Fukushima, rien n’est réglé

À la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, la situation est loin d'être réglée. En remettant en route certaines installations, les ouvriers se rendent mieux compte de l'état réel de la centrale. Il est possible qu'une partie du cœur radioactif d'au moins un des réacteurs se soit échappé de sa cuve, entraînant des risques très importants de contamination à l'environnement. Par ailleurs, un technicien de l'usine vient de décéder d'une cause, pour l'heure, inconnue.

L'entreprise Tepco a montré toute son irresponsabilité et l'État japonais lui a laissé la bride sur le cou, la laissant gérer la crise en toute opacité. Dans cette affaire, ce sont les travailleurs de l'usine qui ont compensé cette incurie avec les « moyens du bord » et au risque de leur vie. Comme à chaque fois.

L’affaire qui les agite tous

Que l'agression dont est accusé Dominique Strauss-Kahn soit confirmée ou qu'il ne s'agisse que d'une grossière machination d'on ne sait qui, sa carrière présidentielle semble sérieusement compromise.

Mais si cette affaire agite frénétiquement le landernau des politiciens, ravive les ambitions des uns et refroidit celles des autres, ses conséquences ne concernent pas les classes populaires. Quel que soit le candidat du Parti socialiste, quelle que soit sa « tactique électorale », le résultat final de cette élection, même s'il aboutit à la victoire de la gauche, ne sera, au bout du compte, rien d'autre qu'un remaniement ministériel en grand. Les hommes changeront, certains se rapprocheront de la mangeoire, d'autres s'en trouveront écartés, mais la politique sera toujours menée au service des riches et des exploiteurs. Pour renverser la vapeur, il faudra que les travailleurs interviennent, et sur un autre terrain que celui des élections.

Israël, non à la répression

Ce dimanche, des milliers de réfugiés palestiniens ont manifesté près des frontières du Liban, de Syrie, de Gaza et de Cisjordanie, pour rappeler la « Nakba » (la « catastrophe » en arabe), l'expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leur village par l'État d'Israël lors de sa création en 1948. Cette fois encore, les troupes israéliennes n'y ont pas été de main morte, faisant douze morts et des centaines de blessés.

Les Palestiniens ont autant le droit que les Israéliens à avoir un État. Seuls les travailleurs, quelle que soit leur origine ou leur religion, seront capables de mettre fin à l'oppression de tous les peuples. Et au Moyen-Orient, comme ailleurs, « un peuple qui en opprime un autre n'est pas un peuple libre ».

Une société qui marche sur la tête

Le gouvernement pavoise : le nombre de suppressions de postes de fonctionnaires a atteint un niveau record en 2010 : 31 000. Sur la période 2008-2010, plus de 80 000 postes ont disparu par le non-remplacement des départs à la retraite et 31 600 doivent être supprimés en 2011. Tout cela entraîne une situation intenable dans les services publics : écoles, hôpitaux, caisses d'allocations familiales, etc.

Si cette politique était inversée, ce serait donc au moins autour de 100 000 emplois en plus pour un travail et une activité utile à la société. Mais, à l'image des déclarations provocatrices du ministre Laurent Wauquiez, le gouvernement choisit d'alimenter le chômage et insinue que ceux qui ne trouvent pas d'emploi sont des « assistés ».

Le gouvernement louche toujours vers l’extrême droite

Dans le projet de loi sur l'immigration (encore un !), parmi d'autres mesures iniques, les députés ont inclus une nouvelle restriction d'accès aux soins pour les sans-papiers malades. Ils ne seront plus soignés que si le traitement n'existe pas dans leur pays. Autant dire que cela ouvre la porte à l'expulsion de personnes vivant en France et gravement malades qui iront mourir dans leur pays d'origine sans aucun soin, à cause de leur coût ou de leur rareté.

Par contre, les riches de ces pays pourront toujours obtenir un visa pour venir à leur frais se faire soigner dans les meilleurs hôpitaux. Le gouvernement bombe le torse contre les pauvres venus d'ailleurs pour essayer de séduire ceux qui votent pour Le Pen. Pour lui chaque bulletin de vote est précieux, même quand il est récupéré dans une poubelle.

Le nombre de milliardaires grossit

Malgré la crise, les 1 000 plus grandes fortunes résidant en Grande-Bretagne ont vu leur richesse augmenter de 18 % sur les douze derniers mois, et atteindre 452 milliards d'euros, selon le classement annuel du journal Sunday Times. La Grande-Bretagne compte cette année 73 milliardaires, contre 53 l'année dernière et 75 avant la crise. Le magnat de l'acier Lakshmi Mittal reste en tête du classement avec 20 milliards d'euros, suivi par deux milliardaires russes.

Qu'ils vivent en Grande-Bretagne ou ailleurs, ces capitalistes, qui ont provoqué la crise, vont très bien. Quant aux travailleurs, aux retraités et aux chômeurs, aucun n'a vu ses revenus augmenter de 18 %. Et pour cause, c'est sur leur dos, entre autres, qu'ils ont accru leurs magots.

L'impasse sanglante du terrorisme intégriste

Le dernier attentat suicide au Pakistan, qui a fait 70 morts hier, est censé venger la mort de Ben Laden, d'après les intégristes islamistes qui l'ont organisé. Mais son seul impact sera de contribuer, comme tous ceux qui l'ont précédé, à coincer les peuples dans une fausse alternative : la présence directe de l'impérialisme - américain surtout - dans le pays et l'existence dans leur pays de régimes corrompus et dictatoriaux qui le servent, ou la domination par des bandes d'assassins réactionnaires comme les talibans...

La seule voie qui vaille pour des jeunes, révoltés par l'organisation du monde actuel est de s'opposer à ces deux camps qui se ressemblent, et de militer pour que les peuples, les travailleurs s'organisent eux-mêmes, renversent les dictateurs, les bandes armées et les exploiteurs, pour enfin débarrasser leur pays de toutes les oppressions qui y règnent.

Mediator : des criminels multi-récidivistes

Alors que le Mediator aurait fait 500 à 2000 morts et d'innombrables malades, il apparaît que l'entreprise connaissait la dangerosité du médicament depuis au moins 1995. Ce qui ne l'a pas empêchée de continuer à affirmer, jusqu'à l'interdiction en 2009, qu'il était inoffensif.

Servier n'est pas même en prison et ses actionnaires coulent des jours heureux.

Une belle leçon de choses sur les mœurs et les méthodes des capitalistes.