Brèves

Smic en berne

Brève
22/06/2009

Pas de « coup de pouce » pour le smic, qui ne va augmenter au 1er juillet, que de... 1,25%. Cela fait 0,11 euros de plus par heure travaillée. Ce n'est même pas l'inflation réelle, et le pouvoir d'achat des 3,4 millions de smicards et de leur famille va continuer de baisser. Sans doute que quand Sarkozy disait qu'il serait le « président du pouvoir d'achat », il parlait de celui de Bolloré, Bouygues, Pinault et compagnie !

Déficit : deux poids, deux mesures

Brève
22/06/2009

Pour justifier une possible augmentation de l'âge de la retraite, le gouvernement fait valoir le déficit de la branche vieillesse de la sécurité sociale : 7,7 milliards d'euros. Question déficit, le gouvernement s'y connaît : selon les chiffres annoncés hier, il s'attendrait à un trou de 115 milliards dans l'exercice 2009. Mais là, aucune restriction aux cadeaux fiscaux faits aux privilégiés ou aux entreprises n'a été annoncée !

L’amiante, un crime impuni

Brève
22/06/2009

« Nos empoisonneurs doivent être jugés sans délai », disait la banderole de la marche nationale des victimes de l'amiante, samedi 20 à Dunkerque. Ce matériau, dont la dangerosité était connue depuis un siècle, a été utilisé en France jusqu'en 1997. Aujourd'hui, quelques 3000 personnes en meurent chaque année. Quant aux criminels qui ont utilisé en toute connaissance de cause ce matériau dangereux et ceux qui les ont couverts, ils sont libres.

Vigiles en grève

Brève
22/06/2009

Les vigiles employés et travaillant à la Gare du Nord à Paris sont en grève depuis dix jours. Ils travaillent dans des conditions scandaleuses. Par exemple, à un poste de garde de l'Eurostar, les agents, payés au smic doivent rester 12 heures de suite, debout, en urinant dans des bouteilles faute de pouvoir aller aux toilettes. Ils revendiquent la majoration des heurs du dimanche, des heures de nuit, le paiement hebdomadaire des heures supplémentaires, et un 13e mois.

Alors, Securitas, qui les emploie, et la SNCF qui sous-traite ce marché, doivent payer !

Manifestations en Iran

Brève
22/06/2009

Cela fait une semaine que des manifestations contestent la réélection d'Ahmadinejad à la présidence de la république islamique iranienne. Ce régime a en effet de quoi révolter. Les iraniens subissent la misère, l'oppression des femmes et des minorités nationales et religieuses, la dictature politique... imposés par les ayatollahs.

Si les manifestants, bravant la répression, arrivent à imposer un recul du pouvoir, à porter Moussavi à la présidence il n'est pas sûr que Moussavi mènera une politique bien différente de celle d'Ahmadinejad. Car si Moussavi fait figure d'opposant aujourd'hui, il a été dans le passé premier ministre sous la houlette de l'ayatollah Khomeiny. D'autant qu'en Iran le pouvoir politique n'appartient pas au président de la république qui se trouve sur le devant de la scène, mais est aux mains du "guide suprême" qui est désigné à vie par des dignitaires religieux.

Pour gagner le droit à plus de libertés, c'est toute la struture de la République islamique que les manifestants devront ébranler.

Quant aux grandes puissances, France, USA, Grande-Bretagne..., qui en profitent pour critiquer l'Iran, ce n'est de leur part qu'hypocrisie. Ce qu'elles veulent, c'est contrôler la région... et son pétrole. Et elles sont prêtes à soutenir les pires dictatures, quand elles peuvent elles sont à leur service !

Attentat de Karachi : mensonges d'État

Brève
22/06/2009

En 2002, un attentat avait coûté la vie à 11 salariés français de la Direction des Construction Navales (DCN). Cette branche du ministère de la Défense les avait envoyé travailler dans le port pakistanais de Karachi en complément de la vente au Pakistan de sous-marins français.

Depuis 7 ans, officiellement Al-Qaida était la seule piste pour la responsabilité de l'attentat. Mais voilà qu'une autre version de ce drame vient d'être portée à la connaissance des familles des victimes.

Le contrat de vente des sous-marins a été accompagné, comme c'est très souvent le cas en cas de marché d'armement, par des clauses secrètes prévoyant des "commissions", en fait des dessous de table, pour les officiels pakistanais signant le contrat. En plus étaient prévues des "rétro-commissions", c'est-à-dire un partage de l'argent avec les officiels français.

Or Chirac, élu président de la république en 1995, avait ordonné la fin du versement de cet argent sale. Non pas pour des raisons de principes, lui-même venait de se servir des finances de la marie de Paris à son profit pendant 20 ans. Mais parce que cet argent aurait alimenté les caisses noires de son rival à la présidentielle : Balladur.

L'arrêt du versement des commissions aurait provoqué la colère des services secrets pakistanais qui ont commandité l'attentat.

Cela aurait été connu depuis le départ par les autorités françaises, au point que les services secrets français auraient a leur tour, par vengeance, assassiné au moins un officiel pakistanais.

La version servie aux familles des victimes et à l'opinion publique n'aurait été qu'un mensonge d'État destiné couvrir les aspects les moins reluisant du trafic d'arme officiel de l'État français.

L’hypocrisie de la politique du gouvernement

Brève
20/06/2009

Certains députés envisagent une loi contre le port de la "burqa" en France. La dignité des femmes ne peut en effet pas supporter l'existence de ces prisons ambulantes imposées par des dictateurs en puissance.

Et ceux des hommes politiques qui se refusent, au nom d'une prétendue liberté individuelle, à condamner la burqa, s'accommodent parfaitement de la vente d'armes aux régimes réactionnaires arabes, des bombardements contre les populations civiles en Afghanistan, et du soutien de l'État français à un régime, là-bas, qui justifie le viol conjugal.

La défense du sort des femmes dans le monde ne passe surtout pas par eux !

Dassault se réjouit de la vente d’engins de mort

Brève
20/06/2009

Suite à la visite de Sarkozy à Abou Dhabi pour inaugurer une base militaire française, les Emirats Arabes Unis négocient l'achat de 60 avions Rafale Dassault.

Quand il s'agit de vendre des armes pour les profits de Dassault à des dictatures arabes, le gouvernement ne parle plus ni de démocratie, ni de droits des femmes.

Tapie : les affaires reprennent

Brève
20/06/2009

Après avoir été notamment mouillé jusqu'au cou dans le scandale du Crédit Lyonnais, et avoir fait un petit séjour en prison pour plusieurs délits, l'affairiste Bernard Tapie a fini par se refaire une santé financière... avec l'aide de son nouvel ami Sarkozy.

Renfloué pour 285 millions d'euros avec de l'argent public, il vient d'en dépenser quelques-uns pour racheter 1% du capital du Club Méditerranée. Et ce n'est, paraît-il, qu'un début.

Connaissant les méthodes du patron Tapie - racheter, licencier, revendre, encaisser - les salariés du Club Med' ont intérêt à se préparer tout de suite à la bagarre !

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