Le gouvernement pénalise les jeunes mariés

Le gouvernement a décidé de mettre fin à une ristourne qui permettait aux nouveaux mariés de payer moins d'impôts la première année de leur mariage. Cette formule fera faire près de 500 millions d'euros d'économie à l'État.

Ce qui est notable, c'est qu'à chaque fois que le gouvernement parle de faire des économies, jamais il ne parle de prendre l'argent là où il est vraiment, c'est-à-dire sur les dizaines de milliards de profits des grands groupes.

Les conséquences politiques de la crise

En Suède, l'extrême droite vient de remporter un succès électoral et, pour la première fois, obtient 20 députés au Parlement national, avec 5,7% des suffrages.

Ce résultat rappelle qu'avec la crise économique qui frappe, des courants d'extrême droite se développent. Et au-delà des succès électoraux, ces courants pourraient utiliser la colère de couches sociales déclassées pour en faire des troupes de choc au service du patronat, utilisées contre les travailleurs et leurs organisations. Dans les années 30, on a malheureusement trop connu ça.

La traque des malades

Un décret vient de faire passer le contrôle des arrêts maladies chez les fonctionnaires, des services de l'État à ceux de l'assurance maladie. Derrière cette mesure administrative, se cache en fait un renforcement des contrôles des arrêts maladies. Et voilà fondamentalement, ce qui motive cette décision, comme l'écrit un journaliste du quotidien Aujourd'hui : « L'enjeu financier est énorme (...), l'économie potentielle avoisinerait les 500 millions d'euros ».

Alors que partout, dans le secteur public et dans le secteur privé, les effectifs sont sans cesse orientés à la baisse, que le travail s'intensifie constamment et la pression de la hiérarchie avec, le gouvernement organise la chasse aux malades. Il veut faire pression pour que des gens à bout, physiquement ou moralement, se voient refuser des arrêts maladies. Cette démarche illustre bien la guerre contre les pauvres que le gouvernement mène en permanence.

La crise du logement à de beaux jours devant elle

Sarkozy vient de lancer à grands sons de trompe le nouveau prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement.

Mais au vu des prix qui flambent à nouveau dans l'immobilier, les acheteurs devront aussi s'endetter auprès des banques. Et massivement.

Alors à la place d'une « France de propriétaires » dont Sarkozy se gargarise, on aura nombre de ménages endettés jusqu'au cou. En cas de licenciement, ou simplement de divorce ou séparation, ce seront les banques qui récupèreront les logements. Et en expulseront les familles, pour défaut de remboursement.

Plan de relance des cadeaux aux riches

Épinglé par la Cour des comptes, le ministre Devedjian défend son « plan de relance » en expliquant que, à coup de milliards, les effets de la crise ont été atténués. Ainsi pour une dépense de 34 milliards d'euros, de 20 à 100 000 emplois auraient été créés.

En admettant, pour simplifier, que 34 milliards ont créé 34 000 emplois, on peut calculer que le gouvernement a donné au patronat un million d'euros par emploi créé. Soit au bas mot 30 fois plus que ce que coûtent les postes que l'État supprime à la pelle dans les services publics.

Retraites : une loi inacceptable

Les rassemblements « d'étape » du 15 septembre ont rappelé qu'il n'y a aucune raison d'accepter la loi que les députés viennent d'adopter. Cette loi s'en prend à tous les salariés, en particulier aux ouvriers et aux femmes, avec le report de l'âge légal pour la retraite et de celui pour une retraite pleine. Les aménagements dérisoires apportés sur la pénibilité et les carrières longues ne peuvent le faire oublier.

Mettons tout en œuvre que la journée du jeudi 23 septembre soit encore plus massive et réussie que les précédentes !

Triple-play ou triple racket ?

Maintenant que la grande majorité de la population est abonnée à ces forfaits ADSL, téléphone-internet-télévision, le gouvernement augmente la TVA, ce qui nous fera payer chacun 2 à 3 euros de plus par mois, soit une trentaine d'euros annuels !

Le gouvernement dit que c'est Bruxelles qui l'y oblige, contestant une TVA trop faible pour l'Internet. Quand ça l'arrange, comme dans le cas des Roms, le gouvernement français est tout à fait capable de se moquer de ce que dit Bruxelles. Mais là il est bien content de récupérer quelques centaines de millions d'euros par an.

Une police de classe et de passe-droit ?

Le directeur général de la police est surtout connu dans l'affaire Bettencourt, qui met en cause aussi Woerth, pour faire chercher la source des fuites. Mais en 2009, c'est sa propre famille qui bénéficiait de son intervention. Son fils, ivre en scooter sur les Champs-Elysées faisait des dérapages sur les trottoirs, puis a insulté les policiers. Il aurait été demandé aux policiers de le libérer rapidement... et d'oublier toute l'histoire.

C'est l'application du vieil adage appliqué par tous les bourgeois et leurs serviteurs de la haute administration : on n'est jamais si bien servi que par soi-même.