Italie : l’opposition se range derrière Berlusconi

Pressé par les marchés financiers, le gouvernement italien tente de restaurer la confiance des spéculateurs sur sa capacité à rembourser la dette de l'Etat italien, qui atteint près de 1 900 milliards d'euros. Il vise donc à rassurer au plus vite les capitalistes en promettant de mettre en place un plan de rigueur « économisant » 40 milliards sur le dos des classes populaires.

Le gouvernement Berlusconi et « l'opposition » de gauche sont tombés d'accord pour accélérer l'adoption de ce plan au parlement.

En Italie, en Grèce, comme ailleurs, c'est l'union nationale pour imposer des sacrifices à la population.

Titi et gros minet

Le prix de l'essence n'en finit pas de grimper. Le gouvernement, faisant mine de faire quelque chose, accuse mollement le groupe Total de « manque de transparence ». Il oublie qu'une bonne partie du prix de l'essence vient des taxes que l'Etat récupère sur la vente. L'air contrit, le PDG de Total rétorque dévot que « c'est la faute au marché ». Mais le groupe pétrolier est lui-même producteur et a toute latitude d'intervenir sur les cours, et surtout il pourrait décider de vendre moins cher en prenant sur ses énormes bénéfices.

Leur numéro de duettistes est au point pour faire les poches de la population.

Libye : UMP et PS main dans la main pour une politique guerrière

Après quatre mois d'interventions militaires, les députés français discutent au Parlement de la participation française en Libye. C'est un débat de pure forme puisque, sur le fond, l'UMP et le PS sont partisans de cette intervention.

Quatre mois de bombardement, des dizaines de millions d'euros partis en fumée, des destructions considérables, tout cela pour défendre les intérêts de l'impérialisme français et son espoir de mettre la main sur une partie des hydrocarbures de la région.

Fukushima : la pollution du siècle

La décontamination du site de la centrale nucléaire de Fukushima pendra plusieurs dizaines d'années ; c'est ce qu'affirme le Premier ministre japonais. La commission japonaise de l'énergie nucléaire et TEPCO n'envisagent pas de commencer à retirer le combustible fondu avant 2021 !

Quatre mois après le tsunami qui a entrainé la catastrophe nucléaire de Fukushima, on ne peut pas dire que la situation soit réellement sous contrôle, et surtout que la population soit correctement informée ni protégée.

Centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) : la sécurité sacrifiée sur l’autel du profit

Fin juin, un article de Mediapart révélait des fuites à répétition, des rejets de gaz radioactifs et des contaminations de travailleurs. EDF a démenti tout danger de fuites. Mais la centrale de Paluel est vieillissante et les opérations de maintenance doivent être effectuées dans des délais de plus en plus courts. Priorité est faite aux profits des actionnaires au détriment de la sécurité.

Il serait urgent que l'industrie nucléaire passe sous le contrôle direct des travailleurs de ce secteur et de toute la population. Et tant pis pour les profits d'EDF !

Prime au Sénat : du beurre dans les petits fours

Une prime de 3531,61 euros a été versée fin juin à tous les sénateurs, à la suite d'une « revalorisation d'une indemnité liée à l'exercice du mandat ». Mais devant les remous, il paraît que cette prime va être annulée.

Sur les 343 sénateurs, seuls trois ont déclaré qu'ils n'accepteraient pas la prime. Pourtant, leurs indemnités d'élus (11 754 euros mensuels) les mettent largement à l'abri du besoin. Certains sénateurs pensent certainement mériter cette prime, vu leur assiduité dans l'hémicycle qu'on nous montre à la télé et le nombre de lois anti-ouvrières que la majorité du Sénat vote !

Canalisations d’eau : des fuites qui coulent toujours dans le même sens

Un rapport vient de dénoncer la vétusté du réseau de distribution de l'eau. Les fuites représenteraient une perte de 25%, soit 120 litres par jour et par abonné.

Et ce gaspillage risque de durer. Car la distribution est très largement gérée par trois sociétés privées (Veolia, Suez et Saur). Elles ont encaissé pendant des années une taxe censée couvrir les frais de rénovation, soit 3 à 10 milliards d'euros. Mais elles sont loin d'avoir investi ces sommes dans les réparations. Résultat : la moitié du réseau est vétuste et les travaux de rénovation ne concernent chaque année que 0,6 % du réseau.

Et pour ces trusts, pas question d'écorner leurs profits, même la partie indue qu'ils récupèrent.

Naissance du Sud Soudan : une Afrique pillée et morcelée

A l'issue d'une guerre civile qui aurait fait plus de deux millions de morts et quatre millions de réfugiés, le Sud Soudan, majoritairement chrétien et animiste, s'est finalement séparé du Nord à majorité musulmane.

Les grandes puissances, les États-Unis, en tête, et la France, se sont empressées de saluer cette indépendance. Mais ce n'est ni par souci démocratique, ni parce qu'elle offre un avenir pacifique aux peuples de cette région. En guerre larvée contre le nord, enclavé, sans infrastructure, sans route goudronnée, sans moyens (à peine 120 médecins pour 8,5 millions d'habitants) le Sud Soudan restera inévitablement un pays misérable.

Seulement les dirigeants impérialistes s'en moquent. Le Sud Soudan dispose de richesses fossiles que convoitent les compagnies pétrolières. Voilà qui justifie bien un soutien.