone ! On ne peut pas dire qu’ils aient un sens de l’à-propos surdéveloppé ! Ils affirment que cette taxe n’aurait rien à voir avec celle qui fut la goutte d’eau de trop, à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Cette nouvelle version permettrait, selon eux, de reverser l’argent de la taxe aux plus modestes qui pourraient ainsi changer de voiture.

À qui veulent-ils faire avaler ça ? On ne compte plus les taxes qui sont censées améliorer la vie des plus modestes et qui se retrouvent au final... dans la poche du grand patronat, par un biais ou par un autre. Alors à lui de les payer !

Devant l’inopportunité d’une telle proposition, plus prudent, Macron s’en est démarqué. Mais l’attitude de ses députés-grouillots montre qu’ils sont démangés par l’envie de remettre en question les faibles engagements de leur patron.

Prix de l'électricité : il y a surchauffe

 

            En plein mouvement des gilets jaunes, le gouvernement avait cru calmer la colère en annonçant que les hausses de tarifs prévues pour le début de l'année ne seraient finalement pas appliquées. Cela concernait entre autres l'électricité. Mais en réalité il ne s'agissait que d'un report et pas  de l’abandon de la hausse  des tarifs qui devraient augmenter de 5,9 % pour les tarifs réglementés d'EDF, ce qui concerne quelque 26 millions de consommateurs.

            Par contre il n'est pas question de revenir sur les exonérations dont bénéficient les industriels gros consommateurs d'électricité. De quoi alimenter la tension …et les colères !