Brèves

Un dossier plein vaut mieux qu'un vide

Brève
16/02/2009

Un ancien préfet, Jean-Charles Marchiani, condamné pour avoir touché des pots-de-vin, vient d'être remis en liberté par une grâce présidentielle.

En revanche le saboteur présumé des caténaires SNCF, dont le dossier est tellement vide qu'à deux reprises des juges ont voulu le remettre en liberté, est toujours en prison, car le parquet, c'est-à-dire le gouvernement, s'oppose à sa libération.

Toute la question n'est pas d'être innocent ou coupable, mais d'avoir la faveur de l'État.

Des euros à la mer

Brève
11/02/2009

Après le Clemenceau, qui n'en finit pas de coûter une fortune (après sa construction et son exploitation, c'est son démantèlement qui est ruineux), on apprend que l'autre porte-avions, le Charles de Gaulle, reprend du service après une réparation qui a coûté 400 millions d'euros.

Faut-il que l'État ait de l'argent à dilapider pour des joujoux militaires alors que le pays a tant besoin d'équipements !

Combien d'hôpitaux, d'écoles, de logements... aurait-on pu construire avec le budget de l'armée ?

Les petits et les très gros requins

Brève
11/02/2009

Sarkozy a annoncé qu'en 2010, on limiterait les bonus des traders. Mais ceux-ci spéculent pour le compte des banques, des grosses sociétés ou de capitalistes. Et si les traders gagnent beaucoup, ce n'est encore pas grand chose par rapport à tout ce qu'empochent les actionnaires qui les emploient et qui les commandent.

En faisant semblant d'égratigner des exécutants, Sarkozy exonère la grande spéculation. Pire, il l'encourage en distribuant des sommes colossales aux banques.

La crise ? Connaît pas !

Brève
11/02/2009

Bernard Arnault, deuxième fortune de France avec plus de 18 milliards d'euros, et PDG du premier groupe mondial du luxe, LVMH, vient d'annoncer deux choses.

D'abord, que son groupe a battu son record historique de profits avec 2,026 milliards d'euros en 2008. Ensuite, qu'il va réduire ses effectifs.

Motif ? Les ventes progressent, mais pas assez vite au goût d'Arnault. Alors, il va jeter à la rue des salariés pour doper ses bénéfices.

Un très gros cadeau au patronat

Brève
11/02/2009

La taxe professionnelle, dont Sarkozy a annoncé la suppression, est la principale source de financement des collectivités locales.

C'est un cadeau fait aux entreprises, à leurs patrons et à leurs actionnaires. Et c'est autant dont il prive les communes.

Et contrairement à ce que prétend le gouvernement, l'État ne compensera pas ce qu'il vole ainsi aux collectivités locales.

Alors, en bout de course, c'est la population qui en fera les frais. Et elle le paiera de deux façons : par la diminution de ce que les communes peuvent consacrer à leur budget social et aussi par la hausse des impôts locaux.

Et on continue !

Brève
30/01/2009

Le budget 2009 de la SNCF, qui vient d'être adopté, prévoit 1 630 suppressions de postes supplémentaires cette année.

Ces postes en moins, combien cela fera-t-il de caténaires, de kilomètres de voies supplémentaires qui seront mal entretenus ? Et combien de voyageurs et de cheminots qui feront les frais de cette politique ?

Guadeloupe : La grève générale

Brève
30/01/2009

En Guadeloupe, la grève générale se poursuit. Les travailleurs et la population se sont mobilisés pour réclamer la baisse du prix des carburants et des produits de première nécessité, ainsi qu'une augmentation des salaires. L'île est paralysée.

Mais, ici, les médias n'en parlent quasiment pas. Cela permet à Sarkozy de prétendre que, quand il y a des grèves, personne ne s'en aperçoit.

La population guadeloupéenne revendique les mêmes choses que nous. Et elle se donne les moyens d'obtenir satisfaction.

Raison de plus pour s'en inspirer !

Pôle Emploi : on sabre

Brève
22/01/2009

La direction du Pôle Emploi, l'organisme qui traite maintenant du chômage, annonce que sur 1542 sites actuels de l'ANPE et des Assedic, 586 devraient fermer cette année. Soit un tiers !

Les chômeurs auront donc plus de déplacements à faire pour leurs démarches. Mais pas plus d'offres de travail car, Pôle Emploi ou pas, ni l'État ni le patronat n'ont l'intention de créer des emplois en nombre qui soient correctement rémunérés.

Ce sont les banquiers qui commandent

Brève
21/01/2009

En contrepartie des nouveaux crédits accordés aux banquiers, Sarkozy a dit qu'il demandait à ceux-ci de renoncer à leurs bonus sur rémunérations et que les dividendes versés aux actionnaires soient "modérés". Mais, sauf deux banquiers qui disent renoncer à ce bonus, les autres ont déclaré que ce sont les conseils d'administration qui décident et que des provisions pour dividendes existent déjà.

Autrement dit, tout ce que fait Sarkozy c'est du cinéma. Les patrons, eux, font ce qu'ils veulent.

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