TGV : l’augmentation du prix du billet va plus vite que celle du train

Le prix moyen du billet de train par kilomètre entre 2002 et 2009 a augmenté de 3,4 % par an, deux fois plus vite que l'inflation. 26,4 % de hausse, ça fait un beau pactole alors que dans le même temps les subventions publiques finançaient la construction de nouvelles lignes de TGV.

Hervé Mariton, député UMP, chargé d'un rapport sur le sujet il y a deux ans, affirmait ne pas avoir repéré de « hausses massives » ! Il a la vue basse car les hausses des prix, les trains bondés, l'exploitation des cheminots, les incidents à répétition, cela se voit même pour les plus myopes : la SNCF dégage le maximum de bénéfices et se prépare à la privatisation.

Le ras-le-bol des surveillants de prison

Les personnels des établissements pénitentiaires ont accueilli lundi leur nouveau ministre comme il se doit : ils se sont rassemblés et ont manifesté devant plusieurs prisons pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail et le manque criant d'effectifs. Car ces carences ont une incidence sur la situation des gardiens et tout autant sur les conditions d'existence de plus en plus lamentables des prisonniers.

À la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, ils ont été attaqués et dispersés par la gendarmerie à coups de gaz lacrymogènes. Mais les surveillants de prison, et bien que leur statut leur interdise de faire grève, ont l'intention de ne pas en rester là : leurs syndicats annoncent une nouvelle journée d'action le 24 novembre.

Guignol gouvernemental : occupons-nous de ce qu’il y a dans les coulisses

Le jeu des chaises musicales gouvernementales s'est achevé. Au niveau du panier de crabes, on note la sortie des transfuges du PS attirés par la mangeoire, et l'arrivée de vieux briscards de la droite ou de jeunes loups plus très très jeunes.

Mais derrière ce guignol de pacotille, c'est le règne du patronat qui a toutes les libertés pour licencier, pour augmenter les cadences, etc.

Le mouvement contre le saccage des retraites a montré qu'on pouvait se mobiliser contre le pouvoir au service des classes riches. C'est dans cette voie qu'il faudra procéder à un véritable remaniement, un vrai chamboulement de l'ordre social.

Incendie meurtrier dans un foyer

L'incendie qui s'est propagé dans un foyer d'hébergement de travailleurs immigrés d'un quartier populaire de Dijon a fait au moins 7 morts et 130 blessés. 4 enfants ont été grièvement intoxiqués.

Cet immeuble avait été rénové il y a 4 ans, mais le dispositif anti-incendie était défectueux et, pour des raisons d'économies, l'association qui gère ce foyer, l'Adoma (ex-Sonacotra), avait supprimé le surveillant de nuit.

L'état des foyers de travailleurs immigrés est, comme beaucoup d'habitations des quartiers populaires, au mieux à la limite de la sécurité. Et il ne faut pas grand-chose pour que cette limite soit franchie comme le montre ce drame.

Pour le logement des travailleurs, l'État fait moins que le minimum. Et c'est criminel.

Le VRP Sarkozy gonfle ses chiffres

Lors de la visite en France du président chinois, Sarkozy a plastronné avec les contrats remportés par les entreprises françaises auprès de la Chine. Il a annoncé 16 milliards d'euros de commandes, dont 10 milliards d'euros pour Airbus. Mais en réalité, la moitié des contrats concernant Airbus a en fait déjà été signée et annoncée lors de la visite de Sarkozy en Chine en 2007 !

À l'occasion de ces contrats avec la Chine, qui avant tout rapportent gros aux industriels français, le gouvernement voulait se faire mousser. On le savait. Mais on est toujours surpris par sa capacité de bluffer.

La dictature birmane et ses complices

Tous les dirigeants de la planète ont salué la libération par la junte birmane de l'opposante Aung San Suu Kyi. Mais leur unanimité ne fera pas oublier qu'ils s'appliquent avant toute chose à défendre les intérêts des trusts qui exploitent les richesses de ce pays, et à profiter d'une main-d'œuvre misérablement payée.

Ainsi, le groupe français Total, accusé en 2003 par des opposants au pouvoir birman d'utiliser le travail forcé de prisonniers et d'enfants pour la construction et l'exploitation de ses gazoducs, a pu compter sur le soutien de Bernard Kouchner. Ce dernier avait alors produit un rapport commandé par Total pour dédouaner le trust de ces accusations.

Les grandes phrases sur les droits de l'Homme, ça ne coûte rien. Et si jamais ça gêne un tant soit peu les affaires, les chefs d'État savent sans problème les mettre de côté.

Écoles : le chamboulement des remplacements

Depuis la rentrée 2010, les instituteurs stagiaires peuvent être mis seuls devant des classes.

En Loire-Atlantique, l'inspecteur d'académie a décidé, à la rentrée des vacances de la Toussaint, de mettre ces stagiaires sur des remplacements de longue durée. Du jour au lendemain ils ont pris la place d'autres remplaçants déjà en poste. Alors que dans quelques mois, ces jeunes stagiaires devront à leur tour être remplacés, car ils devront suivre une formation de plusieurs semaines. La programmation de ces remplacements en cascade a provoqué la colère de nombreux parents d'élève.

Dans un autre département, la Sarthe, l'inspecteur d'académie a lui-même conseillé aux instituteurs stagiaires de cacher aux parents qu'ils étaient stagiaires !

Le gouvernement supprime les postes par milliers, et à la hiérarchie de l'Éducation nationale de se débrouiller pour cacher la misère.

L’hôpital Tenon : le personnel en lutte

Les personnels de cet hôpital de l'Est parisien se mobilisent depuis six semaines contre le manque de personnel. Sur 600 postes d'infirmières, 60 ne sont pas pourvus. Les services ferment régulièrement des lits. Le centre de dialyse a réduit ses activités des deux tiers, orientant les insuffisants rénaux vers le privé. Quant aux urgences, sur 37 infirmières, il n'en reste que 19 ; et vendredi 5 novembre, le service s'est tout simplement retrouvé sans infirmières. Tous les personnels sont à bout.

Les travailleuses de l'hôpital Tenon poursuivent la lutte contre cette politique d'économies criminelles.