1er mai : des « bavures » policières qui révèlent une politique

Avec la multiplication des images et des plaintes contre les agissements des policiers lors de la dernière manifestation du 1er mai à Paris, les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) vont avoir du travail. Un CRS lançant… un pavé, un policier giflant un manifestant, une matraque introduite dans le pantalon d’un autre manifestant. Avec le discours type guerre civile de Castaner et le sentiment d’impunité transmis à des troupes qui ne sympathisent pas toutes, loin de là, avec le mouvement ouvrier, il ne faut pas s’étonner de ces comportements.

La seule réponse du gouvernement à la colère  populaire, c’est la matraque pour défendre les classes riches. C’est ce qu’on appelle l’ordre social.

Carrefour veut positiver encore plus ses profits

Après Auchan, c’est Carrefour qui confirme une saignée des emplois. S’appuyant sur la réforme du code du travail entré en vigueur en 2018, son PDG, Bompard, entend imposer le départ de 3000 salariés par la procédure de rupture conventionnelle collective. C’est un chiffre double de celui circulant jusque-là. Une nouvelle étape dans la guerre contre les travailleurs du groupe lancé notamment par le plan « Carrefour 2022 » approuvé par son conseil d’administration où siégeait un certain Bernard Arnault, un des principaux actionnaires du groupe, et où siégera désormais son fils. Donateurs généreux pour Notre Dame un jour, licencieurs toujours.

1er mai : Castaner et les ministres pris en flagrant délit.. de mensonge

Castaner avait prétendu dès le soir du 1er mai que l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière avait été « attaqué » et que la police n’était intervenue que pour « sauver le service de réanimation ». Martin Hirsch, président de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, et d’autres ministres lui avaient emboîté le pas. Las, pour ces pourfendeurs d’« émeutiers », qui répètent à l’envi que chaque manifestant est un complice de la violence, tout prouve que ces personnes ayant franchi l’enceinte n’avaient fait que tenter d’échapper à une des nombreuses et brutales charges policières.

Aucun service de réanimation ne pourra sauver Castener et les autres de leur crise de délire... calculée et orientée. D’autant que cela ne relève pas de la santé.

Niches fiscales : Macron Pinocchio et Medef Gepetto

Lors de sa conférence de presse, destinée à conclure son « graaand débat », Macron avait laissé entendre que pour baisser l’impôt sur les revenus de 5 milliards d’euros, il s’en prendrait aux niches fiscales des entreprises. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir ce qu’il en était. Lors d’une rencontre avec le  Medef dans les locaux de l’organisation  patronale, le ministre de l’économie Le Maire a tenu à faire savoir qu’il ne toucherait ni à la manne du CICE, ni à celle du crédit recherche (CIR), ni à la baisse du taux d’impôt sur les sociétés. Il a affirmé que « la réduction des niches fiscales des entreprises n'est qu'une des sources de financement » et qu’il y a aussi pour financer ces 5 milliards la « réduction des dépenses publiques et l'augmentation du temps travaillé, avec une incitation à partir plus tard à la retraite… »  C’est-à-dire le rétrécissement des services au public et l'augmentation du temps de travail des salariés.

Faire payer les travailleurs, les chômeurs et les retraités pour financer les profits des capitalistes, c’est toujours la même politique. Là Macron n’avait pas menti !

Bénin : la population dit sa colère

Des émeutes, faisant plusieurs morts, ont éclaté dans la capitale Cotonou après des élections législatives truquées dont les principaux partis d’opposition avaient été exclus. Elles ont pris pour cible l’actuel président Patrice Talon, richissime homme d’affaires, présenté comme une sorte de modèle par les dirigeants occidentaux et les possédants du pays. Les classes populaires, qui n’ont rien vu de la croissance économique tant vanté par le pouvoir, rejettent le mépris de Talon et réclament leur dû.

« Airbus des batteries » : les États au service du grand capital (suite)

La France et l’Allemagne viennent de lancer à Berlin ce qu’ils appellent un « Airbus des batteries » pour l’automobile. 1,2 milliard d’argent public sera consacré à ce projet qui est, entre autre, une nouvelle manne pour les constructeurs comme Volkwagen, Renault ou Peugeot et leurs actionnaires déjà plein aux as. Autant d’argent qui fera défaut pour les services publics. Pour financer le patronat, les batteries des gouvernements ne sont jamais à plat.

Pour un vrai plan d'embauche et de titularisation

Sur les huit cents amendements déposés sur le projet de loi sur la fonction publique l'un d'eux réclamait une prime de précarité pour les agents en contrat à durée déterminée pour ceux qui auront des contrats inférieurs à 12 mois.

S'il est adopté, les agents précaires seront toujours jetés comme des kleenex mais avec une prime de 10% des salaires cumulés reçus. Une piètre compensation pour ceux qui ont besoin d'un travail régulier pour vivre et pour les agents titulaires plus de charge de travail.

Lang va-t-il se faire tailler un autre costume… par la justice ?

Jack Lang, ancien ministre, entre autre, de la Culture, aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, est accusé d’avoir reçu pour 195 600 euros de costume d’un grand couturier italien, le transformant ainsi en homme sandwich de la marque. Une enquête préliminaire ayant été ouverte pour « abus de biens sociaux », il se défend en expliquant que ces cadeaux n’auraient eu « aucune contrepartie ». Et on est prié, comme pour Fillon en son temps, de le croire !