Naufrages : l’Europe-forteresse tue

Près de 60 femmes, hommes et enfants sont morts noyés au large de la Libye, alors qu’ils cherchaient à gagner l’Europe. Ils s’ajoutent aux presque 900 noyades recensées officiellement en Méditerranée depuis le début de l’année.

Les embarcations de fortune où s’entassent les migrants font la richesse de réseaux de trafiquants. Les bandes armées libyennes, qui les enferment dans de véritables camps de concentration, les rackettent et les torturent, font parfois chavirer les rafiots en pleine mer…

Et les États européens orchestrent cette barbarie et la financent.

Pécresse : la chasse aux voix et à l’enfant

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et candidate à la présidentielle, a endossé ses habits de Mère-Fouettarde en proposant de placer « les élèves perturbateurs dans des établissements d’encadrement renforcé » pour rétablir la discipline dans les classes.

Des maisons de correction promises au milieu des grandes vacances : en quoi cela, qui n’a rien de nouveau, permettra-t-il de résoudre les difficultés des élèves ou des enseignants ?

Mais ce n’est pas le problème de Pécresse. La course à la présidentielle est lancée et, pour sortir du peloton des candidats potentiels de droite, c’est à celui ou celle qui fera le plus de démagogie sécuritaire.

Loi sanitaire : passe la monnaie

Les entreprises des secteurs concernés par l’obligation du passe sanitaire ont à peine eu le temps de crier à la baisse d’activité et à la ruine que le gouvernement s’est empressé de les rassurer. Fonds de solidarité, dispositif de chômage partiel, prise en charge des coûts fixes : il n’est pas avare de promesses pour les patrons, grands et petits.

Les travailleurs non vaccinés qui se retrouveront sans salaire ou sans contrat pour les précaires ne pourront, eux, pas compter sur les mêmes attentions gouvernementales pour payer leurs dépenses courantes et incompressibles.

Indonésie : catastrophe sanitaire et sociale

En Indonésie, le nombre de décès dépasse 1 200 par jour, chiffre sous-estimé car beaucoup de personnes meurent chez elles sans pouvoir se rendre à l'hôpital.

Le variant n’est pas le seul en cause, mais toute l'organisation de la société. L’accès au vaccin est limité : moins de 6 % de la population est vaccinée. Les hôpitaux sont submergés : moins de trois lits de soins intensifs pour 100 000 habitants, manque d'oxygène...

Le capitalisme est plus dangereux que le virus.

Loi sanitaire : vos papiers svp !

Les députés LREM ont voté la nouvelle loi sanitaire qui met en application le passe sanitaire : licenciement possible en cas de non vaccination, lieux où s'applique ce passe, modalités des contrôles et des sanctions, etc. Cette loi renforce les contrôles sur toute la population. Cela émeut jusqu'à la Défenseure des droits.

Dans les entreprises, la loi donne aux employeurs des moyens de pression supplémentaires sur les travailleurs. C'est l'inverse qu'il faut imposer : ceux qui font fonctionner toute la société au quotidien doivent contrôler ceux qui prennent les décisions.

Tuerie d’Utoya : l’extrême droite et ceux qui l’alimentent

Il y a dix ans en Norvège, l'extrémiste de droite Breivik assassinait sur l'île d'Utoya 77 jeunes lors d'un rassemblement travailliste. En assassinant des jeunes sociaux-démocrates, il visait l'« idéologie marxiste ».

Beaucoup de dirigeants politiques dénoncent la folie meurtrière de Breivik. Mais en relayant tout au long de l'année des discours xénophobes, les mêmes alimentent l'extrême droite la plus dangereuse.

États-Unis : recul de l’espérance de vie

La population des États-Unis paye au prix fort la pandémie. L'espérance de vie a reculé de 1,5 an en 2020, la plus forte chute depuis la Deuxième Guerre mondiale. Le recul est du double chez les Afro-américains et les Latino-américains, sous l'effet combiné du Covid, des opioïdes et de la pauvreté.

Le capitalisme ne fait que tirer toute la société en arrière.

APL : le gouvernement aggrave le sort des locataires

Depuis le 1er janvier dernier, avec la réforme des APL, 400 000 personnes ont perdu leur allocation, d'autres ont vu son montant baisser. Cette réforme vole encore plus les bénéficiaires que le gouvernement ne l'avait avoué.

Faire les poches des plus pauvres pour alimenter le robinet des subventions aux grandes entreprises, cela résume toute sa politique.