Brèves

Marée noire aux USA

Brève
05/05/2010

La marée noire, issue de la destruction d'une plateforme offshore de British Petroleum, continue de polluer les côtes américaines du Golfe du Mexique. De son côté Obama, lui, fait des discours : « BP est responsable et BP paiera ».

Il est possible en effet que BP utilise une petite partie de ses énormes profits (6 milliards de dollars pour le seul 1er trimestre 2010) pour conclure des procès et financer un peu le nettoyage des côtes. Mais cela ne redonnera pas leur travail aux pêcheurs.

Et surtout tant que les compagnies pétrolières seront aux mains d'actionnaires rapaces faisant passer leurs profits avant tout, elles continueront à provoquer des catastrophes écologiques.

Frégates de Taiwan : l’argent public pour payer la note ?

Brève
05/05/2010

L'État français et Thalès devraient être condamnés pour avoir versé des pots-de-vin lors de la vente de frégates à Taiwan en 1991. Des marchands d'armes sont épinglés, tant mieux, mais c'est à 72 % l'État qui paierait... c'est-à-dire qu'on va encore prendre sur le budget, sur les dépenses publiques, pour payer les profits passés des trusts de l'armement et les faux frais des entremetteurs.

Procès Pasqua : les juges étaient compréhensifs

Brève
05/05/2010

Charles Pasqua a bien été condamné pour plusieurs affaires de corruption quand il était ministre de l'Intérieur de Chirac. Mais la cour de justice de la république (composée de magistrats et de députés) ne l'a condamné qu'à du sursis en raison de son « âge et passé au service de la France », c'est-à-dire de la bourgeoisie.

Ainsi même les plus compromis des politiciens, s'ils sont ou ont été suffisamment puissants pour faire trainer leurs procès de nombreuses années, n'ont à craindre que du sursis. Et encore... L'art de l'esquive judiciaire a été porté à ses sommets par Chirac, le mentor de Pasqua.

Le Borloo nouveau est arrivé

Brève
05/05/2010

Un an et demi après la loi Grenelle 1 sur l'environnement, voici la n° 2. Il y a des chances qu'elle ne soit pas plus efficace que la première.

Tant qu'il s'agit de mesures écologiques qui ne coûtent rien au patronat, le gouvernement n'est pas avare de discours et de leçons de morale pour la population. Mais si les patrons craignent que cela entame, ne serait-ce qu'un tout petit peu, leurs profits, alors ils font pression pour que telle taxe carbone ou telle autre taxe poids lourd soit reportée, puis oubliée.

Et le gouvernement obéit servilement. Quitte à montrer à tous qu'il ne fait que brasser du vent.

Aux crochets de l'État

Brève
30/04/2010

Le groupe Sanofi-Aventis a fait, rien qu'au premier trimestre, 1,7 milliard d'euros de bénéfices, en particulier grâce à la vente massive de vaccins contre la grippe H1N1.

Le gouvernement français lui avait commandé 28 millions de doses et en a résilié finalement 11 millions. Cela a permis aux actionnaires de réclamer et récupérer 2 millions d'euros d'indemnités payées avec l'argent public.

Pour ces gens-là, tous les prétextes sont bons pour obtenir de l'argent de l'État. Les assistés, ce sont eux.

L'ordre règne en Afghanistan

Brève
30/04/2010

Il aura fallu trois semaines à l'armée française pour reconnaître du bout des lèvres qu'elle avait lancé un missile à côté d'un groupe d'adolescents, ne laissant qu'un seul survivant.

Des civils sont tués quotidiennement en Afghanistan. Même selon les chiffres officiels 2 400 personnes civiles ont péri en 2009.

Les États-majors des armées occidentales accusent les "insurgés", comme au temps des guerres coloniales, comme pendant la guerre d'Algérie. Mais ce sont les puissances impérialistes qui ont envahi ce pays et qui contribuent largement à entretenir la guerre dont la population afghane est la principale victime.

Les profits relancés par les licenciements

Brève
30/04/2010

Plusieurs grandes entreprises industrielles européennes prévoient des profits en hausse pour cette année. « Les affaires repartent à la hausse », affirme le patron de Siemens, qui vient de relever sa prévision de bénéfices de 6,5 à 7,5 milliards d'euros.

Selon le journal patronal Les Échos, pas spécialement réputé pour ses propos en faveur des travailleurs, cette embellie des profits est due aux « mesures de compression des coûts », c'est-à-dire aux fermetures d'usines et aux suppressions de postes en général. D'ailleurs, Siemens ferme son usine de Saint-Chamond dans la Loire.

De l'aveu même du camp patronal, l'alternative, c'est donc bien : ou les patrons continuent de faire croître leurs profits en aggravant l'exploitation, ou les travailleurs empêchent les licenciements en prenant sur les profits.

États-Unis : une offensive contre l'avortement

Brève
30/04/2010

L'État de l'Oklahoma vient d'adopter des lois pour rendre encore plus difficile la possibilité d'interrompre une grossesse. Un médecin est désormais libre de ne pas divulguer aux parents les malformations du fœtus. Les femmes enceintes des suites d'un viol sont soumises à des pressions pour les dissuader d'avorter : par exemple, elles doivent faire une échographie et on les oblige à voir les images du fœtus. Toutes ces mesures visent à culpabiliser les femmes qui désirent avorter.

La liberté d'avoir un enfant ou non, est un droit fondamental des femmes qu'il faut défendre.

Propagande anti-pauvres

Brève
30/04/2010

La presse s'est faite l'écho, suite à une fuite sans doute orchestrée, d'une étude de la Caisse nationale des allocations familiales sur la fraude aux prestations sociales. Cette étude parle de plusieurs centaines de millions d'euros qui représenteraient environ 1 % des sommes versées.

Quand on sait quelles difficultés on peut rencontrer pour toucher des aides sociales, et avec quelle facilité elles peuvent être retirées (soit parce que le salaire a juste un peu augmenté, soit tout simplement par erreur de l'organisme), on peut déjà mettre en doute ce que cette enquête a répertorié comme fraude.

Et puis, s'il existe des fraudeurs, ce ne sont de toute façon que de tout petits, petits joueurs en face de ces gros fraudeurs que sont les riches bourgeois qui connaissent les mille et une manières de piller l'État. Et rappelons que chaque année, la fraude fiscale est elle de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards d'euros.

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