Scandale de l'assistanat

Acte I (2008-2009) : la multinationale Ford, pleurant la bouche pleine et utilisant le prétexte de la crise, annonce la fermeture de son usine de boîtes de vitesse de Blanquefort, à côté de Bordeaux.

Acte II (2009) : L'État donne 12 millions d'euros à un repreneur qui rachète l'usine à Ford et prétend la transformer pour produire des éoliennes. Mais aucune ne sortira des ateliers.

Acte III (2011) : Ford, faisant à nouveau beaucoup d'argent en produisant des voitures, rachète l'usine pour 1 € symbolique. L'État et la région s'engagent à donner à ce trust 35 à 40 millions.

Conclusion : il ne restera au mieux qu'un millier des 1 600 travailleurs de 2008. Grâce à l'État Ford aura sauvé ses profits grâce à l'argent public.

Relents nauséabonds...

Les gens possédant deux nationalités, les "binationaux", sont dans le collimateur. Un député de droite, courant après ceux de ses électeurs travaillés par le racisme, voudrait "réduire leurs droits". On se demande lesquels...

Quant aux dirigeants du foot français, ils veulent limiter la présence d'adolescents binationaux dans les centres de formation, afin d'éviter que ceux qu'ils y forment aillent shooter dans un ballon sous le maillot d'une autre nation.

C'est l'absurdité, pour ne pas dire plus sans être vulgaire des hymnes, des drapeaux, en un mot du chauvinisme, encore plus imbécile quand il se mélange avec le fric. Car le football dont on parle est avant tout un spectacle dominé par des hommes d'affaires.

A l'époque d'internet, de l'avion et des échanges de toutes sortes entre toutes les régions du monde, il est rétrograde de vouloir faire rentrer les êtres humains possédant plusieurs cultures dans une seule case nationale, datant des siècles passés. L'avenir, et pas seulement du football, est à la suppression des frontières et à la fin du découpage de l'humanité en nationalités opposées les unes aux autres.

Tant que l'industrie pharmaceutique sera aux mains des capitalistes...

Le ministre de la santé Xavier Bertrand dit sur tous les tons que c'est le laboratoire Servier qui paiera les indemnisations des victimes du Médiator. Une posture de fermeté destinée à donner le change face à l'émotion causé par le nombre de morts et de malades. Une occasion aussi de faire oublier qu'il a déjà été un ministre de la Santé bien complaisant avec Servier de 2005 à 2007.

Mais derrière les discours médiatiques, Bertrand a décidé que ce sera l'État, au travers d'un fonds public, qui paiera les indemnisations que Servier aura toute liberté d'ignorer. Ensuite l'État pourra se retourner contre Servier au travers de procédures judiciaires qui sont, justement une des spécialités de Servier qui a su, au travers de procédures juridiques, faire traîner les choses. Ces procédures prendront des années et se concluront bien après que Bertrand aura quitté son ministère. Et alors les pouvoirs publics pourront se montrer compréhensifs avec cette grande entreprise...

Gaz de schiste : l’odeur du pétrole… mais surtout du pognon

Il y a un mois, c'était promis-juré, le gouvernement allait annuler les permis d'exploration des gaz et huile de schiste en France. Mais la loi proposée aujourd'hui à l'Assemblée par la droite n'interdit pas l'exploration ; elle condamne seulement la technique de perforation par « fracturation hydraulique ». C'est la seule technique disponible pour exploiter le gaz de schiste, et elle est extrêmement polluante...

Et comme les trusts pétroliers n'ont pas seulement les dents longues, mais aussi le bras long et de bons serviteurs tant au Parlement qu'au gouvernement, faisons leur confiance pour trouver le moyen de tourner la loi. Ce ne serait pas la première fois...

Personne d’autre n’en veut, c’est pour ça qu’on Lagarde

Le prix du pétrole brut, après une baisse (toute relative) la semaine dernière, explose de nouveau. Et celui de l'essence à la pompe vient de battre son record historique.

Heureusement, il y a Super-Lagarde. Pour faire baisser les prix, elle n'a ni imposé à Total et aux autres « majors » de prendre sur leurs confortables marges bénéficiaires, ni décidé que l'Etat baisserait ses taxes. Mais, qu'on se le dise, elle a exigé et obtenu des entreprises pétrolières "l'engagement de répercuter immédiatement à la pompe toute baisse du prix des hydrocarbures".

Ouf, nous voilà donc sauvés...

1981 : la gauche au gouvernement, pour une politique anti-ouvrière

Que tous les dirigeants actuels du PS, en particulier ceux qui postulent à l'élection présidentielle, fêtent l'anniversaire de l'élection de Mitterrand à la présidence de la République le 10 mai 1981, c'est une manière de vendre leurs services pour la prochaine mandature...

Mais bien des militants et des électeurs de gauche ont été démoralisés durant cette période qui a vu les travailleurs subir le blocage des salaires, les licenciements massifs et la montée du chômage. Sans compter le fait qu'un des objectifs annoncé de Mitterrand était de réduire l'influence électorale du PCF. Ce fut, au bout du compte, un des rares engagements qu'il a réalisés. Avec, il faut le dire, le consentement des dirigeants du PCF de l'époque.

Le monde du travail n'a été en rien protégé, mais au contraire désarmé face aux attaques de la bourgeoisie. Qui de son côté n'a pas eu à regretter de cette période qui a vu les dirigeants socialistes réhabiliter la Bourse, le profit et le capitalisme, et démanteler des secteurs entiers de l'économie. Brèche qui a ouvert la voie au saccage des droits sociaux. La droite n'a au qu'à poursuivre « le sale boulot ».

Vestiges du colonialisme

À l'époque coloniale, les grandes puissances ont pillé dans le monde entier des œuvres d'art, y compris des objets sacrés, et des restes humains, dans des temples funéraires. C'est comme ça que la tête embaumée d'un guerrier maori était détenue par un musée de Rouen depuis 135 ans. Après bien des atermoiements gouvernementaux, et avec des années de retard sur d'autres pays européens, le musée vient de restituer cette tête à la Nouvelle-Zélande.

Si on en juge par les prétextes invoquées par les gouvernements successifs pour essayer d'empêcher la restitution de ces symboles à leurs pays d'origines, l'état d'esprit colonialiste n'a pas totalement disparu.

Servier doit payer

Toujours charitable avec les riches, fussent-ils criminels, le ministre de la Santé Xavier Bertrand ou ses services avaient avancé une riche idée. Dans le scandale du Mediator (500 à 2000 morts), après avoir créé un fonds d'indemnisation abondé par l'État pour les familles des victimes, il envisageait de mettre à contribution... les médecins. Finalement, devant la levée de bouclier de ces derniers, il a remballé cette idée.

Tout est bon pour essayer d'épargner Servier et ses profits.