Droits des femmes : il faut lutter pour les défendre !

Après la décision de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit d'avorter, Elisabeth Borne a repris la proposition d'une député de la majorité pour inscrire le droit d'avorter dans la constitution française. Pour ce faire, il faudrait organiser un référendum ou obtenir les trois cinquièmes du Parlement.

Mais pour la Première ministre, c’est surtout l’occasion d’une manœuvre politicienne pour mettre dans l’embarras ses oppositions, qui ne vaut rien pour les femmes. Car on voit ce qu’il en est des textes légaux : ici comme aux États-Unis, ils ne constituent en rien une garantie.

Pour défendre les droits des femmes, il faut faire comme celles et ceux qui les ont fait avancer : se mobiliser, compter sur nos luttes.

Pouvoir d’achat : de la poudre aux yeux

Le projet de loi sur le pouvoir d’achat prévoit une hausse de 4 % de prestations sociales, dont le RSA et les allocations pour adultes handicapés. Quant à la hausse des retraites de base, elle ne sera pas étendue aux retraites complémentaires.

Ces 4 % sont pourtant moins que l’inflation officielle. Le gouvernement Borne se place dans la continuité de ses prédécesseurs : lâcher le moins possible aux milieux populaires promis à toujours plus de misère.

Travailleurs de la route : une grève qui en appelle d’autres

Routiers, chauffeurs de car, transporteurs de marchandises ou de fonds, ambulanciers, déménageurs, employés dans la logistique comme chez Amazon… Ce lundi les salariés de la branche du transport routier sont appelés à bloquer les zones industrielles dans toute la France à l’appel d’une intersyndicale pour des hausses de salaires entièrement justifiées.

Pour les travailleurs de la route, comme pour les autres, les salaires doivent primer sur les profits du patronat.

Loyers : les propriétaires choyés

Le gouvernement laisse les propriétaires s’accorder une hausse des loyers jusqu'à 3,5 %, se refusant à toute mesure de gel. Ce qui qui va encore aggraver le sort des classes populaires alors que la plupart des salaires sont bloqués.

Si les prix et les loyers augmentent, alors les salaires doivent suivre.

 

 
 

 

 

Énergie : des pompiers pyromanes

Les PDG de TotalEnergies, EDF et Engie ont signé un appel commun en direction de la population pour que celle-ci réduise « immédiatement » sa consommation de carburant, d'électricité et de gaz. Poussant le cynisme jusqu'à invoquer la flambée des prix qui « impacte trop lourdement le pouvoir d'achat des familles ». Ils se gardent évidemment bien de rappeler leurs superprofits de crise, à commencer par TotalEnergie, avec ses 14 milliards d'euros l'an passé (et déjà 5 milliards au 1er trimestre 2022 !) réalisés sur le dos de ces mêmes familles.

Les travailleurs se serrent déjà la ceinture, et en plus de gros capitalistes leur assènent des leçons de morale. Ah ça ira, ça ira…

Éducation Nationale : Eurêka !

Le nouveau ministre de l’Éducation Nationale Pap Ndiaye a fait connaitre quelques lignes de sa politique dans une interview.

Pour le problème des profs malades non remplacés, il a fait une trouvaille pour ne pas embaucher : les absents seront remplacés… par les présents. N’aurait-il pas copié sur le ministère de la Santé ou sur le patronat ?

En tout cas, ça valait le coup de placer un intellectuel de haut vol à la tête de ce ministère. Non ?

États-Unis : recul pour les droits des femmes

La Cour suprême des États-Unis vient d’abroger le droit à l’avortement au niveau du pays, permettant à de plus en plus d’États de le rendre illégal. Dans le pays le plus riche du monde, les réactionnaires - intégristes chrétiens en premier lieu - imposent aux femmes d’avorter clandestinement, au risque de les tuer.

Les démocrates, Biden en tête, se disent indignés, mais proposent surtout aux femmes d’attendre qu’une hypothétique solution résulte d’une hypothétique victoire électorale. Pourtant aujourd’hui les démocrates contrôlent la présidence et la majorité au congrès : mais cela ne sert à rien aux femmes pour défendre leurs droits.

Elles pourraient s’inspirer du combat qui a été mené il y a cinquante ans par des mobilisations qui contestaient l’oppression sociale et l’État, et qui ont imposé le droit à l’avortement.

Espagne : la gauche contre les migrants

Dix-huit morts et des dizaines de blessés parmi ceux qui ont tenté le 24 juin, depuis le territoire marocain, de forcer à plusieurs centaines l’entrée dans l’enclave espagnole de Melilla : la politique criminelle des États européens dressant les obstacles devant les migrants a fait de nouvelles victimes.

Le Premier ministre espagnol s’est empressé de dénoncer là une initiative de "mafias du trafic d’êtres humains" et d’exprimer sa gratitude pour la "coopération extraordinaire" de la dictature marocaine.

Voilà la politique de ce gouvernement dirigé par le Parti socialiste avec des ministres du Parti communiste et de Podemos.