Michelin : les actionnaires encore regonflés

Malgré un marché du pneu en recul, les profits du groupe Michelin sont en hausse de plus de 4 % et s’élèvent à 1,73 milliard pour l’an passé. Michelin a dans le même temps annoncé la fermeture de deux usines, celle de Bamberg en Allemagne et celle de La Roche-sur-Yon en France avec des centaines de suppressions d’emplois dans les deux cas. Licenciements et surexploitation des travailleurs se traduisent par des surprofits : contre ce diktat du capital, il faudra imposer l’interdiction des licenciements.

Carrefour et Loué couvent leurs profits

Le groupe Carrefour et Loué, propriété du groupe volailler LDC, ont annoncé qu’ils s’associaient avec le spécialiste mondial de l’accouvage pour produire et vendre des œufs de poules issus d'une nouvelle technique permettant de sélectionner les poules pondeuses avant leur éclosion, ce qui permet d’éviter le broyage des poussins mâles pratiqué jusque-là. Chaque œuf sera vendu 3 centimes de plus environ.

Quand il s’agit de leurs bénéfices, les capitalistes sont inventifs, ou plutôt très inventifs pour trouver des gens qui le sont à leur place.

L’école ne suffit pas à supprimer les inégalités

Selon le ministère du Travail, il y avait en 2018, 963 000 jeunes qui n’ont pas fait d’études, qui sont sans emploi, sans formation, sur les 7,5 millions de jeunes entre 16 et 25 ans. Soit près d’un jeune sur 7 !

Et parmi ces jeunes que la société laisse sur le bas-côté, les enfants d’ouvriers et d’employés sont surreprésentés.

Voilà qui relativise les discours sur l’école de la République ascenseur social et l’égalité des chances.

Cause toujours…

Le ministre chargé des relations avec le Parlement a affirmé que le gouvernement n’envisageait pas de recourir au 49.3 (l’article permettant de faire passer une loi sans la soumettre au vote des députés) pour faire passer sa réforme des retraites.

Cela pour répondre aux quelques 22 000 amendements déposés par la gauche, notamment la France Insoumise pour ralentir le vote de cette « réforme » Macron.

Le gouvernement aurait-il  recours au 49-3 ou pas ? On verra. Bien fol qui se fie aux propos d’un ministre. Mais à travers cet échange verbal, on peut constater que pour faire passer une loi, qui plus est rejetée par la majorité de la population, il lui suffit… d’attendre et de laisser causer, quitte si nécessaire de passer en force.

Le moulin Le Pen brasse l’air des campagnes et des petites villes

De passage en Gironde, la démagogue Le Pen a de nouveau dragué les électeurs des territoires dits « délaissés », ceux à l’écart des grandes villes où le chômage a explosé, où les services publics sont démantelés et la vie de plus en plus difficile. Elle leur promet « une grande politique, avec un état stratège, aménageur du territoire, pour un rééquilibrage des territoires ». Bref du vent. Car si le chômage et la misère s’accumulent à grande vitesse dans les campagnes et les petites villes, c’est bien parce que les grands patrons ferment les usines et pillent le budget de l’Etat.

Contre la dictature des capitalistes sur la société, il faudra la révolte collective du monde du travail pour leur retirer la gestion des affaires. En votant pour les listes « Lutte ouvrière – faire entendre le camp des travailleurs, » les électeurs des classes populaires pourront montrer leur accord avec cet objectif.

Excision : pas encore la fin de la barbarie

En Égypte, une fille de 12 ans est morte fin janvier suite à son excision. Cette pratique de mutilation génitale a beau être interdite par la loi, les autorités ferment les yeux, si bien que ce sont sans doute plus du trois-quarts des Égyptiennes qui sont ainsi mutilées avant d'atteindre l'âge adulte.

L'excision reste courante dans une trentaine de pays, et ce sont encore des dizaines de millions de filles qui grandissent sous sa menace.

Si, comme le disait Charles Fourier, la situation des femmes dans une société est l'indice de son degré de civilisation, au 21e siècle nous sommes loin d'être sortis de la barbarie.

Allemagne : entre droite et extrême-droite, ni murs ni frontières

Le 5 février, un dirigeant de droite, Thomas Kemmerich, a été élu à la tête de la région de Thuringe grâce aux voix du parti conservateur d'Angela Merkel, la CDU... et de celles de l'AFD, parti d'extrême-droite.

Le soutien de l'extrême-droite à la droite classique ne gênait ni Kemmerich ni ses compagnons. Mais cette alliance inédite a largement choqué en Allemagne, contraignant l'intéressé à renoncer à ses fonctions et à promettre la tenue de nouvelles élections.

L'épisode démontre, s'il en était besoin, que les forces politiques classiques ont des points communs avec l'extrême-droite, car elles veulent toutes deux gérer dans l'intérêt de la bourgeoisie. Les prétendus remparts contre l'extrême-droite invoqués servent d'excuse à cette pratique et de marchepied à cette extrême-droite.

Deliveroo : condamné aux Prud’hommes

Un livreur à vélo, qui avait commencé à travailler pour Deliveroo en 2015 et qui se bat depuis 4 ans pour ne pas être obligé d'être en prestation de service, vient de gagner aux Prud'hommes de Paris. Deliveroo a été condamné pour fraude du code du Travail à verser 30 000 € au livreur. C'est le premier livreur réclamant la requalification de son contrat de prestation en contrat de travail qui gagne en justice en France.

Ces plateformes sont des exploiteurs féroces qui exploitent tant et plus des livreurs qui n'ont d'indépendants que le nom.