Promotion La Bavure

Castaner décore 9 000 policiers pour leur activité contre les gilets jaunes.

Parmi les décorés figurent ceux ayant blessé gravement une femme de 73 ans à Nice en la projetant à terre, ainsi qu'un responsable du tir de grenade ayant tué une personne qui regardait par la fenêtre de son appartement. D'autres encore ayant matraqué des personnes dans un Burger King, et un autre ayant donné l'ordre de gazer la foule lors de la fête de la musique à Nantes, entraînant la disparition d'un jeune dans la Loire...

Castaner veut donc honorer et légitimer les violences et les crimes policiers au défi de ceux qui contestent la politique d'un gouvernement dont il est un des fleurons et, au-delà, qui contestent cet ordre au service des riches. C'est logique, puisque ces exactions, c'est lui qui les a commandées. Logique, mais choquant.

 

Incendie de Notre-Dame : un silence de plomb

Suite à l'incendie de la cathédrale Notre-Dame, au cours duquel 400 tonnes de plomb s'étaient dispersées dans l'atmosphère alentour, des taux de concentration de ce métal dangereux pour la santé, parfois dix fois supérieurs au seuil d'alerte, ont été relevés notamment dans des écoles proches. La mairie de Paris affirme que ces mesures ne dépassent pas les seuils réglementaires. Méfiance ! Car, après les dissimulations de l'Agence régionale de santé et de la préfecture sur ce sujet, et après d'autres empoisonnements révélés ces dernières années, la plus grande transparence sur cette question devrait s'imposer.

Ghosn : les grands patrons osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît

Carlos Ghosn, toujours assigné à résidence à Tokyo et mis en cause dans de multiples affaires, vient de porter plainte contre Nissan et Mitsubishi Motors, dont il dirigeait la coentreprise (NMBV) basée aux Pays-Bas, et qui lui versait des millions d'euros chaque année. Il attaque pour... rupture abusive de son contrat. L'ancien PDG de Renault et Nissan réclame quinze millions d'euros. Ces chicaneries entre carnassiers du grand capital n'ont d'autre intérêt que de montrer ce que sont ces prétendus dirigeants, dont on nous explique qu'ils sont les rouages indispensables à la bonne marche de l'économie.

 

 

 

Justice, vous avez dit justice ?

La loi travail, que Macron s'est empressé de mettre en place en 2017 dès qu'il a été élu, réduit les indemnités des salariés licenciés, même en cas de licenciements reconnus comme abusifs.

Les tribunaux des prud'hommes sont en principe contraints d'appliquer un plafond des amendes, réduites, fixé à priori. Cependant quelques tribunaux des prud'hommes ont refusé de se plier à ce barème, et ont accordé des indemnités supérieures. Ils s'appuient sur les lois internationales, contestant le fait que les patrons français soient les seuls à savoir à l'avance ce que leur coûtera au maximum un licenciement, et donc peuvent budgéter à l'avance un licenciement arbitraire « sans cause réelle ni sérieuse ».

Mais la Cour de cassation vient de trancher et décide arbitrairement que la loi travail n'est pas en contradiction avec les normes internationales, ce qui fait jubiler gouvernement et patronat.

Devant les tribunaux ou dans la rue, nous disons Non au permis de licencier, à plus forte raison quand ce licenciement est abusif et arbitraire.

Le virus Ebola fait toujours des ravages

Le développement du virus Ebola en République Démocratique du Congo devient plus qu'alarmant : 1700 personnes en sont mortes l'été dernier et le virus semble se diffuser au-delà des frontières du pays.

C'est depuis 1976 que ce virus frappe en Afrique. C'est aujourd'hui la dixième épidémie, dont la plus mortelle fut celle de 2014-2016.

Et pourtant, les experts sont tous d'accord sur le fait qu'il y a toujours un manque criant de moyens pour combattre ce virus, et notamment qu'il y a pénurie de vaccins .

La santé est un marché. Les labos investissent dans la recherche et la production de produits rentables pour eux, donc qui touchent des populations solvables. Les autres peuvent mourir.

Attaque contre les retraites

Le gouvernement va bientôt déposer son projet de réforme des retraites qui instaurera un système de retraite par points. Au nom, dit-il, entre autre de l'égalité et de l'équité entre hommes et femmes (dont les pensions sont inférieures de plus de 40%), mais aussi de l'équité entre travailleurs du secteur privé et des fonctionnaires, présentés comme des privilégiés. En fait cette « réforme » est une attaque en règle contre l'ensemble du monde du travail, toutes générations confondues. Dès maintenant la riposte doit s'organiser !

Bernard Arnault : l’ennemi public numéro 2

Selon le Bloomberg Bilionaires Index, avec 108 milliards de dollars, le patrimoine du patron de LVMH Bernard Arnault a dépassé celui de l'Américain Bill Gates, longtemps l'homme le plus riche de la planète et talonnerait celui du patron d'Amazon. Sa fortune s'est accrue de 39 milliards ces six derniers mois. Et il n'est pas le seul à s'engraisser ainsi dans l'hexagone puisque les 14 plus grandes fortunes françaises ont vu leur fortune cumulée augmenter de 78 milliards de dollars dans la même période. Accumulation des richesses dans les mains de quelques parasites de l'industrie et de la finance, chômage, précarité et recul du niveau de vie de l'autre : il est grand temps d'empêcher ces malfaisants de nuire davantage et de les exproprier.

 

Magasins Tati : liquidation de salariés !

189 travailleurs de Tati sont menacés de licenciement, suite à la fermeture annoncée de treize magasins, et de la disparition quasi totale de la chaîne. Les autres magasins basculeront sous l'enseigne GIFI ou deviendront des magasins de déstockage. Le propriétaire, le groupe GPG, qui réalise un chiffre d'affaire annuel de 1,4 milliards, a bénéficié des soutiens du gouvernement socialiste puis de celui de Macron, lors du rachat des magasins Tati. Il prétendait alors ne licencier personne. Il a surtout fait de bonnes opérations immobilières qu'il va pouvoir valoriser. Ces licenciements programmés s'ajoutent aux suppressions d'emplois dans d'autres chaînes de magasins, Carrefour, Conforama, etc. Les travailleurs de la distribution sont sacrifiés aux appétits voraces des patrons de la branche. En défendant leurs emplois, leur gagne-pain, c'est aussi les intérêts du monde du travail qu'ils défendront.