Plan de relance en faveur du patronat : des sous… et des sous-préfets !

Le gouvernement a décidé de créer des postes dans la fonction publique - eh oui ! - ceux de « sous-préfets à la relance », dont le rôle sera de faciliter la distribution au patronat des dizaines de milliards du plan de relance financé par l’État en s’assurant qu’il n’y aura pas des blocages administratifs, des procédures trop compliquées... C’est-à-dire en s’assurant qu’il n’y aura pas d’embuches pour que les milliards, payés par les contribuables, atterrissent dans les tiroirs-caisses des entreprises.

Pour servir le grand patronat, l’État sait se donner les moyens !

Attaque sur les APL

La ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, a annoncé la remise en route de la réforme des APL, différée depuis deux ans. Le changement du mode de calcul aboutira à des économies de l’ordre de 700 millions d’euros pour les caisses de l’État, et donc à des montants réduits pour certains allocataires.

La crise sanitaire n’est pas terminée que le gouvernement récupère dans les poches des classes populaires l’argent qu’il va redonner aux riches.

Veolia - Suez : ce n'est pas la crise pour tout le monde

Le week-end dernier, Veolia, numéro un mondial du traitement des eaux et des déchets, a annoncé son intention d'acheter près de 30 % de son grand rival Suez, le numéro deux du secteur. À terme, il s'agirait de créer un nouveau mastodonte qui pourrait valoir 40 milliards d'euros. « La concentration a commencé », a commenté le PDG de Veolia. Depuis, Suez a refusé cette OPA.

Si la crise plonge les travailleurs dans la précarité et l'insécurité, elle incite les gros requins du capitalisme à vouloir s’engraisser en avalant leurs rivaux, au détriment de la population.

Université d’été du Medef : petits cadeaux entre amis

Le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, a inauguré cette cession en déclarant : « Je suis venu vous livrer un message d’optimisme, à l’heure où les économistes prédisent des défaillances et du chômage de masse. » Il faut dire que le Premier ministre avait fait le déplacement pour annoncer quelques beaux cadeaux, notamment la prolongation du chômage partiel jusqu’au 1er novembre et des baisses d’impôts chiffrées à dix milliards d’euros.

On comprend que le grand patronat a toutes les raisons de garder le sourire…

Tour de France : sauver la famille Amaury

Le Tour de France vient de démarrer… sans grand public, sans rassemblement mais on pourra quand même suivre la grande boucle à la télévision.

La liesse populaire n'y trouvera pas son compte. Mais la priorité était surtout de préserver les finances des groupes qui gèrent les événements sportifs, notamment Amaury pour le Tour de France, où chaque coup de pédale génère du profit qui rentre dans ses caisses.

Torchon raciste

Le magazine de droite extrême Valeurs actuelles s’est distingué en mettant en scène la députée noire de La France insoumise, Danièle Obono, en esclave enchaînée.

Cette fiction carrément raciste entendait démontrer que les bénéficiaires de la traite des Noirs étaient les Africains eux-mêmes, pour contester une réalité historique, le fait que cette traite fut surtout une source d’enrichissement considérable de financiers et d’armateurs d’Europe et des États-Unis.

Les « valeurs » que défend Valeurs actuelles sont les valeurs… boursières de la grande bourgeoisie !

Retraites : Macron remet le couvert

Ce week-end, Macron a reparlé de sa réforme des retraites, différée par la crise sanitaire, prétendant même qu'elle serait favorable aux « héros de la 2ème ligne », ceux qui ont continué à travailler au péril de leur vie dans les hôpitaux et ailleurs. Mais en quoi le fait de rallonger le nombre des annuités des salariés, nécessaire pour une retraite à taux plein, serait profitable aux salariés ?

Pour le moment, Macron, prudent, laisse entendre que cette réforme n’est pas la priorité. Mais il y pense sérieusement. Restons sur nos gardes !

Rentrée des classes : en fait rien n’est prêt !

Mardi 1er septembre, des millions d’enfants et d'adolescents sont attendus dans les écoles, collèges et lycées. « Nous sommes prêts », prétend le ministre Blanquer. Certes, adultes et écoliers de 11 ans et plus seront masqués, mais la distanciation ne pourra être respectée que dans les salles de classe du primaire, car celles-ci sont trop petites dès lors qu’il faut accueillir 35 élèves ou plus comme c’est trop souvent le cas dans certains collèges et lycées.

Mais l’important pour ce gouvernement est que les enfants des travailleurs ne restent pas à la maison pour que leurs parents soient au travail et produisent du profit pour leur patron.