Brèves

Manifestations en Iran

Brève
22/06/2009

Cela fait une semaine que des manifestations contestent la réélection d'Ahmadinejad à la présidence de la république islamique iranienne. Ce régime a en effet de quoi révolter. Les iraniens subissent la misère, l'oppression des femmes et des minorités nationales et religieuses, la dictature politique... imposés par les ayatollahs.

Si les manifestants, bravant la répression, arrivent à imposer un recul du pouvoir, à porter Moussavi à la présidence il n'est pas sûr que Moussavi mènera une politique bien différente de celle d'Ahmadinejad. Car si Moussavi fait figure d'opposant aujourd'hui, il a été dans le passé premier ministre sous la houlette de l'ayatollah Khomeiny. D'autant qu'en Iran le pouvoir politique n'appartient pas au président de la république qui se trouve sur le devant de la scène, mais est aux mains du "guide suprême" qui est désigné à vie par des dignitaires religieux.

Pour gagner le droit à plus de libertés, c'est toute la struture de la République islamique que les manifestants devront ébranler.

Quant aux grandes puissances, France, USA, Grande-Bretagne..., qui en profitent pour critiquer l'Iran, ce n'est de leur part qu'hypocrisie. Ce qu'elles veulent, c'est contrôler la région... et son pétrole. Et elles sont prêtes à soutenir les pires dictatures, quand elles peuvent elles sont à leur service !

Attentat de Karachi : mensonges d'État

Brève
22/06/2009

En 2002, un attentat avait coûté la vie à 11 salariés français de la Direction des Construction Navales (DCN). Cette branche du ministère de la Défense les avait envoyé travailler dans le port pakistanais de Karachi en complément de la vente au Pakistan de sous-marins français.

Depuis 7 ans, officiellement Al-Qaida était la seule piste pour la responsabilité de l'attentat. Mais voilà qu'une autre version de ce drame vient d'être portée à la connaissance des familles des victimes.

Le contrat de vente des sous-marins a été accompagné, comme c'est très souvent le cas en cas de marché d'armement, par des clauses secrètes prévoyant des "commissions", en fait des dessous de table, pour les officiels pakistanais signant le contrat. En plus étaient prévues des "rétro-commissions", c'est-à-dire un partage de l'argent avec les officiels français.

Or Chirac, élu président de la république en 1995, avait ordonné la fin du versement de cet argent sale. Non pas pour des raisons de principes, lui-même venait de se servir des finances de la marie de Paris à son profit pendant 20 ans. Mais parce que cet argent aurait alimenté les caisses noires de son rival à la présidentielle : Balladur.

L'arrêt du versement des commissions aurait provoqué la colère des services secrets pakistanais qui ont commandité l'attentat.

Cela aurait été connu depuis le départ par les autorités françaises, au point que les services secrets français auraient a leur tour, par vengeance, assassiné au moins un officiel pakistanais.

La version servie aux familles des victimes et à l'opinion publique n'aurait été qu'un mensonge d'État destiné couvrir les aspects les moins reluisant du trafic d'arme officiel de l'État français.

L’hypocrisie de la politique du gouvernement

Brève
20/06/2009

Certains députés envisagent une loi contre le port de la "burqa" en France. La dignité des femmes ne peut en effet pas supporter l'existence de ces prisons ambulantes imposées par des dictateurs en puissance.

Et ceux des hommes politiques qui se refusent, au nom d'une prétendue liberté individuelle, à condamner la burqa, s'accommodent parfaitement de la vente d'armes aux régimes réactionnaires arabes, des bombardements contre les populations civiles en Afghanistan, et du soutien de l'État français à un régime, là-bas, qui justifie le viol conjugal.

La défense du sort des femmes dans le monde ne passe surtout pas par eux !

Dassault se réjouit de la vente d’engins de mort

Brève
20/06/2009

Suite à la visite de Sarkozy à Abou Dhabi pour inaugurer une base militaire française, les Emirats Arabes Unis négocient l'achat de 60 avions Rafale Dassault.

