La Santé toujours anémiée

Ce vendredi 14 février est une journée de grève et de manifestations dans les hôpitaux publics. Syndicats et collectifs de médecins continuent de dénoncer les conditions de travail harassantes engendrées par le manque de personnels et les salaires trop bas qui encouragent la « fuite des personnels ».

Après 11 mois de mobilisations, la ministre de la Santé n’a lâché que quelques vagues promesses de revalorisation pour quelques catégories de soignants, une augmentation des tarifs et… beaucoup de palabres. Mais sur le fond de sa politique d’économies sur le dos de la Santé publique, rien ne change. Aussi la colère persiste, déjà 600 médecins hospitaliers font la grève des tâches administratives et ce mouvement s’étend.

Les personnels qui se battent contre cette démolition de la Santé choisissent la bonne voie pour se  faire entendre.

Chômage : des chiffres en trompe-l’œil

Le gouvernement prend appui sur les derniers chiffres officiels du chômage, qui indiquent une baisse de 85 000 demandeurs d’emplois et ramène son taux à celui d’il y a dix ans, pour vanter sa politique. Mais il reste 2 millions 224 000 chômeurs, si on prend comme référence la définition du Bureau international du travail (BIT). Pour Pôle emploi, qui comptabilise d’autres catégories, le chiffre est supérieur… de plus d’un million. C’est sans compter sur le fait que les emplois créés sont pour l’essentiel précaires, mal payés et c’est faire peu de cas de tous ceux qui ont été radiés depuis l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage au 1er novembre. Seule une contre-offensive massive et déterminée du monde du travail pourra imposer au grand capital les mesures nécessaires,  à commencer par l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire.

Rupture conventionnelle pour la Fonction Publique : plan social déguisé ?

Un arrêté du Journal Officiel vient de signifier la mise en place de la rupture conventionnelle dans la Fonction Publique, comme cela existe pour le privé.

Elle est présentée comme un progrès par le gouvernement au prétexte qu’elle permettrait aux salariés du public de partir avec un tout petit pécule et leur permettraient de toucher des indemnités chômage.

Mais c’est bien plus encore un moyen pour l’État de se débarrasser, à peu de frais, de nombreux salariés. Et c’est la porte ouverte aux pressions pour pousser vers la sortie des fonctionnaires dont l’État voudrait se débarrasser, à la fois ceux qui, usés par le travail, ne sont plus assez productifs et ceux qui contestent trop.

Grèce : le mur (flottant) de la honte

La Grèce vient d’engager une série de mesures draconiennes contre les migrants parmi lesquelles un projet de barrière flottante en mer Egée, car « tous les moyens » seraient bons pour « protéger les frontières de la Grèce et de l’Europe ». Et quelle sera l’étape suivante ? Ces actes et ces discours révoltants  s’adressent à la frange la plus réactionnaire de l’électorat. Cette politique juge l’ensemble des gouvernements de l’Union Européenne, co-responsables de cette barbarie qui va en croissant sur la planète.

Macron au Mont-Blanc : un sommet de platitudes

Prétendant opérer, une fois de plus, un virage écologique, Macron s’en est allé passer deux jours sur les pentes du Mont-Blanc après avoir tenu un « conseil de défense écologique ». De quoi verdir son discours, mais pas ses actes, car il ne peut sortir de ce cinéma rien d’autre que de nouvelles aides aux grandes entreprises au nom de la lutte contre le réchauffement et quelques annonces électorales pour faire mine de se pencher sur l’environnement. Un vrai moulin, et même une éolienne, à paroles.

Macron pioche dans la poubelle lepéniste

Macron a expliqué aux parlementaires de son parti qu’après la réforme des retraites et les municipales, dont il n’a pas, curieusement, pas pipé mot, son axe serait, outre l’écologie, celui de la lutte contre le « communautarisme », ce qui dans la bouche de ces politiciens consiste à stigmatiser ceux qu’ils appellent l’immigration.

Pour faire oublier ses sales coups anti-ouvriers, Macron va, une fois de plus, tenter de nous dresser les uns contre les autres. La « communauté » contre laquelle il faut lutter, c’est celle de la grande bourgeoisie, pas celle d’autres travailleurs !

Un toit et un travail pour tous et toutes

On annonce la mise en place expérimentale de distributeur de protection périodique pour les femmes sans domicile fixe. Si cette expérimentation est étendue à tout le pays, elle sera utile. Mais ce  gouvernement prend bien timidement une toute petite mesure pour soulager un tout petit peu les femmes SDF pendant qu’il multiplie les mesures qui accroissent la pauvreté, et donc le nombre de travailleurs et de travailleuses à la rue.

Montebourg : l’âge des glaces

Après avoir lancé sa marque et fait son miel dans les ruches bleu-blanc-rouge, l'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg se lance dans des glaces au lait baptisées "La Mémère». Le Pépère se spécialise donc dans la gastronomie industrielle. Espérons que la mixture qu’il propose soit plus facile à digérer que les licenciements qu’il a cautionnés quand il siégeait dans le gouvernement Valls-Hollande, notamment ceux de PSA Aulnay.