Italie : encore des coups contre les travailleurs

Le sommet européen du week-end a été l'occasion pour Sarkozy et Merkel de rappeler à l'ordre Berlusconi, qui a été prié de faire plus et mieux pour lutter contre le déficit de son État.

Un prétexte rêvé pour ajouter de nouvelles mesures d'austérité à celles qui frappent déjà la population italienne. Et Berlusconi d'annoncer aussitôt qu'il allait s'atteler à la énième réforme des retraites.

Là-bas comme ici, les classes populaires n'ont pas à faire les frais de la crise.

Ruée vers la banquise

L'Antarctique est censé être une « réserve naturelle dédiée à la paix et à la science » dixit le protocole de Madrid, signé en 1991 par un certain nombre d'Etats revendiquant des droits sur le continent blanc.

On apprend aujourd'hui que la Russie a affirmé sa volonté de prospecter les ressources naturelles du continent, notamment en hydrocarbures. Il y a fort à parier qu'elle ne sera pas la seule prétendante, car la paix et la science ne pèsent pas bien lourd face aux perspectives de profits.

Sommet européen : les banquiers raflent la mise

Les discussions de ce week-end entre dirigeants européens ont abouti à la décision d'effacer jusqu'à 60 % de la dette grecque. Loin d'être ainsi mises à contribution, les banques font en réalité une bonne affaire puisqu'en contrepartie d'une dette que l'Etat grec ne pouvait de toute façon pas honorer, les chefs d'Etat européens leur offrent 100 milliards d'euros afin de les recapitaliser...

Et on peut être sûr que ces banquiers ne disent même pas merci.

Des choix politiques qui ne sont pas aux normes

Dimanche 23 octobre, un violent séisme de magnitude 7,3 s'est produit dans l'est de la Turquie. Les dégâts matériels sont considérables et le bilan humain est de plus de 200 morts.

Si on ne sait pas prévoir les séismes, il est par contre possible de construire des immeubles aux normes parasismiques. En Turquie, comme dans bien d'autres endroits du monde situés sur des zones sismiques à risques, les autorités n'ont pas fait ce choix politique d'imposer ces normes et d'aider par avance la population en participant financièrement à la construction, et en restreignant les appétits des constructeurs.

La mort d’un héritier de… 80 ans

Le prince saoudien Sultan Ben Abdel Aziz, vient de décéder. A 80 ans, ministre de la Défense, il était le seul héritier du trône saoudien.

Sarkozy a salué celui qui « avait joué un rôle crucial dans la modernisation de l'Arabie saoudite, notamment dans le domaine de la défense ».

Les marchands d'armes français, britanniques et américains se demandent s'ils pourront retrouver un tel « ami, fidèle et sincère» , fournisseur de commandes à leurs marchands de canons respectifs.

Encore un sommet européen et toujours la même division et la même impuissance

De sommets de la « dernière chance » en tête à tête répétés entre Merkel et Sarkozy, les dirigeants européens étalent leurs divisions et leur impuissance. Dernières en date : le Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé pour aider les pays rackettés par les banques, comme la Grèce ou le Portugal, doit-il en plus financer ces mêmes banques ? Faut-il pour cela porter son budget de 440 milliards d'euros à 1000 milliards ? Et la Banque centrale européenne (BCE) doit-elle mettre la main à la poche ?

Toute la question est de savoir qui va payer. Dans chaque pays les capitalistes veulent conserver pour leur propre compte tout l'argent public injecté dans le système au service des patrons bien de chez eux. Il y a quand même une chose sur laquelle ils sont tous d'accord, c'est de répercuter la facture sur les classes populaires. Si on les laisse faire !

Et pour les travailleurs, les flash-ball

Depuis trois semaines, des manifestations et des grèves ont lieu à Mayotte contre l'augmentation fulgurante des prix des produits alimentaires et de base, qui s'ajoute au chômage et aux bas salaires.

La seule réponse de l'Etat français, qui s 'est approprié cette île de l'océan indien, c'est la répression et les tirs de flash-ball. Un homme en est mort mercredi et un jeune garçon a perdu un œil. Les gendarmes et la police traitent la population mahoraise sans ménagement.

Mais les voyous à Mayotte, ce sont les capitalistes du commerce qui imposent des prix exorbitants. Ou encore les dirigeants de l'Etat français qui maintiennent sur l'île un smic inférieur à celui de la métropole et ont réduit les prestations sociales accordées aux Mahorais. Halte à la répression !

Ils hurlent avec les loups… pour mieux nous croquer

L'annonce que l'agence de notation Moody's allait mettre les comptes de la France sous surveillance a fourni un nouveau prétexte au gouvernement pour envisager de nouvelles mesures d'austérité. Quant aux dirigeants socialistes, dont le candidat Hollande, ils répètent en boucle que « l'UMP ne sait pas bien gérer les finances publiques et qu'ils feront mieux »... En matière d'austérité ?

En cédant au chantage des agences de notation c'est-à-dire des banquiers, voire en l'anticipant, les dirigeants politiques de gauche ou de droite défendent servilement les milieux financiers. Ce qu'il faut, c'est renverser leur dictature sur toute l'économie !