Témoignages sur les violences policières

Des journalistes ont porté plainte contre les violences policières  délibérées dont ils ont été victimes  et témoins lors de la manifestation du 8 décembre à Paris, mais  aussi  lors des   manifestations contre la loi travail en 2016.

Tir de Flash-Ball , coups répétés de matraque, blessures par tirs de grenades, etc. Ces témoignages illustrent  la réalité des violences policières contre  ceux qui, quels qu’ils soient, sont présents sur les lieux des manifestations..

Castaner encourageait il y a peu les journalistes à signaler les bavures policières dont ils étaient  témoins , car, disait-il « nous avons un devoir d’exemplarité » Quel faux cul ! Car qui commande la police, sinon ce même Castaner ?

Des économies faites sur le dos de la population

Laurent Saint-Martin, vice-président (LREM) de la commission des finances vient d’affirmer qu’il faudrait que l’État « économise » de 80 à 100 milliards d’euros ces trois prochaines années. Des chiffres qui démontrent que les prétendues  concessions de Macron pour répondre aux  gilets jaunes et faire face aux risques de contagion de la contestation … seront financées  par les classes populaires.  

Les  économies budgétaires  envisagées se traduiront entre autre par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, par la dégradation, voire la fermeture de  services utiles aux plus modestes. Les richards, les capitalistes sont, eux, exonérés par Macron de tout effort financier. Pourtant, ce devrait être eux à qui il faudrait présenter la note. Et cela, seuls les travailleurs, en lutte, peuvent l’imposer.

Une société de haut vol

Pour la première fois de l’histoire, un vaisseau spatial, le SpaceShipTwo, conçu pour transporter dans l’espace des voyageurs privés a réussi ses essais durant  60 secondes. Six cents postulants à de futures expéditions ont versés 250 000 dollars pour réserver un vol spatial.

Alors qu’un dixième de la population mondiale est sous-alimentée et qu’un tiers n’a pas accès à l’eau potable salubre, cette performance montre que la pauvreté n’est pas un problème de capacités techniques et industrielles mais qu’elle est bien due à l’organisation de économie capitaliste.

Cela donne envie d’envoyer dans l’espace…et sans retour, ces milliardaires qui doivent leur opulence à l’exploitation du travail humain.

Fermeture de Ford : la dictature du capital

Ford a annoncé jeudi le rejet du plan de reprise du site de Blanquefort près de Bordeaux et sa fermeture définitive pour août 2019. Le constructeur automobile sacrifie donc sur l’autel de ses profits 900 emplois directs, 3000 avec les emplois induits. Ce groupe qui a fait 7 milliards de dollars de profits en 2017 veut faire plus, en réorganisant à l’échelle du globe sa production. C’est inacceptable.

Le gouvernement, par la bouche du ministre Le Maire, crie à la trahison. C’est se moquer du monde. Pendant des semaines, il a voulu faire croire qu’un projet de reprise était possible, qu’il fallait pour cela accepter des baisses de salaires, de perdre des jours de RTT, et qu’il fallait attendre et compter sur des subventions publiques, et lui faire confiance… En fermant l’usine, Ford montre où est le vrai pouvoir, chez les propriétaires de capitaux, chez les actionnaires.

Pour mettre fin à cette dictature, les travailleurs ne pourront compter que sur leur mobilisation collective.

Les sept de Briançon : une condamnation scandaleuse

Le tribunal de Gap a condamné sept militants pour aide aux migrants, distribuant des peines allant de six mois de prison avec sursis à quatre mois fermes. Le 22 avril dernier, ces militants avaient symboliquement franchi la frontière entre l'Italie et la France en compagnie de migrants. Ils entendaient répondre à une provocation de militants d'extrême droite, qui avaient bloqué un col emprunté par des migrants.

Cette décision est dans la ligne de la politique de Macron & co contre les migrants et contre ceux qui les aident. Les sept militants font appel, avant tout pour en montrer qu'eux mêmes et tous ceux qui les soutiennent ne courberont pas la tête.

Un recteur qui craint la lumière

Le Rectorat d'Aix-Marseille a adressé un courrier aux chefs d'établissement de son académie interdisant les « temps de réunions communs entre enseignants, parents d'élèves et élèves » afin de « rester maître des messages construits » par l'Education nationale concernant la réforme du bac.

Cette réforme est actuellement contestée par un mouvement lycéen qui se développe à mesure que les jeunes et leurs familles découvrent ce qui les attend.

Cette basse manœuvre risque de pousser à agir ceux qui se soucient de l'avenir des jeunes. Bien joué le recteur !

Un bras de fer de capitalistes payé par les salariés

L’État s’émeut de la prise de participation du fonds de pension Elliott dans la société Pernod Ricard.

Avec 2,5 % d’action, ce fonds voudrait imposer sa politique d’économie au groupe Pernod-Ricard pour qu’il soit aussi productif que son concurrent (Diageo). Les actions Pernod Ricard ont du coup augmenté de 5,7 %. Cette bataille laissera des salariés sur le carreau pour le plus grand profit de quelques capitalistes déjà richissimes.

Les mêmes scénarii se déroulent d’une boite à l’autre. Les travailleurs doivent se préparer à sauver leur peau sans compter sur les états d’âme bidon de l'Etat.

 

L'attentat de Strasbourg et ceux qui l'exploitent

Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur n'a pu s'empêcher, comme d'autres ministres, d'appeler les gilets jaunes à la responsabilité en espérant qu'il y aura « moins de manifestations » samedi prochain dans les conditions créées par l'attentat de Strasbourg.

Ce gouvernement, comme les précédents, fait feu de tout bois pour tenter d'éteindre la contestation qui le vise. Cette manipulation, d’une puérilité confondante, de l'émotion sincère soulevée par cet attentat a de forte chance de ne pas fonctionner sur ceux qui restent mobilisés. Tant mieux.