Drame social

On vient d'apprendre la terrible nouvelle : Patrick-Louis Vuitton, héritier de la société de sacs de luxe, va devoir retarder d'un mois le début de ses chasses à courre.

Il a en effet été condamné pour avoir régulièrement poursuivi les cerfs jusque dans l'étang d'un de ses voisins. Patrick-Louis, qui verse 150 000 euros par an à l'Office national des Forêts pour conserver son droit de chasse exclusif, n'allait évidemment pas se laisser désarçonner pour si peu. Contre 80 000 euros, il a lancé la construction d'une clôture de trois km de long et de 2,20 m de haut, surmontée de barbelés, tout autour de la propriété de 182 hectares du voisin en question.

Les pauvres ne se rendent pas compte à quel point la vie d'héritier est pleine de soucis.

Arnaque aux nouveaux compteurs électriques

D'ici 2020, tous les foyers devraient être équipés d'un nouveau compteur électrique. Celui-ci coûterait entre 120 € et 240 € et serait à la charge du consommateur sous prétexte qu'il permettra à chacun de maîtriser sa consommation et faire des économies.

Ce fameux « compteur communicant » déjà testé dans la région lyonnaise et à Tours permet bien au producteur et au distributeur d'être informés en temps réel de la consommation d'électricité. Mais pas aux...ménages ! La transparence, ce n'est pas pour les usagers qui paieront l'addition.

Une condamnation pas volée

La direction de Carrefour vient d'être condamnée à verser 400 000 euros à 128 salariés du magasin de Saint-Égrève en Isère. Il faut dire qu'elle payait en fait en-dessous du Smic (qui n'est pourtant que de 1 056 euros net par mois !) en utilisant une prime pour masquer le décalage.

D'autres patrons en font autant, à commencer par d'autres magasins Carrefour, d'ailleurs en procès aussi. Qu'ils soient tous condamnés serait la moindre des choses.

Petites cagoules et gros bonnets

Un étudiant « casseur » de Lyon vient d'être jugé pour avoir, lors d'une des récentes manifestations, brisé les vitres de plusieurs voitures et résisté à son arrestation. Verdict : huit mois de prison ferme.

Quand des actionnaires décident de fermer et détruire toute une usine uniquement pour faire grimper leurs bénéfices, ils ne sont même pas passibles d'un jugement.

Pourtant, à ce tarif-là, ça mériterait une peine de plusieurs siècles.

Pas de frontières pour les luttes

Le gouvernement britannique envisage d'augmenter les droits d'inscription universitaires, de 3 800 euros annuels aujourd'hui, à 7 000 voire 11 000 euros en 2012. Cette mesure, qui vise les classes populaires, ne passe pas auprès des étudiants. Et plusieurs dizaines de milliers d'entre eux ont manifesté mercredi à Londres.

Certains criaient "tous ensemble, tous ensemble" en français. Manière de lier leur mobilisation aux grèves et manifestations qui ont eu lieu en France ces dernières semaines.

En effet, la politique d'austérité des gouvernements est la même dans tous les pays. La crise n'a pas de frontière, la lutte non plus.

Catastrophe sanitaire et sociale

La population haïtienne, après avoir été très durement touchée par le tremblement de terre de janvier dernier, subit à présent une épidémie de choléra. Ce fléau progresse et mercredi les autorités, incapables d'enrayer la maladie, recensaient déjà 643 morts.

En France la dernière épidémie de choléra date de 1911. Un asile de Marseille avait été touché et il avait suffit de javelliser l'eau pour régler le problème.

Un siècle plus tard, le problème existe encore sur une partie du globe. Ce ne sont ni les connaissances, ni les moyens qui font défaut. Mais la façon dont la société fonctionne, fondée sur l'exploitation des plus démunis pour enrichir les plus riches.

Une promulgation précipitée

Immédiatement après avoir été validée par le Conseil constitutionnel, la loi réformant les retraites a été promulguée la nuit dernière à 2h22... Il faut croire que deux mois de mobilisation donnent quelques insomnies en haut lieu. Ce n'est pas parce qu'elle a été promulguée que cette réforme inique deviendra acceptable par le monde du travail.

Éleveurs bovins en colère

Les revenus des éleveurs, basés sur le prix auquel ils vendent la viande (3,5 euros/kilo), diminuent. Et en même temps, les prix à la consommation (10 à 12 euros, voire plus) ont augmenté. Les intermédiaires, à commencer par les capitalistes de l'abattage, comme Bigard-Socopa et sa marque Charal, et ceux de la grande distribution, se mettent la différence en poche. Pour mettre fin à cette escroquerie, les éleveurs bovins se mobilisent et bloquent différents abattoirs. C'est la seule façon, dans cette corporation comme dans d'autres, de se faire entendre.