GDF Suez tombe sur un os en Amazonie

GDF Suez, comme bien des entreprises françaises, multiplie les investissements dans des pays où elle trouve des marchés, mais aussi une main-d'œuvre que les patrons pensent pouvoir surexploiter à volonté. Le groupe est ainsi le premier producteur privé d'électricité au Brésil.

Mais les ouvriers du chantier du barrage de Jirau, exaspérés par les conditions de travail (précarité et manque de sécurité) et par les bas salaires viennent de lui infliger une grève d'un mois. L'entreprise a dû reculer, sur les salaires comme sur les conditions de travail.

Crime en bande organisée

L'État français vient de décider en catimini de diminuer l'allocation versée aux chômeurs en formation, qui passe de 1000 à 652 euros.

300 euros par mois, quand on gagne moins que le SMIC, c'est la différence entre la pauvreté et la misère.

Et 300 euros, ce n'est même pas le prix d'une bouteille de vin que les financiers débouchent chaque fois qu'ils entendent ce genre de bonnes nouvelles.

Gbagbo arrêté, la Françafrique court toujours

Les journaux télévisés ont montré en boucle les images d'un Laurent Gbagbo sous bonne garde de militaires français qui juraient qu'ils n'avaient pas procédé eux-mêmes à son arrestation, histoire de sauver tant bien que mal les apparences.

Depuis des décennies, l'Etat français fait et défait les régimes pour préserver les intérêts de ses capitalistes, avec le plus grand mépris pour les populations. C'est ce qu'on a appelé, par dérision, la « Françafrique ». Après avoir soutenu Gbagbo quand la guerre civile a amené à la partition de la Côte d'Ivoire en 2002, l'impérialisme français a maintenant choisi Ouattara et les milices armées de Soro.

Pour nous faire avaler que ce serait le souci de la démocratie qui a inspiré l'intervention armée de la France, il y a encore pas mal de pain sur la planche.

La femme de Ouattara : une vie exemplaire

A l'occasion de la prochaine accession au pouvoir d'Alassane Ouattara, on a pu découvrir les grandes lignes du parcours de sa femme Dominique.

Cette "énergique femme d'affaires" a commencé sa carrière en gérant le patrimoine immobilier de l'ancien dictateur ivoirien Houphouët-Boigny, et de l'actuel dictateur gabonais Bongo. Les bénéfices lui permirent d'acheter des franchises de la marque de produit cosmétiques Jacques Dessange... et de fonder une association de charité parrainée par "son amie la Princesse Ira de Fürstenberg", ce qui lui vaut à l'occasion la une des magazines people africains.

Et il y a quelques années, Dominique et Alassane se sont mariés sous l'oeil attendri de la présidente des filiales du groupe Bolloré en Côte d'Ivoire, ainsi que de leurs amis Martin Bouygues et Jean-Christophe Mitterrand.

C'est pas beau, l'amour (du fric) ?

Prix de l’essence : vraiment sans vergogne !

Le patron de Total affirme tranquillement dans Le Parisien qu'il n'a « aucun doute » sur le fait que le litre de sans plomb coûtera bientôt « deux euros ». « La vraie question, ajoute-t-il, c'est quand. »

Non, la « vraie question », ce n'est pas de savoir quand est-ce que le litre d'essence va passer à 2 euros, mais quand est-ce qu'une explosion de colère populaire imposera que soient expropriés ces racketteurs pétroliers et leurs milliards de bénéfices.

Grève à Eiffage : silence radio de Martine Aubry

Les ouvriers du chantier du Grand stade de Lille sont toujours en grève pour les salaires, au bout de trois semaines. Leur patron, Eiffage, a beau leur opposer des décisions de justice et faire intervenir des huissiers, ils ne cèdent pas.

Les grévistes notent l'absence totale de soutien de la présidente de la communauté urbaine de Lille, une certaine Martine Aubry, candidate à la candidature PS pour les présidentielles.

Le PS avait pourtant bien dit que les augmentations de salaire ne figureraient pas à son programme intitulé improprement « le changement » !

Une hirondelle qui ne fait pas du tout le printemps

Le Front National a dévoilé son slogan pour appeler à sa manifestation du Premier mai : « Pour un printemps social ! » Il est certain que cela colle mieux à l'image pseudo-populaire que veut se donner ce parti que le traditionnel « Vive Jeanne d'Arc » qu'il arbore chaque Premier mai.

Les démagogues du Front National peuvent reprendre tous les slogans qu'ils veulent pour tenter de racoler des voix, cela ne changera rien au fait que le FN reste un parti patronal d'extrême droite, viscéralement antiouvrier.

De plus en plus de travailleurs en lutte pour les salaires

Les médias nationaux ne mentionnent pratiquement pas la grève des travailleurs de Toyota Onnaing, qui a démarré il y a douze jours, pour de meilleures salaires, et encore moins celles qui ont lieu dans de plus petites entreprises. Mais ils ont bien dû évoquer celle qui a bloqué quelquefois fortement des dizaines d'hypermarchés Carrefour samedi.

Non seulement les prix et dépenses, en hausse constante, rendent le quotidien invivable pour les milieux populaires, mais les profits annoncés par beaucoup d'entreprises, eux, augmentent.

Pas question d'accepter que les salaires continuent à stagner !