Quand il s'agit de vendre des armes pour les profits de Dassault à des dictatures arabes, le gouvernement ne parle plus ni de démocratie, ni de droits des femmes.

Tapie : les affaires reprennent

Brève
20/06/2009

Après avoir été notamment mouillé jusqu'au cou dans le scandale du Crédit Lyonnais, et avoir fait un petit séjour en prison pour plusieurs délits, l'affairiste Bernard Tapie a fini par se refaire une santé financière... avec l'aide de son nouvel ami Sarkozy.

Renfloué pour 285 millions d'euros avec de l'argent public, il vient d'en dépenser quelques-uns pour racheter 1% du capital du Club Méditerranée. Et ce n'est, paraît-il, qu'un début.

Connaissant les méthodes du patron Tapie - racheter, licencier, revendre, encaisser - les salariés du Club Med' ont intérêt à se préparer tout de suite à la bagarre !

Crise : la folie capitaliste

Brève
20/06/2009

Les chiffres de l'Insee publiés aujourd'hui sont catastrophiques comme tous ceux parus ces derniers mois : la crise en cours produit une récession « jamais vue depuis 1945 », et ce seront au total quelque 700 000 emplois qui seront détruits en France cette année.

700 000 personnes, valides, compétentes, capables de produire des richesses et ne demandant qu'à travailler, jetées par-dessus bord... alors que des milliards d'humains dans le monde manquent de tout, et qu'il y aurait tant à produire. Ce système économique, basé sur le marché et non sur la satisfaction des besoins, est proprement dément.

Éducation : les jeunes sacrifiés sur l’autel du profit

Brève
20/06/2009

Depuis des années, les ministres de l'Éducation se gargarisent avec le chiffre toujours promis et jamais atteint de 80% de bacheliers en France. En réalité, ce sont près de 36% des jeunes d'une classe d'âge qui n'arrivent pas au bac - et 120 000 jeunes par an qui sortent du système scolaire sans diplôme. Selon une étude menée par un organisme gouvernemental, le niveau des acquis « baisse de façon importante » pour « les élèves des milieux défavorisés ».

A force de supprimer des postes d'enseignants, de fermer des classes, de laisser se délabrer les écoles dans les quartiers populaires, le résultat est là.

Ce n'est pas la conséquence de la fatalité mais d'une politique volontairement destructrice.

Automobile : Rouler moins pour dépenser plus

Brève
20/06/2009

Selon une étude menée par l'Automobile club, le coût de l'utilisation d'une voiture est monté en flèche en 2008. Alors que les automobilistes ont en moyenne roulé moins - justement pour tenter de faire des économies - le budget consacré à la voiture a tout de même augmenté : carburant, prix des voitures neuves, note du garagiste, des pièces détachées, des assurances... tout est en hausse, avec au final une augmentation « de 5 à 7% du prix du km parcouru ».

Les automobilistes - et en particulier les travailleurs qui n'ont souvent pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour se rendre au travail - restent invariablement des vaches à lait pour les racketteurs de l'industrie automobile, les assurances et l'État.

Funérailles de Bongo : le rendez-vous de la Françafrique

Brève
18/06/2009

Aux obsèques du dictateur gabonnais Omar Bongo, le 16 juin, Sarkozy s'est déplacé personnellement, ainsi que Kouchner et Chirac. Le Floch-Prigent, l'ancien dirigeant d'Elf qui a fait de la prison pour des affaires de corruption liées entre autres à Bongo, était du voyage, ainsi que Balkany, l'ancien maire de Levallois. Que du beau monde !

Le plus drôle, ou le plus cynique, on ne sait pas, ce sont les immenses couronnes de fleurs envoyées notamment par Axa, Total, Bolloré à ces obsèques. On se demande ce qu'il y avait marqué dessus : « À Bongo, nos profits reconnaissants » ?

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