Néonicotinoïdes : betteraviers arrosés

Après avoir longtemps refusé d’interdire l’usage des néonicotinoïdes dans l’agriculture, malgré les avertissements des scientifiques quant aux effets néfastes de cet insecticide tueur d’abeilles, l’État français a fini par s’y résoudre.

La lenteur du gouvernement a donné aux capitalistes de la betterave des années pour se préparer à cette interdiction. Mais ils prétendent qu’elle va leur causer d’énormes difficultés, si bien que le gouvernement, pas bégueule, va leur octroyer 20 millions d’euros d’aides à la transition.

L’État a pris tout son temps pour interdire ce produit toxique, mais pour sucrer les capitalistes de la betterave, ça va beaucoup plus vite !

Niger : Orano ne vide pas ses poubelles irradiées

Un an après la fermeture au Niger d’une mine d’uranium exploitée pendant quarante ans par le trust français Areva, rebaptisé Orano, 20 millions de tonnes de boue radioactive sont toujours épandues à l’air libre sur 120 km2, menaçant les populations alentour.

La défense de ce site avait été un des mobiles non avoués de l’intervention des troupes françaises au Mali. Aujourd’hui, Orano est parti, l’armée française a plié bagage, mais la population vit avec cet héritage empoisonné…

Burkina Faso : l’impérialisme français rejeté

Après le Mali l’an dernier, le Burkina Faso a demandé aux centaines de militaires français de quitter le pays. Pour le gouvernement français et les médias hexagonaux, c’est la faute à la Russie.

Comme si la population burkinabé, comme celle de tout le Sahel, avait besoin de la propagande russe pour rejeter l’armée française, son occupation coloniale, ses exactions et le soutien qu’elle a toujours apporté aux pires dictateurs !

L’école, ce grand désert médical

On compterait un médecin scolaire pour 16 700 élèves. Bien moins que la recommandation du ministère de l’Éducation nationale : un médecin pour 5 000, ce qui est déjà notoirement insuffisant.

Ce sont les familles populaires qui ont le plus besoin de la prévention et de la détection de la médecine scolaire. Mais le gouvernement se fiche d’en donner les moyens budgétaires. Pour lui, cela passe après les milliards de l’armée.

Inflation : défendre notre paye, défendre notre peau !

Alors que le prix des produits alimentaires a déjà augmenté de près de 13 % sur un an, une nouvelle flambée est annoncée pour début mars, après la clôture des négociations entre industriels et distributeurs, dont certains anticipent une hausse à deux chiffres, cette fois sur deux mois !

Aux deux bouts de la chaîne, les capitalistes se disputent pour s’assurer des superprofits. Dans ce duel, il est vital pour nous de prendre sur les bénéfices pour que les salaires soient augmentés afin de suivre l’envolée des prix.

Retraite : seniors, juniors, même combat contre la réforme

Pour faire croire que les travailleurs âgés cotiseront pour une retraite à taux plein en travaillant jusqu’à 64 ans, le gouvernement promet un « index des seniors » : un système de notation des entreprises censé les inciter à embaucher ou à ne pas licencier les plus de 55 ans.

Mais comme aucune obligation ni aucune sanction n’est prévue, par quel miracle les patrons garderaient-ils les seniors au travail ?

C’est de l’enfumage et c’est à mettre, non à l’index, mais à la poubelle, comme le reste de la réforme.

Créations d’entreprises : le mirage

En 2022, plus d’un million d’entreprises auraient été créées en France. Ce chiffre pourrait laisser penser que l’économie va mieux.

Mais il indique en réalité l’inverse : presque les deux tiers sont de toutes toutes petites entreprises, créées par des travailleurs isolés se déclarant auto-entrepreneurs.

En réalité les licenciements continuent, le chômage persiste. Se mettre « à son compte » peut apparaître comme le dernier recours pour retrouver un emploi et un gagne-pain – sans aucune garantie ni de l’un ni de l’autre !

Danemark : travailleurs taxés pour les futures guerres

Le Danemark, 6 millions d’habitants, ne sera pas en reste dans l’accroissement généralisé des budgets militaires. Ainsi le gouvernement veut augmenter au plus vite la part de l’armement dans le budget du pays : il veut supprimer un des onze jours fériés du calendrier danois, celui du Store Bededag suivi depuis le 17e siècle, chaque travailleur se trouvant ainsi taxé d’un jour de travail gratuit pour fournir 3,2 milliards de couronnes (430 millions d’euros) à l’armée danoise.

Les gouvernants veulent faire admettre comme nécessaires les sacrifices pour les travailleurs. Ceux-ci ont toutes les raisons de s’y opposer.