Grève contre des licenciements prévus par Lafarge

Ce lundi, l'ensemble des travailleurs du groupe Lafarge étaient appelés à faire grève en solidarité avec leurs camarades de l'usine de Frangey, dans l'Yonne, menacée de fermeture pour fin 2012. Ils sont 74 à être menacés de licenciement et, depuis une semaine, 12 d'entre eux ont entamé une grève de la faim.

Face à ces entreprises richissimes - Lafarge est le premier cimentier mondial ! - qui n'hésitent pas à pousser les travailleurs vers la misère et le désespoir, les travailleurs doivent opposer leur solidarité pour interdire les licenciements et imposer la répartition du travail entre tous, sans baisse des salaires.

Interdiction des licenciements

Une douzaine de salariés de l'usine Lafarge de Frangey dans l'Yonne, accompagnés par le maire de cette commune, ont entamé une grève de la faim devant le siège du groupe à Saint-Cloud. Ils dénoncent la fermeture programmée de l'usine et la suppression de 74 emplois. Selon le maire, cette fermeture va provoquer « la perte de 500 emplois au niveau local » aggravant le chômage dans une région déjà sinistrée.

Comme si Lafarge, premier cimentier mondial, avec un chiffre d'affaire de 16 milliards d'euros ne pouvait pas maintenir tous les emplois et les salaires ! Il faut imposer l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous.

Le cancer du capitalisme

Les multinationales du tabac, Philip Morris, British American Tobacco et Imperial Tobacco misent désormais sur l'Afrique pour doper leurs profits, alors que leurs ventes dans les pays occidentaux se tassent. A coup de campagnes publicitaires, la consommation de cigarettes ne cesse de croître sur le continent africain, touchant les jeunes de plus en plus tôt. Par conséquent, l'OMS prévoit déjà que d'ici 15 ans, le nombre de cancers du poumon pourrait tripler en Afrique.

Voilà un des nouveaux « cadeaux » de ces grandes sociétés à l'Afrique.

Non au travail obligatoire du dimanche

ED - qui appartenait jusqu'à récemment au groupe Carrefour - vient d'être condamné par le tribunal des Prud'hommes de Créteil pour avoir licencié en 2009 trois salariés de son magasin d'Oyonnax (Ain) qui refusaient de travailler le dimanche. Il devra verser 40 000 € de dommages et intérêts à chacun d'entre eux.

Cette décision ne peut que renforcer tous ceux qui résistent aux pressions de leurs employeurs et refusent de sacrifier leur vie personnelle et familiale pour enrichir un peu plus les géants de la distribution, le tout pour un salaire bien dérisoirement insuffisant. C'est le cas des salariés du ED d'Albertville (Savoie) qui se mettent en grève à chaque dimanche travaillé et fêteront le 25 septembre leur 100ème journée de grève.

La barbarie d’État

Troy Davis a donc été exécuté cette nuit en Géorgie. Un homme manifestement innocent, condamné grâce à des faux témoignages extorqués par la police, un homme qui a passé vingt ans à attendre la mort dans une cellule, a été assassiné - puisqu'il est légal, dans cet État, d'injecter du chlorure de potassium dans les veines d'un homme pour le tuer.

Cette exécution est révoltante - aussi révoltante que les 46 autres qui ont eu lieu l'an dernier aux États-Unis. Mais les protestations indignées des dirigeants européens, et français en particulier, ne sont pas moins écœurantes : lorsque le ministère de Juppé déclare que « la France réaffirme son opposition à la peine de mort, quels que soient les lieux et les circonstances », il fait semblant d'oublier qu'en ce moment même, en Afghanistan ou en Libye, l'armée française participe à des guerres qui assassinent des civils par centaines ou par milliers. Ou que lorsque le gouvernement français, comme ses homologues européens, refuse de débloquer les quelques centaines de millions d'euros nécessaires pour éviter la famine dans la Corne de l'Afrique, il condamne à une mort certaine non pas un homme, mais des millions.

Lutte Ouvrière réaffirme son dégoût de la peine de mort, expression de la barbarie d'État.

Les égouts de la « démocratie »

Après les révélations du dénommé Bourgi, au sujet des pots de vins versés par les chefs d'États africains à des politiciens français, la justice enquête sur les commissions, ces autres pots de vin, empochées lors de la vente d'armements français au Pakistan. Ces commissions auraient financé la campagne présidentielle de Balladur de 1995 et seraient à l'origine des attentats de Karachi de 2002, en représailles au fait que le gouvernement n'avait pas respecté ses engagements.

Parmi le beau linge placé en garde à vue, on trouve des proches de Sarkozy, porte-parole de Balladur en 1996, avant de devenir son ministre.

La campagne électorale actuelle exacerbe les rivalités au sein de la droite. Ces règlements de compte font remonter à la surface les pratiques souterraines de l'appareil d'État. Et ça ne sent pas la rose !

Lampedusa, poste avancé de la forteresse Europe

Des affrontements entre les immigrants réfugiés sur l'île italienne de Lampedusa et la police locale ont fait une dizaine de blessés. La presse a rapporté des scènes de lynchage d'immigrants par des habitants de l'île excédés par leur afflux.

Les milliers de Tunisiens ou d'autres maghrébins fuyant la misère restent parqués sur cette petite île dans des conditions insalubres car ils sont jugés indésirables dans le reste de l'Italie et refoulés de la France ou d'ailleurs.

Comme si l'Europe n'avait pas les moyens d'accueillir dignement quelques milliers, voire dizaines de milliers, de migrants, jeunes, certains diplômés et qui ne demandent qu'à travailler !

Hollande à Sochaux : il n'a vraiment pas mérité son CDI

En campagne pour la primaire du PS, Hollande est venu visiter l'usine PSA de Sochaux. Pour montrer qu'il se préoccupe de l'industrie et accessoirement des ouvriers, il a glosé sur la « ré-industrialisation ». Mais devant un directeur exhibant un jeune embauché, il a osé une plaisanterie sur la précarité d'un candidat comme lui : « moi aussi je suis intérimaire et j'aspire à un CDI ».

Pratiquer ce genre d'humour dans une usine où près du tiers des ouvriers sont intérimaires et devant les cadres d'un groupe qui a programmé la fermeture de plusieurs usines, c'est pour le moins déplacé.

Mais cela à au moins le mérite de montrer la désinvolture avec laquelle ce « socialiste » considère les difficultés du monde du travail.