Brèves

Pôle Emploi : on sabre

Brève
22/01/2009

La direction du Pôle Emploi, l'organisme qui traite maintenant du chômage, annonce que sur 1542 sites actuels de l'ANPE et des Assedic, 586 devraient fermer cette année. Soit un tiers !

Les chômeurs auront donc plus de déplacements à faire pour leurs démarches. Mais pas plus d'offres de travail car, Pôle Emploi ou pas, ni l'État ni le patronat n'ont l'intention de créer des emplois en nombre qui soient correctement rémunérés.

Ce sont les banquiers qui commandent

Brève
21/01/2009

En contrepartie des nouveaux crédits accordés aux banquiers, Sarkozy a dit qu'il demandait à ceux-ci de renoncer à leurs bonus sur rémunérations et que les dividendes versés aux actionnaires soient "modérés". Mais, sauf deux banquiers qui disent renoncer à ce bonus, les autres ont déclaré que ce sont les conseils d'administration qui décident et que des provisions pour dividendes existent déjà.

Autrement dit, tout ce que fait Sarkozy c'est du cinéma. Les patrons, eux, font ce qu'ils veulent.

Encore des milliards pour les patrons

Brève
21/01/2009

De nouvelles tranches d'aides de l'État aux patrons vont être lancées. Il est prévu 10,5 milliards d'euros de plus pour les banques, qui continuent cependant de refuser le moindre risque et font des difficultés pour prêter. Et il devrait y avoir au moins 5 milliards pour les patrons de l'automobile qui ne se gênent pas pour multiplier les mises au chômage partiel et les licenciements de leurs salariés.

Bref, encore des cadeaux aux patrons, qui seront financés plus tard par la population, et rien, sinon quelques bonnes paroles, pour les travailleurs. L'État vole au secours des patrons qui ont provoqué la crise , et laisse couler les classes populaires.

Le gouvernement contre la santé

Brève
11/01/2009

"On ne peut pas laisser l'hôpital public attaqué de cette façon" a déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, suite aux réactions provoquées par la série noire d'accidents mortels dans les hôpitaux.

Mais qui donc attaque l'hôpital public en y fermant des lits, des services, en y réduisant sans cesse les emplois, en lui refusant les moyens, sinon ce gouvernement dont fait partie la ministre de la Santé ?

Celle-ci déclare : "Nous allons injecter dix milliards d'investissements dans l'hôpital..." Gros mensonge ! D'abord, ce n'est pas l'État, mais la Sécu qui paie, donc les travailleurs en tant qu'assurés sociaux. Ensuite, cela aboutit de plus en plus à financer les cliniques privées au détriment du service public.

Le gouvernement prévoit aussi 20 000 suppressions de postes dans les hôpitaux publics ! Et combien de nouvelles victimes chez les patients ?

Les complémentaires santé plus cher

Brève
11/01/2009

Les complémentaires santé vont coûter de 3,5 à 4 % plus cher cette année. Ce n'est pas étonnant, la Sécu rembourse de moins en moins et les mutuelles doivent y suppléer et donc elles augmentent leurs tarifs. Quant aux assurances santé privées, elles soignent d'abord les profits de leurs actionnaires.

À cela s'ajoute le fait que le gouvernement vient d'imposer aux complémentaires santé une nouvelle taxe pour financer la CMU.

Le directeur de la Mutualité déclare qu'"on commence à voir des adhérents quitter leur mutuelle pour des raisons financières. Avec cette taxe, de plus en plus de gens risquent de ne plus avoir accès aux complémentaires, et donc à la santé". Mais ça, le gouvernement s'en moque éperdument.

Vannes ouvertes au chômage partiel

Brève
11/01/2009

À partir du 1er janvier, les règles du chômage partiel ont changé. Le plafond annuel auquel les patrons sont autorisés passe de 600 heures à 800, et même 1 000 heures dans l'automobile et les sous-traitants, le textile, l'habillement, le cuir.

Dans ces professions, on pourra ainsi, légalement, être au chômage plus de la moitié de l'année. C'est cela, les perspectives du gouvernement !

Les salariés en chômage partiel seront désormais indemnisés par leur employeur non plus à 50% mais à 60% de leur salaire brut. Mais ce que l'on dit moins, c'est d'abord que l'État rembourse en partie les patrons de ces indemnisations quand ils mettent leurs salariés au chômage partiel. Et ensuite, qu'il vient d'être décidé d'augmenter encore, et en pourcentage et en volume, ce que l'État reverse aux patrons à ce titre !

Une façon de les aider à passer la crise en douceur, tout en les incitant à user et abuser du chômage partiel contre leurs salariés.

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