Macron en course pour la matraque d'or

En clôture du « Beauvau de la sécurité », Macron a rappelé son soutien indéfectible aux forces de police, annoncé une augmentation du budget du ministère de l’Intérieur de 1,5 milliard d’euros en 2022, et promis des uniformes partout dans les rues en doublant à terme le nombre de policiers et gendarmes sur le terrain.

Les syndicats de police le félicitent, et c’était sûrement le principal objectif. Macron se veut le candidat de l’ordre et de la répression, à coups de démagogie auprès des uniformes de tout poil.

Afrique : pots de vin contre cigarettes

Une ONG accuse l’entreprise British American Tobacco, géant mondial du tabac, d’avoir distribué plus de 600 000 dollars en pots de vin entre 2008 et 2013, afin de favoriser son implantation sur le marché africain.

Alors que la consommation de tabac tend à reculer en Europe et en Amérique du Nord, empoisonner l’Afrique et sa très nombreuse jeunesse est un objectif central pour les actionnaires de BAT, que n’arrêtent pas de simples questions de légalité.

Déserts médicaux : encore des promesses

Le ministre de la Santé vient d’annoncer la fin des déserts médicaux « d’ici à peu près cinq ans ». Une promesse électorale de plus, qui n’engage en réalité à rien.

Car la légère remontée du nombre de jeunes autorisés à faire des études de médecine ne suffira pas à remplacer tous les médecins qui partent à la retraite. Même en temps de pandémie, le gouvernement n’a pas financé et ouvert en grand les écoles d’infirmières ou d’aides-soignantes. Il faudrait pour cela affecter à l’enseignement et à la santé les milliards qui partent actuellement en fumée en aides au grand patronat.

Neuf millions d’habitants sans médecin traitant dans un des pays les plus riches du monde : la société capitaliste est décidément incurable.

Hôpitaux : non aux suspensions de salaire !

À partir d’aujourd’hui, les travailleurs hospitaliers qui n’auront pas reçu au moins une dose de vaccin seront suspendus sans salaire, voire pourront à terme être licenciés.

Cette contrainte imposée par le gouvernement lui permet d’escamoter ses propres responsabilités. Car les soignants ne sont pas responsables des plus de 100 000 morts du Covid en France. Au contraire, ils ont soigné !

Par contre, les gouvernements portent leur part de responsabilités, eux qui depuis des décennies suppriment des lits et font des économies sur les dépenses de santé. Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé qui vient d’être mise en examen, en sait quelque chose.

Alors l’obligation qui devrait s’imposer, c’est d’embaucher, d’augmenter les salaires dans les hôpitaux, et de garantir tout le matériel nécessaire.

Darmanin, Roussel et les « forces de l’ordre »

Darmanin, le ministre de l'Intérieur, a fait mine de s'émouvoir du « Tout le monde déteste la police » scandé lors d'un concert à la fête de l'Humanité. Et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, qui avait déjà participé en mai à la manifestation de soutien à la police, s'incline devant Darmanin en déclarant : « Je condamne fermement (ces propos anti-police). »

La méfiance envers les forces de l'ordre bourgeois est pourtant plus que fondée : la police, aux ordres de la hiérarchie, s’en prend aux travailleurs qui revendiquent, humilie des jeunes dans leur quartier, matraque et éborgne des gilets jaunes.

La fable d’un appareil policier au service de la population, seulement gangréné par quelques moutons noirs violents et racistes, ne sert qu’à occulter sa fonction de maintien d’un ordre social anti-ouvrier et injuste.

Fête de l'Humanité : succès populaire... et impasse politique

La fête de l'Humanité a encore rassemblé une foule de visiteurs du 11 au 13 septembre au parc de La Courneuve, malgré les contraintes sanitaires imposées par le gouvernement.

Les stands locaux et les débats sur la situation vécue dans les entreprises par des travailleurs précaires ou des soignants ont montré que le PCF, créé dans la foulée de la Révolution de 1917, reste un parti de militants, riche d’un milieu ouvrier combatif.

Mais si le PCF annonce présenter un candidat à la présidentielle, après s'être effacé en 2012 et 2017 derrière Mélenchon, il défend les mêmes utopies réformistes que ce dernier, celles de « jours heureux » pour les travailleurs sans besoin de mener la lutte de classe ni de renverser la bourgeoisie.

En véhiculant de telles illusions, ce parti engage ceux qui lui font confiance dans une impasse politique.

Naturalisation : et les autres ?

Selon le ministère de l'Intérieur, 12 000 travailleurs étrangers « en première ligne » pendant la crise du Covid (soignants, caissiers, agents de sécurité...) vont se voir faciliter l’acquisition de la nationalité française.

Ce serait la moindre des choses d’accorder la nationalité aux travailleurs qui le veulent et qui, comme tant d’autres, n’ont jamais cessé leur activité pendant les confinements, au péril de leur santé. Mais en France, ce sont au moins deux millions de travailleurs étrangers qui, tout en occupant les emplois les plus ingrats, restent privés du droit de vote, entre autres.

Les prolétaires n’ont pas de patrie. Celles et ceux qui travaillent ici doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits que chacun.

Mars-Wrigley : non aux suppressions d’emplois !

Le groupe Mars-Wrigley, un des leaders mondiaux des barres chocolatées et de la nourriture pour chiens, annonce vouloir mettre à la porte 280 des 350 travailleurs de son usine de chewing-gum de Biesheim, près de Colmar.

Il est intolérable que ces travailleurs soient jetés à la rue, alors que le chômage est catastrophique, que Mars-Wrigley est un groupe florissant, et que les activités de ce groupe agroalimentaire ont rendu la famille Mars milliardaire.

Pour maintenir tous les emplois, il faut prendre sur les profits passés et présents accumulés par les propriétaires de l’entreprise au cours d’un siècle d’exploitation des travailleurs.