Un président comme les autres

Les démocrates viennent de perdre les élections législatives aux Etats-Unis. Après à peine deux ans de présidence Obama, les classes populaires qui l'avaient porté au pouvoir sont déçues. Déçues des mesures en demi-teinte sur la santé, déçues des mensonges sur la fin de la présence américaine en Irak. Aujourd'hui plus de 9% des Américains sont au chômage, auxquels il faut ajouter ceux qui connaissent le chômage partiel. La pauvreté grandit dans le plus riche pays de la planète. Les expulsions immobilières continuent à un rythme infernal : plus de 102 000 en septembre. Mais Obama, malgré les espoirs suscités, n'est qu'un serviteur du grand capital américain et il n'a rien fait pour améliorer le sort de ceux qui croyaient en lui.

Reprise de la trêve hivernale

La trêve hivernale des expulsions vient de commencer. Dans une année, les expulsions atteignent les 11 000. La plupart des familles concernées n'ont le plus souvent pas eu la possibilité d'accéder à un logement social adapté. En cause, le manque de logements sociaux et plus généralement la hausse dramatique du chômage qui appauvrit une grande partie de la population.

La crise produit ses effets mais le gouvernement s'est contenté de faire son cinéma, avec une loi votée en 2007 censée permettre aux familles d'exiger un logement.

Le gouvernement nuit gravement à la santé de tous

Le Parlement vient de voter la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011. Au menu, encore des économies sur le dos des assurés : des médicaments remboursés moins - 30% au lieu de 35% pour les vignettes bleues ; des actes médicaux moins remboursés aussi. Depuis des années cette politique d'économies sur la santé a abouti à ce que la partie la plus pauvre de la population se soigne moins. Tous les experts le reconnaissent.

Le gouvernement continue à s'attaquer directement à nos conditions de vie. Il protège les profits des trusts pharmaceutiques contre les intérêts de la population. Le combattre est une mesure de santé publique.

Une attaque supplémentaire contre les plus pauvres

Dans son projet de budget 2011, le gouvernement prévoit de diminuer le nombre d'emplois en contrats aidés et le montant des subventions accordées par contrat. Bien sûr ces emplois sont des emplois précaires, sous-payés, et il serait normal qu'ils soient transformés en emplois à temps complet, payés correctement d'autant que leur travail est utile voire indispensable. Mais, ces emplois permettent à quelques centaines de milliers de travailleurs de sortir un peu la tête de l'eau dans une situation où ils en sont réduits à vivre avec des sommes de l'ordre de 400 euros.

Alors il faut un sacré cynisme pour choisir ce poste pour faire des économies !

Des gouvernements interchangeables !

Au Portugal, le Parlement vient de voter un budget d'austérité. Des baisses de salaires dans le secteur public sont prévues, ainsi que de nouvelles hausses des impôts. Là aussi, le gouvernement choisit de faire payer la crise économique à la population laborieuse, sans toucher aux profits des capitalistes.

Seulement au Portugal comme en Espagne ou en Grèce, cette politique digne de Sarkozy, ce sont les socialistes qui la mènent.

La honte ne les étouffe pas

Les députés se sont attaqués à un régime spécial des retraites... le leur. Ils ont rogné paraît-il sur leurs avantages. Les nouvelles mesures réduisent de 30% leur retraite. Désormais, au bout d'un seul mandat de 5 ans, ils toucheront une retraite de 1 200 euros et 2 400 euros au bout de deux mandats. Et ils ne sont pas soumis aux décotes.

C'est vrai qu'ils font un métier pénible, eux !

Ryanair : l’escroquerie ça rapporte

À la mi-octobre, la compagnie aérienne Ryanair annonçait qu'elle fermait son escale de Marseille parce qu'on ne l'autorisait pas à y exploiter illégalement ses travailleurs (elle faisait travailler ses salariés marseillais selon les lois irlandaises).

La même compagnie vient d'annoncer un bénéfice net de 424 millions d'euros pour un seul semestre, en hausse de 13%. Ce n'est évidemment pas très surprenant.

Borloo voit des Grenelle partout

Borloo est tellement content du Grenelle de l'Environnement qu'il veut maintenant faire des Grenelle à propos de tous les sujets, notamment la fiscalité. Ce n'est pas surprenant : un « Grenelle » façon Sarkozy-Borloo, ça ne sert pas à grand-chose, ça rassemble beaucoup de caméras, ça fait parler de soi... tout ce qui plaît à Borloo.

En mai 68, ce qui a été acquis par les travailleurs dans les accords de Grenelle était le résultat de la grève générale et c'est cela qui a compté, pas les palabres entre syndicats, ministres et patrons.