En Égypte, quand l'armée torture les manifestants

En Égypte, des manifestants de ces dernières semaines témoignent dans la presse des tortures que l'armée leur a fait subir : passage à tabac, décharges électriques, prisonniers morts étouffés car entassés à plus de 160 dans un camion, d'autres obligés de se tenir à moitié nus pendant des heures dans une mare glacée,...

Voilà les agissements de cette armée qu'on nous présente comme garante de la démocratie dans ce pays.

Le paradis des profits du ski perturbé par une menace de grève

Le domaine de ski Paradiski qui regroupe les stations des Arcs, de la Plagne et de Peisey-Vallandry, sera peut-être bientôt paralysé par une grève. Le syndicat CGT de la Compagnie des Alpes a déposé un préavis de grève et réclamé 2,5% d'augmentation sur le salaire brut. Selon un responsable syndical, la Compagnie des Alpes « marche très bien » et les dirigeants « touchent 400 000, 500 000, voire 1,1 million d'euros » de salaire annuel.

Les salariés ont raison de profiter de la période de la « haute saison touristique » pour faire payer leur employeur car il n'y a que le rapport de force qui peut être efficace.

Les révoltes au Proche-Orient inquiètent les puissants

Après les révoltes en Tunisie et en Égypte, des soulèvements populaires agitent le Yémen, le Bahreïn, la Libye, bravant une répression souvent meurtrière. Ahmadinedjad, le dirigeant iranien a fait mine de s'en réjouir, prétendant que c'est la révolution islamique qui s'étend. Mais peu après il a fait face lui-aussi à des manifestations contre son régime. Son hypocrisie est à l'égal de celle des dirigeants américains, qui ont partie liée avec la plupart des dictateurs locaux.

Ces révoltes ont en commun le rejet de régimes et dictateurs exécrables, en place depuis des années. Pour qu'elles amènent de réels changements pour les masses pauvres, il faudra qu'elles défendent leurs propres intérêts et que se développent des organisations politiques des travailleurs, indépendantes et révolutionnaires.

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai dans quel camp tu sers

Le feuilleton des liens entre politiciens français, dirigeants d'entreprises et figures de l'entourage de l'ex-dictateur tunisien Ben Ali, se poursuit. Alliot-Marie et ses parents bénéficiaient des largesses du milliardaire Aziz Miled, et étaient en affaires avec lui. Le mari d'Alliot-Marie est aussi lié à Kadhafi, le dictateur libyen.

Et parmi les notables PS, Guigou vient de démissionner, à la hâte, du « think-tank » autrement dit d'un groupe de réflexion, IPEMED, présidé par son mari, et qui compte parmi ses membres le fameux Aziz Miled, ainsi que les PDG de la SNCF, de la Poste et de GDF-Suez.

Avec un tel entourage, pas étonnant que nos politiciens soient pleins de sollicitude pour les plus riches, qu'ils soient français, tunisiens ou d'ailleurs.

Circulez, y a rien à louer

La police vient d'expulser les militants de « Jeudi Noir », une association qui occupait depuis plusieurs semaines un immeuble de bureaux parisien vide appartenant à Axa.

Trois millions de gens sont logés dans des conditions indignes, lorsqu'ils le sont. Il existe des milliers d'immeubles vides, que des propriétaires, souvent très riches, refusent de louer pour des raisons financières ou spéculatives.

Entre les propriétaires réticents et ceux qui, comme Jeudi noir, veulent attirer l'attention sur le problème du mal-logement, le choix des matraques gouvernementales a été vite fait.

La chasse aux électeurs lepénistes est ré-ouverte

Sarkozy vient de lancer un « débat » sur la place de l'islam en France. On va entendre de nouvelles diatribes contre les minarets, les prières dans la rue, etc. Pour les clochers et autres processions, en revanche, pas de problème pour ces gens-là. Comme avec le débat sur l'identité nationale, ce que visent en réalité Sarkozy et l'UMP, ce sont les électeurs lepénistes. Ils étaient parvenus à en prendre à Jean-Marie Le Pen en 2007, Ils aimeraient les conquérir de nouveau en 2012.

D'ou ces querelles de chiffonniers, entre la droite extrême et l'extrême droite, autour de la même poubelle. Travailleurs de tous les pays unissons nous, pendant que nos ennemis s'entredéchirent.

Salaire, SMIC ou pas, ça ne fait pas le compte

Même payé « dans les règles », le SMIC est très loin de suffire pour vivre convenablement, et plus généralement c'est le niveau de l'ensemble des salaires qui n'est pas acceptable. D'autant moins que les augmentations proposées à l'occasion des négociations annuelles dans les entreprises sont ridicules, nettement inférieures à l'augmentation des dépenses qui pèsent sur les salariés.

Pas dupes du baratin patronal sur l'impossibilité de faire plus en matière salariale, les travailleurs d'un certain nombre d'entreprises, entre autre celles qui, figurant au CAC 40, annoncent de très bons résultats pour 2010, débrayent pour faire savoir que, pour eux, ça ne fait pas le compte...

Carrefour pris la main dans le sac

Carrefour faisait les poches aux travailleurs : dans plusieurs de ses magasins, le SMIC n'était atteint qu'en incluant une prime pour les temps de pause. Après des années de procédure, la Cour de Cassation vient de donner raison aux travailleurs et aux syndicats qui avaient porté plainte contre l'entreprise. Carrefour est donc déclaré coupable, puisque le travail n'était même pas rémunéré au minimum légal. Voilà qui va, espérons-le, inciter ses dirigeants à reculer et mieux rétribuer les salariés.