Budget de rigueur : pour faire payer la crise aux travailleurs

Dans le budget 2011, le gouvernement prévoit de supprimer l'équivalent de 31 400 postes de fonctionnaires, dont 16 000 dans l'éducation nationale.

Chaque année, il y a toujours moins d'enseignants, moins d'infirmières, etc... Tout ça pour rembourser les milliards versés aux banquiers, aux patrons de l'automobile et à bien d'autres capitalistes encore.

C'est une des façons de faire payer la crise aux travailleurs. Et c'est inacceptable !

Constructeurs automobiles - Quand assez n'est pas assez

A l'occasion du Mondial de l'auto de Paris, la presse économique se réjouit que PSA et Renault s'orientent vers des ventes historiques en 2010, et vers des profits qui dépasseront le milliard d'euros.

Largement renfloués par l'Etat en 2009 avec un prêt de 3 milliards pour chacun, aidés par le système des primes à la casse qui ont dopé les ventes, supprimant des milliers d'emplois dans leurs usines ou chez les sous-traitants, les dirigeants des deux groupes n'oublient pas pour autant de dire que le gouvernement ne va pas assez loin à leurs yeux... et aux yeux des grands actionnaires qu'ils représentent.

Et d'entonner ainsi le refrain bien connu du "coût du travail trop élevé en France", en sous-entendant que si les salaires étaient moins chers, ils seraient moins tentés d'aller produire ailleurs.

Mais ce qui coûte cher à toute la société, c'est justement cette clique de possédants qui siphonnent les caisses publiques pour leur unique profit, et qui ne sont pas gênés d'expliquer que l'on en fait pas assez pour eux.

Vive la grève générale des travailleurs espagnols !

Mercredi 29 septembre, les travailleurs espagnols étaient appelés à une grève générale par les deux plus grands syndicats du pays, l'UGT et les CCOO, contre la politique de rigueur imposée par le gouvernement du socialiste Zapatero. Baisse des salaires des fonctionnaires, gel des pensions de retraite, réforme du travail destinée avant tout à rendre plus flexible le marché du travail, voilà les recettes que le gouvernement espagnol entend appliquer pour « rassurer » les marchés.

Ce n'est pas aux travailleurs espagnols de payer une crise dont ils ne sont pas responsables. Ils ont bien raison de se battre.

867 millions d’euros pour les troupes françaises dans le monde

Un peu moins d'un milliard d'euros, voilà ce qu'il en coûtera cette année pour que 8 700 militaires français défendent les intérêts de l'impérialisme français dans le monde. L'engagement militaire français en Afghanistan coutera à lui seul 470 millions d'euros en 2010.

Détruire des villages, bombarder de pauvres gens avec des armes toujours plus sophistiquées, cela n'a visiblement pas de prix pour ceux qui gouvernent.

L’État fait des économies aux dépens des collectivités locales

Le ministre des Finances a annoncé un gel des dotations de l'État aux collectivités locales pour les trois prochaines année. Une telle décision aura des conséquences très concrètes pour la population car elle réduit les ressources des régions, des départements et des communes auxquels, dans le même temps, l'État impose d'assumer à sa place de plus en plus d'actions dans l'éducation, le domaine social et culturel. Cela va donc se traduire, pour ne citer que quelques exemples, par moins de transports, moins de financements pour les écoles et les lycées, moins d'équipements publics...

C'est une des façons de faire payer à la population les milliards qui ont été versés aux banquiers et aux gros capitalistes.

Des économies sur le dos des malades

Pour diminuer le soi-disant « trou » de la Sécu qui se monterait, pour cette année, à plus de 23 milliards d'euros, le gouvernement a annoncé une séries de mesures malheureusement maintenant très « classiques » visant à « réduire les dépenses de santé » : moindre remboursement de certains médicaments (à vignettes bleues) et des soins à l'hôpital.

Résultat de ce type de politique menée depuis des années, d'après le magazine l'UFC-Que choisir : « Quand une personne consacrait 407 € à se soigner en 2001, elle devait y consacrer 618 € sept ans plus tard, soit une progression de 52 % ».

Alors, « réduction des dépenses de santé » ? Non, pour la majorité de la population, elles augmentent !

Emplois fictifs : les élus passent l'éponge

Chirac était accusé d'avoir généreusement utilisé l'argent de la mairie de Paris, dans les années 90, pour financer plus d'une vingtaine d'emplois bidons en faveur de membres du RPR.

Après des années de procédure, et devant un procès imminent, Chirac et l'UMP se sont engagés à verser 2,2 millions d'euro à la ville de Paris, en dédommagement. En contrepartie, les élus UMP, PS et PC de la mairie de Paris ont décidé que la ville ne se porterait pas partie civile dans cette affaire des emplois fictifs en expliquant, en substance, qu'une procédure ne sert a rien si les dommages sont « réparés ».

Sauf que, d'après certains, la somme négociée ne compense pas tous les salaires versés en emplois fictifs. Et puis ça donne tout à fait l'image d'un petit arrangement entre « amis » qui ne veulent pas se faire trop de torts...

Une étude sur la pauvreté en France

D'après une enquête de l'INSEE, il y aurait en France 13% de pauvres, c'est-à-dire près de 8 millions de personnes vivant avec moins de 950 € par mois. Stabilisation de la pauvreté, concluait l'enquête, presque avec satisfaction.

Pourtant, un tel niveau de misère dans un des pays les plus riches de la planète, c'est tout simplement scandaleux. Mais, en plus, l'étude a été réalisée avant que les effets de la crise ne se fassent sentir. Une prochaine étude montrera alors ce que tout le monde peut voir aujourd'hui : la misère et la pauvreté augmentent.