Brèves

Sarkozy exige, le Parlement dispose

Brève
21/01/2010

En juillet dernier, la Cour des comptes avait pointé du doigt les dépenses exorbitantes de l'Élysée en matière de sondages, et notamment un étrange contrat liant l'Élysée à un cabinet de sondage appartenant... à un conseiller personnel de Sarkozy.

L'opposition a demandé une enquête parlementaire sur ce sujet. Mais les députés UMP viennent de voter hier, très opportunément, un amendement excluant les services de la présidence de toute enquête de ce genre.

Quand on est président et qu'on veut dissimuler certaines pratiques, c'est toujours pratique d'avoir quelques dizaines de députés à sa botte.

Proglio : travailler plus pour gagner plus

Brève
21/01/2010

L'affaire du double salaire d'Henri Proglio, patron à la fois d'EDF et de Veolia, fait des remous. Le-dit Proglio devrait toucher quelque 2 millions d'euros de salaire annuel, en cumulant ses deux rémunérations. Sa rémunération chez EDF étant fixée par l'État, cette affaire a mis quelques ministres dans l'embarras.

Elle a aussi permis à certain d'entre eux de se surpasser : comme la ministre Lagarde qui s'est quelque peu emmêlée les pinceaux en déclarant que Proglio consacrera « un peu de son temps à Veolia », et « 100 % de son temps chez EDF ».

« 100 % de temps » plus « un peu de temps », c'est vrai que ça fait beaucoup de temps.

Retraites : Aubry d’accord avec Sarkozy

Brève
20/01/2010

La principale responsable du PS, Martine Aubry, a déclaré sur LCI qu'elle était favorable à un recul de l'âge de la retraite, « à 61 ou 62 ans ». L'âge légal de départ à la retraite a déjà été mis à mal par l'augmentation de la durée de cotisation imposée aux travailleurs, qui retardent leur départ pour ne pas être obligés de vivre avec une pension trop faible.

Après avoir préparé les attaques de la droite contre les retraites, quand il était au gouvernement, voilà maintenant que le PS reprend l'idée de supprimer la retraite à 60 ans. Avec une « gauche » comme ça, les patrons n'ont pas besoin de droite !

Encore une loi qui ne sera jamais appliquée

Brève
20/01/2010

L'UMP présente un projet de loi visant à instaurer (dans six ans) un quota de « 40% de femmes » dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC40.

Le fait qu'il n'y ait que 8% de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises ne concerne évidemment que des femmes de la bourgeoisie. Mais quand on voit le nombre de lois sur l'éga-lité salariale entre les femmes et les hommes qui ont été votées, et qui n'ont rien changé, il leur faudra de la patience.

Car en plus d'être des exploiteurs, les patrons en place sont aussi des machos.

Une société qui marche sur la tête

Brève
20/01/2010

Le groupe agroalimentaire américain Kraft Food vient de racheter son concurrent Cadbury pour la somme astronomique de 13 milliards d'euros. Une opération qui permettra, comme l'a dit la patronne de Kraft Food avec gourmandise, « des taux de rentabilité attrayants ».

Un petit calcul : ces 13 milliards pourraient permettre de financer une augmentation de salaire de 1100 euros par mois aux 98 000 employés de Kraft, pendant dix ans ! Au lieu de ça, utilisés pour une nouvelle fusion géante, il ne provoqueront, au final, que des licenciements. Le capitalisme est vraiment un système fou.

C’est l’impérialisme qui est une malédiction !

Brève
19/01/2010

Il devient insupportable d'entendre la presse se gargariser d'expressions du type « la malédiction d'Haïti », ou parler de « terrible fatalité ».

Ni le ciel, ni le hasard n'ont grand-chose à voir avec ce qui se passe en Haïti : ce qui manque avant tout à la population, c'est des infrastructures, de l'eau, de la nourriture, des engins de terrassement. Et si Haïti est si pauvre, c'est parce qu'elle a été étranglée depuis des siècles par le colonialisme, puis par l'impérialisme.

Et si le tremblement de terre est bien, lui, une catastrophe « naturelle », il ne faut pas oublier que dans les grandes villes des pays riches, comme à Tokyo, les immeubles sont construits selon des normes si drastiques qu'ils sont capables de résister à des secousses sismiques considérables.

Le chômage sécrète la misère

Brève
19/01/2010

D'après les statistiques délivrées par Pôle Emploi, un million de personnes vont se retrouver en fin de droits en 2010. Seul 40% des chômeurs en fin de droit pourraient toucher une indemnisation : soit l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), pour ceux qui ont cotisé suffisamment longtemps les années précédentes ; soit le revenu de solidarité active (RSA), pour les familles ne disposant d'aucun autre revenu.

Mais toutes verront leurs revenus baisser de façon très importante, qu'elles en soient réduites à toucher le RSA ou l'ASS, ou qu'elles ne puissent même pas y prétendre.

Les patrons se déchargent de leur politique sur la société

Brève
19/01/2010

Le président du régime d'assurance chômage, l'Unedic, a déclaré que « c'est à l'Etat et non à l'Unedic de gérer les problèmes de chômeurs en fin de droits ». Ce monsieur, en digne représentant du Medef, considère que l'État doit payer pour les ravages que produit la vague de licenciement des capitalistes !

Quant à l'État, il cherche à se défausser de ses responsabilités tout en continuant à verser largement aux capitalistes des subventions directes ou indirectes.

Il n'y a pas d'autres solutions pour que la misère ne continue pas à se répandre que de cesser de financer la patronat avec l'argent public et d'interdire les licenciements.

SNCF : concurrence = service diminué

Brève
19/01/2010

Apparemment, la SNCF se prépare à supprimer des lignes de TGV dès l'année prochaine, sur les axes Paris-Arras ou Lille-Strasbourg, par exemple. Ces lignes, insuffisamment fréquentées, ne seraient pas assez rentables pour le transporteur.

Une fois de plus, un ex-service public ne raisonne plus aujourd'hui qu'en termes de « rentabilité ». La SNCF se prépare à l'ouverture à la concurrence imminente et cherche donc à réduire ses coûts.

Et le gouvernement prétend que l'ouverture à la concurrence serait bénéfique pour l'usager ! En réalité, l'ouverture à la concurrence, c'est un service dégradé, et des prix qui ne feront que grimper.

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