Hausse de l'électricité

La Commission de Régulation de l'Énergie vient de recommander une hausse des tarifs réglementés de l'électricité de 2,4 %. L'année dernière, en plein mouvement des gilets jaunes, le gouvernement avait dû reporter la hausse de 5,9 % de janvier à juin, de crainte d'alimenter la colère populaire.

Ces augmentations sont autant de ponctions sur les salaires ouvriers et les revenus des classes populaires déjà bien trop faibles, d’autant qu’elles s'ajoutent à celles de l'essence, des loyers, de l'alimentation et des autres tarifs...

La seule manière de garantir notre niveau de vie, c'est de faire que les salaires, les retraites et les allocations soient indexés sur le coût de la vie.

Des inégalités toujours plus révoltantes

"Si quelqu'un avait pu économiser l'équivalent de 8 000 € par jour depuis la prise de la Bastille en 1789, il n'arriverait qu'à 1 % de la fortune de Bernard Arnault". Ainsi résume l'enrichissement démentiel des riches, l'association Oxfam dans son dernier rapport.

En France, en 2018, 41 milliardaires possèdent près de 130 milliards d'euros de fortune. Un record ! Et sur la même année, plus de 400 000 personnes nouvelles sont passées en-dessous du seuil de pauvreté.

Cette société, de plus en plus inégalitaire, dominée par une petite minorité de grands bourgeois affichant une richesse toujours plus insolente, attise chaque jour la colère des exploités. Et des spécialistes de toutes sortes s’interrogent doctement dans les médias sur les raisons qui expliqueraient l’accroissement des tensions sociales. Il suffit de regarder ces chiffres.

« Choose France » : Les grands patrons sous les ors de Versailles

Bien loin de l’épisode des Bouffes du Nord, où Macron a dû piteusement se planquer pour éviter les pour échapper à quelques manifestants, notre président a mis les petits plats dans les grands pour recevoir le gratin du grand patronat mondial. Dans les salons dorés du palais de Versailles, la mise en scène était royale : les patrons de Coca-Cola, de Feddex, de Toyota, de Netflix et autres ont promis des milliards d'investissement en France. Macron se vante d'avoir ainsi redonné de la croissance et de l'emploi au pays.

Ce que valent ces promesses, nul ne peut le dire, mais pour le président des riches, l’objectif était de tenter de redorer une image quelque peu ternie par la contestation, les grèves et les manifestations. Y a du boulot !

Blanquer recalé au bac ?

Cette semaine marque le début des épreuves du bac nouvelle version avec les épreuves communes de contrôle continue en 1ère.

Mais de plus en plus d’enseignants mesurent les conséquences pour eux de ces nouvelles épreuves : surcharge de travail de préparation, corrections sous payées par rapport aux corrections du bac, pressions pour que le programme soit traité à temps, impréparation du ministère, etc.

Ajoutez à cela le mécontentement encore bien vivant sur les retraites, le mépris de Blanquer, et les postes en moins annoncés dans certaines académies…, le gouvernement n’en a pas fini avec la colère des enseignants… et des élèves, qui subissent les contrecoups de ces mesures gouvernementales.

Un absent au confessionnal

L'ex-prêtre Bernard Preynat est jugé à Lyon pour avoir abusé sexuellement de nombreux scouts, âgés de 7 à 15 ans au moment des faits, entre 1971 et 1991. Le procureur a requis huit ans de prison ferme. Pour avoir détruit des dizaines de vies, ce n'est pas cher payé. Mais même s’il est condamné, il manque de toute façon un coupable sur le banc des accusés: l’Église catholique, qui a couvert de tels agissements comme elle en couvre bien d’autres, pas toujours passibles de la justice, comme le respect de l’ordre social, c’est-à-dire la soumission à cette société d’exploitation.

Brésil : quand un ministre plagie le nazi Goebbels

Le secrétaire d’État à la Culture du Brésil, Roberto Alvim, a dû présenter sa démission après le scandale provoqué par son dernier discours qui paraphrasait tout bonnement un certain Goebbels, le chef de la propagande nazie sous Hitler. Il y a deux mois, lors de sa nomination dans le gouvernement du très réactionnaire Bolsonaro, il avait juré de mener « une guerre culturelle » contre les « forces progressistes ». En voilà un qui aura tenu avec un zèle outrancier ses promesses.

Fabriqué en Macronie

Voulant se faire le chantre du "Produisons français", Macron a fait installer une exposition temporaire dans les locaux et les jardins de l’Élysée : après les voyages à l’étranger en super VRP des grandes entreprises, le voilà revendeur et agent commercial de la France franchouillarde. Il en a surtout profité pour vanter sa politique de cadeaux au patronat en lançant, plein de morgue : « On me dit que vous faites des réformes parfois pour les riches ? La belle affaire ! » Pourquoi dit-il « parfois » ? C’est toujours et massivement qu’il fait des cadeaux aux plus riches, pourtant déjà copieusement gavés.

SNCF : la direction et sa guerre du communiqué

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, a déclaré que le coût de la grève contre la réforme des retraites s'élevait à près d'un milliard d'euros. La faute à qui, sinon à Macron, Philippe et sa clique ?  Et d’annoncer que la compagnie lancerait un plan d’économies pour « rattraper le manque à gagner », un plan qu'elle avait déjà annoncé il y a trois mois ! Cette opération d’intimidation a donc fait long feu, car son objectif réel dans cette déclaration est de retourner une opinion publique qui soutient encore largement les grévistes malgré quarante jours de propagande effrénée du gouvernement flanqué de ses nombreux sbires des médias.