Brèves

GDF Suez veut encore augmenter ses tarifs

Brève
24/06/2010

GDF Suez a demandé à la Commission de régulation de l'énergie de l'autoriser à augmenter le prix du gaz de 5% en juillet. Si cette augmentation a lieu, cela fera en tout une augmentation de 15%, car le gaz a déjà augmenté de 10% en avril dernier.

Selon les défenseurs du capitalisme, la concurrence fait baisser les prix. Il faut croire que, dans bien des cas, les puissants concurrents savent s'entendre pour racketter ensemble la population.

Affaire Kerviel, ils sont fondamentalement tous complices

Brève
24/06/2010

L'ancien PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, a été auditionné au procès de Jérôme Kerviel, le trader qui est à l'origine d'une perte de presque 5 milliards d'euros. Daniel Bouton, qui a été à la tête de la Société Générale pendant 11 ans, a joué les effarouchés, dénonçant en Kerviel « un agent qui avait une capacité de mensonge et de dissimulation ». Kerviel, lui, s'est défendu en disant que bon nombre de ses supérieurs ne pouvaient pas ne pas être au courant.

Au casino de la finance, Kerviel a joué gros et il a perdu beaucoup, mais s'il a pu miser des sommes astronomiques c'est parce que tous les financiers, du trader à l'actionnaire en passant par le PDG, salivent à la moindre affaire juteuse et sont prêts à s'asseoir sur leur propre règlement si ça peut rapporter gros.

Scandale sanitaire aux Antilles

Brève
23/06/2010

Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe dans les plantations de bananes. Une étude récente vient confirmer que cet insecticide est responsable d'une augmentation de 50% des cancers de la prostate.

Mais cela fait des années que sa nocivité est connue. Cet insecticide a été interdit en 1976 aux États-Unis, mais seulement en 1990 en métropole, et en 1993 aux Antilles.

Les entreprises dont le profit est lié a la banane ont su avoir la complaisance de l'État pendant des dizaines années. La peau des travailleurs et de la population antillaise, tout cela passe bien après.

Un gendarme qui ne fait pas peur aux voleurs

Brève
23/06/2010

Alors qu'à la Bourse des sommes astronomiques s'échangent en un clin d'œil, l'organisme sensé contrôler cette finance, l'Autorité des marchés financiers, que les médias appellent exagérément « le gendarme de la Bourse », se plaint de manquer d'argent.

Cela illustre assez bien la réalité de la lutte pour la régulation de la finance dont tous les chefs d'États, d'Obama à Sarkozy, s'étaient gargarisés dans la foulée de la crise bancaire de 2008 : avant tout du blabla.

Le gouvernement se prépare à accentuer les mesures d’austérité

Brève
23/06/2010

En plus du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'État envisagerait, selon la presse, de revenir sur son engagement d'augmentation des salaires de 0,5 % en juillet. Il serait même question d'un gel des salaires sur 3 ans. Et cela malgré l'inflation et la hausse des cotisations retraite qui vont augmenter de 2,7 %. On apprend tous ces sales coups par des fuites dans la presse. Et officiellement, le gouvernement s'indigne quand il entend parler d'austérité.

Il n'y a aucune illusion à avoir : la crise pousse l'État à intensifier la guerre qu'il mène pour le patronat contre les travailleurs. Et, si on les laisse faire, les coups qu'ils nous porteront seront toujours dans les faits plus durs que ce qu'ils annoncent officiellement.

L’industrie pharmaceutique dévoreuse d’aides publiques

Brève
23/06/2010

Selon le bilan annuel des industriels du médicament, le chiffre d'affaires global de cette branche a atteint près de 50 milliards d'euros en 2009, en augmentation de 2,7%. Et chez Sanofi-Aventis par exemple, les dividendes des actionnaires ont augmenté de 9,1%.

Les commandes en grandes quantités des vaccins de la grippe A, genre de prime à la casse pour cette industrie pharmaceutique, n'y sont évidemment pas pour rien. Et l'État n'arrête pas sa générosité en si bon chemin : Sanofi-Aventis devrait toucher près de 60 millions d'euros d'aides venant du grand emprunt.

Et parallèlement, l'État serre la vis aux budgets de santé, car en réalité, ce qu'il cherche à soigner ce sont les profits.

Les mensonges de BP et la complaisance de l’État américain

Brève
23/06/2010

La fuite de pétrole qui se déverse dans le golfe de Mexique pourrait atteindre 100 000 barils par jour, selon un document interne de BP transmis en mai au Congrès américain. Or, au moment même où ce document était transmis, BP annonçait publiquement que cette fuite ne pouvait pas atteindre plus de 60 000 barils. Un mensonge de 40 000 barils par jour.

C'est à ces menteurs que le gouvernement américain a laissé la main pour gérer la catastrophe avec le succès que l'on sait.

Les vampires

Brève
22/06/2010

Pour l'année 2011, le gouvernement finalise la suppression de 16 000 d'emplois dans l'Éducation nationale. Au total, entre 2011 et 2013, c'est 100 000 postes dans la Fonction publique que le gouvernement veut rayer de la carte. Même le journal patronal Les Échos reconnaît que « l'application du principe de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite va devenir de plus en plus difficile sur le terrain ».

Les mesures d'austérité du gouvernement vont aggraver dramatiquement une situation déjà catastrophique dans les services publics comme la santé, l'enseignement ou encore les transports. Mais la haute finance veut sa dîme, quelles qu'en soient les conséquences.

La mort d’un tortionnaire

Brève
22/06/2010

La mort du général Bigeard a donné lieu à de nombreux hommages de politiciens et responsables de l'État. Bigeard s'était illustré dans les sales guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie. Colonel en Algérie, il fit largement utiliser la torture notamment au cours de ce qui a été pudiquement nommé la « bataille d'Alger » en 1957 : les parachutistes de Massu et de Bigeard ont torturé et exécuté des milliers d'Algérois. Au point que le secrétaire général chargé de la police à la préfecture d'Alger, Paul Teitgen, donna sa démission. Paul Teitgen écrivit d'ailleurs dans sa lettre de démission : « Je ne me permettrais pas cela [dénoncer ces tortures] si je n'avais pas vu au camp de Paul Cazelle [camp de détention au sud d'Alger] les traces profondes de ces mêmes sévices que j'ai subis de la part de la Gestapo ».

Pour ce genre d'exploits, Bigeard fut nommé général après la fin de la guerre d'Algérie. Ensuite il occupa le poste de secrétaire d'Etat à la défense sous Giscard d'Estaing, et finit sa carrière comme député UDF jusqu'en 1988.

Sur sa tombe, il faudrait écrire : « À son homme de main, la bourgeoisie reconnaissante ».

Imprimer txt