Vaccins : pas de confiance ni aux gouvernements ni à Big Pharma

Le gouvernement américain vient de se dire favorable à la levée des brevets sur les vaccins pour accélérer leur production. Est-ce une parole en l’air comme lorsque Macron avait parlé de faire des brevets un bien public, il y a un an ? Il est pourtant évident que tant que des milliards d’humains ne seront pas vaccinés, le virus continuera de proliférer en mutant.

Quels que soient les médicaments qu’ils produisent, les laboratoires pharmaceutiques amassent des milliards en s’appuyant sur des décennies de recherche publique. Même sans les brevets sur les vaccins, ils continueraient à toucher des fonds publics et à contrôler leur production en fonction de leurs profits.

Pour sortir rapidement de la pandémie, il faut exproprier les trusts pharmaceutiques.

Féminicide : où est la sécurité ?

À Mérignac, en Gironde, une femme a été brûlée vive par son ex-mari. Alors que celui-ci avait déjà été condamné pour violence conjugale, aucun des dispositifs dont se prévaut le gouvernement, bracelet anti-rapprochement ou téléphone grave danger, n’était en œuvre pour protéger cette femme.

Le gouvernement et une grande partie des partis politiques ne cessent de discuter de terrorisme et de pondre des lois en série. Mais les 39 féminicides qui ont eu lieu depuis le début de l’année, parmi les pires conséquences de l'oppression des femmes, sont loin de susciter le même intérêt de leur part…

Liban : les criminels reviennent sur les lieux de leur forfait

Après Macron, qui s’était rendu à plusieurs reprises au Liban pour tancer les élus après l’explosion mortelle dans le port de Beyrouth, c’est au tour de Le Drian.

Le ministre français des Affaires étrangères prétend délivrer un « message de grande fermeté aux responsables politiques », les menaçant de sanctions, et « un message de pleine solidarité aux Libanais ».

En réalité, l’ancienne puissance coloniale française n’a jamais cessé d’influencer l’État libanais. L’impérialisme français a protégé ceux qui s’y partagent le pouvoir et l’argent public. Il est l’un des responsables du chaos économique actuel.

Ferry : misère de la philosophie

Le philosophe réactionnaire Luc Ferry s’est plaint à la télévision que, puisque ses deux filles faisaient des études dans des écoles extrêmement chères, ses retraites d’ancien ministre et professeur d’université, soit 4 000 euros par mois environ, lui permettaient à peine de vivre. Dans un cri du cœur, il s’est exclamé : « Il me faut beaucoup plus ».

La retraite à « beaucoup plus » de 4 000 euros par mois : voici une revendication qui intéressera bien des familles ouvrières. On attend le philosophe dans les manifestations contre la réforme des retraites, qui vise à les diminuer encore, que Macron a repoussée mais pas abandonnée.

Blanquer va-t-il rater son bac ?

Ce mercredi, une grosse centaine d’établissements étaient bloqués depuis lundi par des lycéens mobilisés contre le passage des épreuves du baccalauréat, prévues cette année comme si de rien n’était. Et ils ont prévu de continuer.

Entre cours en « demi-jauge » et périodes de confinement, beaucoup de lycéens n’ont pas eu droit à tous les cours. Que Blanquer veuille maintenir le baccalauréat sans en changer les modalités ne passe pas. C’est injuste car, comme à chaque fois, ce sont les jeunes des milieux populaires qui ont eu un enseignement en mode très dégradé.

Ces lycéens ont bien raison de ne pas se laisser faire.

Impôts locaux : une baisse qui cache des hausses

Lorsque le gouvernement a pris la décision de réduire puis de supprimer la taxe d’habitation, il a promis de compenser le manque à gagner aux municipalités mais, dans les faits, cette compensation est partielle malgré les protestations de nombreux maires.

Alors les uns et les autres augmentent la taxe foncière ou les tarifs des cantines, des crèches et autres services… pour pouvoir boucler leur budget.

Comme le gouvernement ne fait pas payer les riches, c’est la population qui est sollicitée.

Mexique : un accident révélateur

Un accident spectaculaire survenu sur une ligne aérienne du métro de Mexico a fait au moins 25 morts et 80 blessés. Depuis son inauguration, cette ligne, dont le groupe Alstom a été l’un des maîtres d’œuvre, a connu des dysfonctionnements récurrents ayant déjà amené son arrêt. Une étude avait conclu à des problèmes de conception, d’exploitation et d’entretien des voies. Les travailleurs avaient en vain signalé des failles de sécurité à de nombreuses reprises.

Cet accident n’a rien à voir avec la fatalité. Il révèle l’incurie d’un État et d’une municipalité gangrenés par la corruption et surtout dévoués aux intérêts des entreprises privés.

Espagne : défaite électorale de la gauche

Les élections régionales à Madrid ont été marquées par la large victoire de la droite du Parti populaire, bien décidé à préparer désormais son retour au pouvoir central en s’alliant à l’extrême droite. Elles sont un camouflet pour le gouvernement dirigé par le Parti socialiste et son allié Podemos, qui se veut plus à gauche que les socialistes. Conséquence de cette défaite locale, Pablo Iglesias, principal dirigeant de Podemos, vient de renoncer à la vie politique.

Face à la crise économique, amplifiée par la crise sanitaire, les travailleurs ne pourront comme toujours compter que sur leurs propres forces et sur leurs luttes.