Grande-Bretagne : Rishi Sunak attaque les grévistes

 

Le Premier ministre britannique, banquier très fortuné, est débordé par la vague de grèves qui secoue le pays : ambulanciers, infirmières, travailleurs des transports… Tous réclament à juste titre des augmentations de salaires pour contrer l’inflation galopante à plus de 10%.

Sunak, aux ordres du patronat, a présenté mardi 10 janvier une proposition de loi sur le service minimum pour limiter un peu plus le droit de grève.

Espérons que la colère s’étende encore : ce sera la meilleure réponse.

États-Unis: Biden dans les pas de Trump

Le 8 janvier, le président américain s'est rendu à la frontière mexicaine pour parler immigration. Seuls 30 000 travailleurs, en majorité latino-américains, pourraient se voir régulariser tous les mois, mais uniquement pour une période de deux ans, à condition d'être parrainé, et après avoir pris rendez-vous via une application mobile. Autant d'obstacles à surmonter pour ces hommes, femmes et enfants qui affrontent tous les dangers dans l'espoir d'une vie meilleure.

Biden a continué sans tergiverser la politique de Trump en matière d'immigration : les expulsions ont explosé, de 1,7 million en 2021 à 2,4 millions l'année dernière.

Qu'il soit républicain ou démocrate, le gouvernement américain est fondamentalement hostile aux travailleurs.

Kazakhstan : Tous contre la classe ouvrière

Fin 2021, des grèves et des manifestations massives avaient secoué le Kazakhstan, république d'Asie centrale riche en pétrole. En janvier 2022, le gouvernement envoyait les forces armées tirer sans sommation sur les manifestants et demandait l'intervention des parachutistes russes pour rétablir l'ordre, sans que les puissances occidentales trouvent à redire à cette intervention militaire de Poutine.

L'enquête officielle aujourd'hui menée par les autorités kazakhes conclut à « une opération planifiée » de « groupes criminels » et d'une « poignée d'extrémistes religieux ».

Pas question bien sûr de reconnaître que la colère et la détermination des ouvriers grévistes et des manifestants ont fait peur à la dictature kazakhe, et derrière elle aux grands groupes pétroliers et miniers internationaux, qui veulent exploiter les richesses du pays grâce au calme social imposé par la répression.

Hôpital : promesses creuses et attaques en vue

Macron a annoncé un énième plan pour l’hôpital, avec des paroles rassurantes, des promesses en cascade… mais quasiment aucun nouveau moyen.

Il veut remettre en cause les 35 heures, car elles seraient trop rigides. Ce qui annonce une augmentation du temps de travail.

De quoi attiser la colère des soignants, qui portent déjà à bout de bras un système de santé délabré !

Capitalisme : parasites en pleine forme

Plus de 80 milliards d’euros ont été versés aux actionnaires des entreprises du Cac 40 en 2022. Pour comparaison, le budget de l’Education nationale est de 59 milliards pour 2023.

Les actionnaires baignent dans des océans de cash. Pour imposer des embauches et que chacun ait un travail, pour payer les retraites, pour augmenter les salaires et imposer qu’ils suivent l’augmentation des prix, c’est dans ce trésor qu’il faudra puiser.

Mediator : le crime continue

Le procès en appel du Mediator s’ouvre, pour six mois. Il avait déjà fallu dix ans pour que le laboratoire Servier soit condamné en 2021 à une somme dérisoire pour « homicide et blessures involontaires ».

Les faits sont pourtant indiscutables : Servier a produit et commercialisé un médicament nocif, avec l’autorisation des instances de santé publique et le remboursement par la Sécurité sociale.

Dix ans après son interdiction, le Mediator continue de tuer mais les survivants ne veulent pas que Servier s’en sorte.

Brésil : démonstration de force réactionnaire

À Brasilia, des milliers de manifestants, soutiens de Bolsonaro, qui a perdu les élections présidentielles en fin d’année, ont occupé les bâtiments symboles du pouvoir fédéral, rappelant l’attaque de l’extrême droite américaine sur Capitole à Washington, deux ans plus tôt.

Nostalgique de la dictature des années 1960, Jair Bolsonaro s’est distingué par sa politique anti-ouvrière et anti-pauvre et ses idées rétrogrades et racistes, mortelles pour la classe ouvrière, car elles la divisent et l’affaiblissent. Ses partisans viennent de montrer qu’ils sont prêts à s’imposer, aujourd’hui contre Lula, et demain peut-être contre les travailleurs qui ne veulent pas marcher au pas.

Ce ne seront ni Lula ni l’appareil d’État qui les en protégeront. Il faudra compter sur les capacités d’organisation de la classe ouvrière, sa force et sa détermination à faire valoir ses intérêts.

Santé : le numéro présidentiel ne fait pas illusion

Dans un sondage commandé par le quotidien Les Échos, plus de la moitié des personnes interrogées estiment avoir un accès « compliqué, long et partiel » à la santé. Il faut y ajouter les 12 % qui disent ne pas avoir du tout accès aux soins.

Pas étonnant que Macron, venu faire un discours à l’hôpital de Corbeil-Essonnes sur une refondation du système de santé à coup de promesses vagues, ait rencontré le scepticisme des hospitaliers.

Les gouvernements ne peuvent pas à la fois étrangler financièrement les hôpitaux publics et assurer un fonctionnement satisfaisant du système de santé.