« Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage » (Jean Jaurès)

Biden accuse la Chine de cacher des informations sur l'origine du coronavirus. Pékin garde sans doute secrètes des informations. Mais Washington n'a pas de leçon à donner en la matière, avec ses 800 bases militaires réparties dans des dizaines de pays et ses moyens déployés pour espionner la planète, comme les écoutes de la NSA révélées en 2015. Le discours de Biden est dans la droite ligne de ceux de Trump : présenter la Chine comme la menace pour la paix dans le monde, propagande relayée dans tous les pays occidentaux comme la France. Ce sont pourtant les pays impérialistes, États-Unis en tête, qui répandent la guerre sur tous les continents.

L'Afghanistan l'illustre de façon dramatique.

Le plan d'attaque du patronat avalisé par le gouvernement

Bruno Le Maire, actuel ministre de l’économie de Macron, et ex dirigeant de LR, s'est fait applaudir par les patrons du Medef lors de leur « université » d'été. Succès facile : il a redit mot pour mot ce que leur représentant, Geoffroy Roux de Bézieux, avait déclaré dans son discours d’ouverture. C’est donc le patron du MEDEF qui a lui-même fixé le programme du gouvernement pour l'année qui vient : réduction drastique, dès octobre, des indemnités de chômage, afin de contraindre les travailleurs à accepter n'importe quel travail et des salaires au rabais ; recul de l’âge de la retraite en septembre 2022 ; économies sur la Sécurité sociale et sur les services publics, dont celui de l'Éducation... Le patron du Medef et sa marionnette, Le Maire, ont annoncé de concert la fin du « quoi qu'il en coûte », tout en déclarant qu’il fallait maintenir les  aides  aux entreprises.

Pour enrichir les actionnaires, le grand patronat et ses larbins politiques, planifient en commun leur guerre contre les travailleurs.

L'État, exploiteur et empoisonneur

L'État a fini par verser 10 000 € à chacun des 727 mineurs de charbon lorrains qui l'attaquaient en justice pour préjudice d'anxiété. Il a fallu huit ans de procédures pour que les Charbonnages de France soient condamnés pour avoir mis leur santé en danger. Auparavant, ces travailleurs n'avaient obtenu qu'une reconnaissance partielle de leurs droits et une ridicule indemnité de 1000 € qu’ils avaient refusée en poursuivant leur combat juridique.

Jusqu'en 2020, l'État prétendait qu’il avait mis des moyens suffisants pour prévenir les maladies. Un mensonge, puisque 320 de ces travailleurs ont été touchés par des cancers et des silicoses. Pour ces mineurs, l'État s'est comporté comme tous les patrons qui exploitent les travailleurs et se moquent des conséquences que cela a eu sur leur vie.

Afrique, pas d’argent, pas de profit, pas de vaccins

Réunis, les ministres de la santé africains, membres de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont déploré « les inégalités choquantes » d’accès aux vaccins contre le Covid 19. Faute de doses disponibles, seuls quatre pays africains n’ont pu vacciner qu’à peine 10 % de leur population. La solidarité mondiale, le partage d’informations, de ressources, de technologie et d’outils de production, réclamés par le directeur général de l’OMS ne sont pas la priorité des grandes puissances et des trusts qui les dominent. Les trusts pharmaceutiques, qui détiennent les brevets et les usines, ont privilégié la production à destination des pays riches qui peuvent payer.

Pour se donner les moyens de combattre la pandémie, il faut combattre l’infection au capitalovirus. 

 

Encore une menace d'expulsion révoltante

Près de Rouen, une aide-soignante travaillant en Ehpad, Sarah Lobondo Nkayilu, originaire de République démocratique du Congo, est menacée d'expulsion. Arrivée en France en 2015, elle était alors âgée de 13 ans et avait perdu sa famille. Elle s'est accrochée pour avoir un diplôme et pouvoir ainsi travailler. Face à la pandémie, elle s'est retrouvée avec bien d’autres en « première ligne ». Mais cela ne compte pas pour les autorités qui lui refusent son titre de séjour.

Contre cette décision scandaleuse 19 000 personnes ont signé la pétition de soutien à Sarah. Des milliers de travailleurs sont victimes, comme elle, de la démagogie anti-migrants des autorités. Ces réfugiés sont des travailleurs qui doivent être libres de circuler et de s'installer.

Banques : un prêt intéressé

Les banques se réjouissent de la rentrée étudiante car c’est l’occasion pour elles de capter de nouveaux clients. Sur 2,8 millions d’étudiants, environ 10 % ont recours à un prêt, une occasion juteuse pour les banques puisque qu’un crédit de 1500 euros sur 5 ans, peut leur rapporter 240 euros. Le gouvernement a encouragé cette situation durant la crise sanitaire. Il a baissé les aides aux étudiants, et réduit l’allocation logement, en même temps qu’il garantissait ces prêts étudiants souscrits auprès des banques ! Une aide, mais aussi un piège !

Depuis un an, la précarité étudiante s’est accrue et la rentrée prochaine s’annonce encore plus chère. Une situation qui va faire des heureux … surtout du côté des banquiers.

Les patrons cherchent des exploités mais ne veulent pas les payer

Avec la prétendue reprise économique, on entend les patrons de plusieurs secteurs pleurnicher sur le manque de main d'œuvre. Le nombre de travailleurs au chômage est pourtant toujours aussi catastrophique. Les têtes et les bras disponibles ne manquent pas, mais les patrons veulent des travailleurs déjà formés, opérationnels du jour au lendemain, acceptant des salaires à la baisse et les contrats précaires. Nombre de ces patrons ne veulent pas voir leurs marges bénéficiaires égratignées par les salaires et ils s’indignent de ne pas trouver des travailleurs exploitables.

À qui la faute ?

Mort d’un fidèle serviteur de l’impérialisme français

Hissène Habré, surnommé à juste titre le "Pinochet tchadien", dictateur du Tchad de 1982 à 1990, est mort cinq ans après avoir été condamné à la prison à vie au Sénégal pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et viols. Sous son régime, la répression avait causé 40 000 morts. Il avait été soutenu par le gouvernement Mitterrand, puis lâché par la France après avoir contesté les bénéfices que la société pétrolière française Elf réalisait au Tchad. L’impérialisme français l’avait armé et soutenu jusque-là, comme il l’a fait avec son successeur, Idriss Déby.

Les dictateurs passent, et trépassent, mais la politique des impérialistes reste.