Roms : une commission européenne bien complaisante

La commission européenne a finalement décidé de n'engager contre la France qu'une procédure d'infraction pour non-respect de la législation européenne, renonçant à poursuivre la France pour sa politique à l'égard des Roms, estimant qu'il n'y avait pas assez de « preuves » que ceux-ci soient visés en tant que « groupe ethnique ».

Besson a crié victoire après ce demi-pas en arrière.

La réalité est qu'après avoir pris la pose de « défenseurs intraitables des droits de l'homme », les dirigeants européens ont trouvé un arrangement avec le gouvernement français car tous ces gens-là parlent le même langage, partagent le même cynisme et le même mépris des peuples.

Et pendant ce temps-là, la police peut continuer de disperser manu militari les campements de Roms, de traîner à terre des femmes avec leur enfant dans les bras et les expulsions peuvent se poursuivre. Puisque tout ça ne prouve rien...

Sécurité alimentaire : des experts sous influence…

La présidente du conseil d'administration de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), organisme chargé de donner un avis scientifique sur les risques présentés par les produits alimentaires, notamment les culture OGM, était également membre d'une association regroupant les plus grandes entreprises de l'agro-alimentaire.

Certains contestent qu'il y ait eu « conflit d'intérêts ». Ah bon ? Cette « experte » n'avait donc aucune raison d'être en conflit avec Nestlé, Monsanto, ou autre Danone ? Mais en toute indépendance bien sûr !

Des sous pour l’éducation, pas pour l’armée !

En pleine période de discours sur la « rigueur budgétaire », le ministère de la Défense vient d'inscrire au budget la commande de 11 avions Rafale par an entre 2011 et 2013, ce qui représente un coût supplémentaire de 800 millions d'euros par rapport à ce qui était prévu jusque-là.

Quand il s'agit d'aider un gros patron comme Dassault en lui assurant des commandes, plus question de faire des économies ! Pour les payer, il suffira de fermer quelques écoles de plus...

Budget de rigueur : pour faire payer la crise aux travailleurs

Dans le budget 2011, le gouvernement prévoit de supprimer l'équivalent de 31 400 postes de fonctionnaires, dont 16 000 dans l'éducation nationale.

Chaque année, il y a toujours moins d'enseignants, moins d'infirmières, etc... Tout ça pour rembourser les milliards versés aux banquiers, aux patrons de l'automobile et à bien d'autres capitalistes encore.

C'est une des façons de faire payer la crise aux travailleurs. Et c'est inacceptable !

Constructeurs automobiles - Quand assez n'est pas assez

A l'occasion du Mondial de l'auto de Paris, la presse économique se réjouit que PSA et Renault s'orientent vers des ventes historiques en 2010, et vers des profits qui dépasseront le milliard d'euros.

Largement renfloués par l'Etat en 2009 avec un prêt de 3 milliards pour chacun, aidés par le système des primes à la casse qui ont dopé les ventes, supprimant des milliers d'emplois dans leurs usines ou chez les sous-traitants, les dirigeants des deux groupes n'oublient pas pour autant de dire que le gouvernement ne va pas assez loin à leurs yeux... et aux yeux des grands actionnaires qu'ils représentent.

Et d'entonner ainsi le refrain bien connu du "coût du travail trop élevé en France", en sous-entendant que si les salaires étaient moins chers, ils seraient moins tentés d'aller produire ailleurs.

Mais ce qui coûte cher à toute la société, c'est justement cette clique de possédants qui siphonnent les caisses publiques pour leur unique profit, et qui ne sont pas gênés d'expliquer que l'on en fait pas assez pour eux.

Vive la grève générale des travailleurs espagnols !

Mercredi 29 septembre, les travailleurs espagnols étaient appelés à une grève générale par les deux plus grands syndicats du pays, l'UGT et les CCOO, contre la politique de rigueur imposée par le gouvernement du socialiste Zapatero. Baisse des salaires des fonctionnaires, gel des pensions de retraite, réforme du travail destinée avant tout à rendre plus flexible le marché du travail, voilà les recettes que le gouvernement espagnol entend appliquer pour « rassurer » les marchés.

Ce n'est pas aux travailleurs espagnols de payer une crise dont ils ne sont pas responsables. Ils ont bien raison de se battre.

867 millions d’euros pour les troupes françaises dans le monde

Un peu moins d'un milliard d'euros, voilà ce qu'il en coûtera cette année pour que 8 700 militaires français défendent les intérêts de l'impérialisme français dans le monde. L'engagement militaire français en Afghanistan coutera à lui seul 470 millions d'euros en 2010.

Détruire des villages, bombarder de pauvres gens avec des armes toujours plus sophistiquées, cela n'a visiblement pas de prix pour ceux qui gouvernent.

L’État fait des économies aux dépens des collectivités locales

Le ministre des Finances a annoncé un gel des dotations de l'État aux collectivités locales pour les trois prochaines année. Une telle décision aura des conséquences très concrètes pour la population car elle réduit les ressources des régions, des départements et des communes auxquels, dans le même temps, l'État impose d'assumer à sa place de plus en plus d'actions dans l'éducation, le domaine social et culturel. Cela va donc se traduire, pour ne citer que quelques exemples, par moins de transports, moins de financements pour les écoles et les lycées, moins d'équipements publics...

C'est une des façons de faire payer à la population les milliards qui ont été versés aux banquiers et aux gros capitalistes.