Brèves

Le public toujours au secours du privé

Brève
02/03/2009

Le futur patron de la banque qui résulte de la fusion Banque populaire et Caisse d'Épargne étant le secrétaire général-adjoint de l'Élysée, cela soulève des protestations. Et contrairement aux affirmations de Sarkozy, la commission de déontologie, qui aurait due être saisie, n'a même pas été consultée.

Il est habituel que des hauts fonctionnaires ou des politiciens passent du service de l'État au service du secteur privé. Et vice-versa.

Mais même sans cela, ils servent de gros intérêts privés. On le voit bien en ce moment quand, pour éponger les pertes abyssales des banques, les "serviteurs de l'État" versent à jet continu des milliards d'argent public dans les coffres des banquiers.

C'est une preuve - une de plus - que cet État, et les hauts fonctionnaires qui le composent, ne sont pas au service de tous, mais exclusivement au service des plus riches !

La pêche au gros

Brève
02/03/2009

Jack Lang est le dernier en date des gros poissons socialistes pêchés par Sarkozy, après Kouchner, Besson et quelques autres. Cet ex-ministre du PS sera donc l'émissaire de Sarkozy à Cuba.

Jack Lang a déclaré : "Je suis en harmonie avec moi-même". Les girouettes aussi sont en harmonie avec elles-mêmes.

Encore que rallier Sarkozy, ce n'est pas vraiment changer de politique pour des dirigeants du PS. Car ils ont mené une politique favorable aux puissances d'argent et aux exploiteurs quand ils étaient au gouvernement...

Par ici la monnaie

Brève
02/03/2009

Volvo, numéro mondial du poids lourd, annonce des pertes. Cela ne l'empêche pas d'augmenter la rémunération de ses 250 plus hauts dirigeants.

"Nous devons nous assurer de garder les personnes clé" a déclaré le président du groupe.

Pour ces gens-là, les ouvriers qui fabriquent les véhicules ne sont pas des "personnes clé", contrairement aux capitalistes qui ont conduit le monde à la crise.

Leur chouchou, le président-dictateur

Brève
02/03/2009

Pour une fois, la justice française s'en est pris au dictateur gabonais Omar Bongo, dont elle vient de bloquer les comptes en France. Il avait un différend commercial avec un patron français.

Ce dernier, grugé par les autorités gabonaises, avait atterri en prison et n'avait retrouvé la liberté que moyennant une forte amende versée directement à Bongo.

Tout cela n'empêche pas que ce tyran est resté depuis des décennies un des piliers de la politique de l'impérialisme français en Afrique, quelle que soit l'équipe qui gouvernait la France.

La relance... des milliards

Brève
02/03/2009

Dans le cadre du "plan de relance", 4,5 milliards d'euros de restitutions fiscales ont déjà été réclamés par les entreprises. Plus de 9 000 d'entre elles ont également obtenu de l'URSSAF un délai pour régler leurs cotisations sociales.

Le ministre du Budget se félicite que "les entreprises profitent à plein du plan de relance pour renforcer leur trésorerie".

Quant aux classes populaires, leur "trésorerie" est au plus mal. Mais c'est à elles que le gouvernement présente la note.

L'État contre les mal-logés

Brève
02/03/2009

À Saint-Denis, en banlieue parisienne, l'association Droit au logement a installé des familles mal logées dans un immeuble vide depuis des années qui appartient à La Poste.

Le maire PCF a pris un arrêté de réquisition afin de légaliser le relogement de ces familles. Cela ne devrait pas poser de problème puisque l'immeuble était inoccupé. Eh bien, le préfet, donc l'État, vient d'annuler l'arrêté du maire.

L'État trouve normal de réquisitionner des milliards d'argent public pour les banques, mais pas de toucher à un immeuble vide pour donner un toit à des mal-logés !

Quand l'État faisait la bombe...

Brève
02/03/2009

Douze anciens militaires, qui souffrent de cancer après avoir été en Polynésie et au Sahara lors des premiers essais nucléaires français, attaquent l'État en justice pour obtenir réparation.

Depuis près d'un demi-siècle, l'armée refuse d'indemniser ceux qu'elle a exposés à des radiations.

Espère-t-elle que tous soient morts avant que l'État soit peut-être un jour condamné à payer ?

Le chômage explose

Brève
26/02/2009

Le gouvernement vient d'annoncer 90 000 chômeurs supplémentaires en janvier 2009. Ce chiffre, ajouté à ceux, déjà catastrophiques, des deux mois précédents, porte à 200 000 la hausse du nombre de chômeurs en trois mois, une augmentation jamais vue même aux pires heures des années 1970 et 1980. Cela illustre l'ampleur de la crise qui frappe l'économie capitaliste, et que seuls les travailleurs subissent.

Autre chiffre significatif, le nombre d'heures supplémentaires aurait explosé dans la même période, avec une progression de près de 30% en 2008. Pendant que d'une main, le patronat jette à la rue des dizaines de milliers de travailleurs, de l'autre, il crève au travail ceux qu'il continue à exploiter.

Rien d'étonnant dans ces conditions à ce que les entreprises du CAC 40 aient pu réaliser 85 milliards de profits en 2008. Il est plus que temps que la colère ouvrière explose, et qu'elle impose l'interdiction des licenciements !

La crise n'est pas pour tout le monde

Brève
26/02/2009

Au Grand Palais de Paris où a eu lieu la vente des objets d'arts de la collection d'Yves-Saint-Laurent, les enchères ont explosé toutes les prévisions, et le total des ventes dépasse les 370 millions d'euros.

Voir tous ces « people » et ces bourgeois s'offrir qui un fauteuil en cuir à 22 millions d'euros, qui, plus « modestement », un vase à 440 000 euros, avec en prime les journalistes qui se pâment d'admiration, provoque un certain dégoût. Cela prouve au moins que pour certains - c'est-à-dire ceux qui en profitent - la crise n'existe pas.

« Tous dans le même bateau », disait Parisot ?

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