Chatel : nul en maths mais bon en cinéma

Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, a annoncé un « Plan sciences » pour, prétend-il, lutter contre l'échec des élèves en mathématiques et en sciences à l'école et au collège.

Cette annonce n'est qu'une pub bidon destinée à masquer la suppression de 16 000 postes d'enseignants l'an prochain alors que 45 000 élèves supplémentaires sont attendus.... Quand ce n'est pas pour les justifier : Chatel prône notamment l'enseignement des Sciences-Physiques et Chimiques, des Sciences de la Vie et de la Terre et de la Technologie par le même professeur au collège, c'est-à-dire par un prof à la place de trois, expliquant que cela mettrait en évidence les liens qui existent entre les sciences. Comme s'il n'y avait pas de meilleurs moyens... Nous, on y voit plutôt le lien avec la politique de saccage des services publics du gouvernement !

En mathématiques, la seule opération que maîtrise le ministre, c'est la soustraction ! C'est un problème, non ?

Égypte : les craintes des dirigeants impérialistes

Alors que les manifestations continuent en Égypte et que la répression a fait plus d'une centaine de morts, les dirigeants des grandes puissances ont fini par appeler Moubarak à faire preuve de « modération » et à engager des « réformes ». Pas question d'évoquer son départ. « La solution sera trouvée par les Égyptiens eux-mêmes », a déclaré Obama. Sarkozy, de son côté, proclamait : « C'est aux Égyptiens de décider » !

Quel cynisme ! Pendant 30 ans, la dictature de Moubarak a bénéficié d'un soutien sans faille de ces puissances, à commencer par celui des États-Unis : depuis 1979, l'Égypte est le deuxième bénéficiaire de l'aide américaine derrière Israël, ayant reçu, en 2010, 1,3 milliard de dollars d'assistance militaire et 250 millions pour les crédits civils.

Pour Obama et Sarkozy, le seul défaut de Moubarak aujourd'hui, c'est d'être incapable de mettre fin à une révolte populaire qui pourrait finir par remettre en cause les inégalités et constituer un exemple pour tous les opprimés de la région !

Une ministre qui ne connaît pas encore son métier…

La secrétaire d'État à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, a déclaré ce week-end qu'il fallait que Moubarak quitte le pouvoir. C'est ce que réclament les milliers de manifestants égyptiens... Mais pas le gouvernement français ! Conséquence : la sous-ministre en question a été convoquée à Matignon pour être sermonnée...

Mentir, être cynique, ça s'apprend... C'est un métier que d'être un ministre au service des intérêts de la bourgeoisie.

Lagardère : des profits malhonnêtement acquis de toute façon !

Le groupe Lagardère et un certain nombre de ses dirigeants de l'époque ont été mis en examen pour délit d'initiés pour une affaire qui remonte à 2006. Ils sont soupçonnés d'avoir vendu un paquet d'actions d'EADS avant que les difficultés d'Airbus, filiale d'EADS, ne soient rendues publiques et fassent chuter leur cours à la bourse, empochant ainsi une plus-value de plus de 400 millions d'euros.

Délit d'initiés ? Peut-être. Mais surtout des millions d'euros récupérés finalement sur le dos des travailleurs d'Airbus et de tous ceux qui travaillent chez ses sous-traitants aux quatre coins du monde en leur imposant une augmentation de la charge de travail, en bloquant les salaires, en supprimant 10 000 emplois dans le cadre du plan Power 8 ! Et ce sont les travailleurs qui auront à présenter la note aux actionnaires pour ce détournement massif de ces spécialistes de la haute voltige financière et du vol des salariés.

CRS : le mouvement s’étend

Le mouvement de grogne des CRS contre les suppressions de plusieurs compagnies fait tache d'huile : Marseille, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Bergerac, Perpignan... Comme ces « défenseurs de l'ordre public » n'ont pas le droit de grève, cela prend la forme d'arrêts maladie pris collectivement... ou de grèves de la faim !

Pour continuer d'alimenter les profits des actionnaires et des banquiers, le gouvernement cherche à faire des économies, y compris aux dépens de ceux qui lui servent à réprimer.

Pour les CRS qui ne veulent pas eux aussi payer la crise, une solution : faire la grève de la répression et passer du côté de ceux qui refusent , comme eux, la politique d'austérité du gouvernement !

Chiche ?

Au tour du Yémen !

Ce sont 16 000 personnes qui ont manifesté hier à Sanaa, la capitale du Yémen, pour réclamer la fin du gouvernement de Ali Abdoullah Saleh, au pouvoir depuis plus de trente ans. On ne peut qu'espérer que ce soit le début d'un soulèvement des gens du peuple.

De proche en proche, les caciques de la région, soutenus depuis des années par les grandes puissances qui y voient un facteur décisif pour maintenir l'ordre, leur ordre, pourraient être renversés les uns après les autres.

Et tôt ou tard, les peuples de là-bas comme d'ici devront se donner les moyens de se débarrasser en même temps des vrais responsables - les donneurs d'ordre, les capitalistes, ceux qui tirent les ficelles de ces sinistres fantoches.

Les travailleurs tunisiens font encore reculer le pouvoir

Les manifestations et les grèves continuent en Tunisie. La population a obtenu hier, enfin, une partie du remaniement ministériel qu'elle exige : la plupart des anciens ministres de Ben Ali ont quitté le pouvoir.

Reste le premier d'entre eux, Ghannouchi, qui s'accroche. Mais la population en colère sera certainement plus tenace que lui, et surtout infiniment plus forte.

Toujours en retard d’une époque

Le Conseil constitutionnel vient de rendre un avis déclarant « conforme à la Constitution » l'interdiction du mariage homosexuel.

Cette Constitution, imprégné de relents de la morale cléricale, autorise et glorifie la propriété privée. Elle donne l'entière liberté à un patron de fermer une usine aussi facilement qu'on jette un kleenex, quitte à réduire à la misère des milliers de familles. Mais elle interdit à deux personnes du même sexe d'être légalement mariées lorsqu'elles le souhaitent.

La liberté dont se réclament ceux qui se réfèrent à la Constitution est vraiment très... conditionnelle.