Brèves

Une sale guerre avec de sales moyens

Brève
07/07/2009

Amnesty international vient de remettre un rapport sur l'attitude de l'armée israélienne durant son offensive contre Gaza au début de l'année 2009. Les bombardements ont surtout touché des civils, largement majoritaires parmi les 1 400 morts palestiniens. Les hôpitaux, les écoles, mais aussi les troupeaux et les champs furent spécifiquement visés. Les armes utilisées sont aussi dénoncées.

Le gouvernement israélien n'a reculé devant aucun moyen pour imposer sa terreur en massacrant la population civile. En cela il est bien dans la ligne des grandes puissances impérialistes, qui sont ses alliés, et qui firent de même au Vietnam ou en Algérie.

Les patrons français lorgnent sur les rentes du pétrole irakien

Brève
07/07/2009

Dans les années 1980, les capitalistes français ont empoché jusqu'à 6 milliards d'euros annuels en Irak, avant d'être chassés par la guerre décidée par les États-Unis. Depuis ils ont perdu des marchés à cause de la concurrence américaine.

Alors Fillon a accompagné une délégation de patrons français en Irak, où ils voudraient reprendre leurs affaires quitte à appauvrir encore plus le peuple irakien déjà si meurtri par des années de guerre et de boycott, pour qu'EADS vende des hélicoptères militaires ou que Veolia obtienne des contrats.

Inde : la religion, c’est pas gay !

Brève
07/07/2009

Le Parlement indien débat actuellement de la possibilité de ne plus considérer l'homosexualité comme un crime passible de peine de prison.

Mais dans ce pays où les extrémistes religieux ne cessent de s'affronter et d'enflammer les tensions entre les communautés, cette loi crée une certaine unité oecuménique ! Les mollahs musulmans, les gourous hindous, leurs homologues Sikhs sans oublier les prêtres catholiques hurlent tous en coeur contre la dépénalisation de l'homosexualité qui serait d'après eux « contre nature ».

N'est-ce pas plutôt l'existence de ces inquisiteurs moyenâgeux qui est contre nature ?

Bilan de la cour des comptes : les banquiers encaissent sans contrepartie

Brève
03/07/2009

La Cour des comptes vient de rendre son rapport sur le plan de soutien aux banques. Le gouvernement avait débloqué à l'automne la somme vertigineuse de 360 milliards d'euros pour venir en aide au système financier. Depuis 105,7 milliards ont été utilisés. Plus de 86 milliards bénéficiant à 13 banques. Le rapport reconnait que les banques, dans leur très grande majorité, ne vont pas respecter leurs « engagements » d'augmenter de 3 à 4% leurs crédits aux particuliers et aux entreprises.

A quoi ont servi ces milliards ? Le président de la Cour des comptes, en expliquant que le dispositif censé limiter les rémunérations des dirigeants « assez largement illusoire », donne un partie de la réponse... Il aurait pu aussi s'intéresser aux dividendes versées aux actionnaires de ces banques et la réponse aurait été complète !

Couverture Médicale universelle : difficile de se soigner

Brève
03/07/2009

Une étude de l'institut de recherche et documentation en économie de la santé démontre que les bénéficiaires de la CMU sont très souvent victimes de refus de soins.

Un quart des médecins de Paris refusent sans même s'en cacher de recevoir les bénéficiaires de la CMU. Les refus sont de 9,2% pour les généralistes du secteur 1, et beaucoup plus important (33%) pour ceux du secteur 2. Ceux-ci n'ayant pas le droit d'appliquer des dépassements d'honoraires pour les bénéficiaires de la CMU, du coup ils refusent encore plus systématiquement les RDV.

Le droit à la santé ? A condition d'avoir de l'argent !

Nouvel emprunt : une aubaine pour les riches

Brève
30/06/2009

Fillon vient donc de décider de lancer à la rentrée un nouvel emprunt national. Dans le passé, ce genre d'opération s'est révélé extrêmement coûteuse, voire ruineuse, pour la collectivité.

En 1976, Raymond Barre récolta 21 milliards de francs et remboursa une somme supérieure à 30 milliards. En 1993, Balladur conçut un emprunt de 110 milliards qui aurait couté finalement près de 180 milliards de francs. Mais la palme revient sans doute au fameux emprunt Giscard de 1973 qui n'avait rapporté que 6,5 milliards de francs et coûta à l'État 76 milliards, soit 12 fois la mise.

Le gouvernement ne sait pas encore à quoi va servir ce nouvel emprunt mais il aura au moins une fonction assurée : enrichir quelques capitalistes en mal de placements sûrs.

Loi Estrosi : démagogie sécuritaire

Brève
30/06/2009

Les députés UMP et Nouveau Centre viennent d'adopter le premier article d'un texte qui crée le délit de participation à une bande violente : « Le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ».

C'est évidemment une loi démagogique qui ne réglera et n'empêchera rien. Et qui ne s'appliquera même pas aux actionnaires des grands groupes capitalistes, alors que ceux-ci, en fermant des usines et en licenciant, en « toute connaissance de cause » et « en bande organisée », « commettent des violences volontaires », « des destructions » et « dégradations de biens » à très grande échelle.

L’Éducation nationale licencie 30 000 précaires

Brève
30/06/2009

Les contrats de 30 000 « employés de vie scolaire » (EVS) ou « auxiliaires de vie scolaire » (AVS) arrivent à terme le 30 juin. Embauchés en 2006 pour remplir des fonctions d'aide à la direction d'école ou d'accompagnement des élèves handicapés pour un salaire net mensuel de 600-800 €, ces salariés, dont une partie ont plus de 50 ans, sont menacés de se retrouver du jour au lendemain au chômage, sans même avoir reçu la formation professionnelle qui leur avait été promise, et alors qu'ils ont amplement montré, depuis trois ans, qu'ils étaient indispensables au bon fonctionnement des écoles.

Pour refuser de prolonger leur contrat, Le ministère de l'Éducation nationale ose répondre qu'il veut faire bénéficier d'autres chômeurs de ce soi-disant « dispositif d'insertion »... qui permet de redevenir chômeur ! Sacré insertion !

Fillon veut mettre la retraite à soixante ans au rencart

Brève
30/06/2009

Ce week-end, le Premier Ministre François Fillon a, semble-t-il, tranché sur la question des retraites : la seule solution serait de reculer l'âge de départ à la retraite. Jusqu'ici, les différentes réformes sur les retraites n'avaient pas touché à l'âge légal de départ à la retraite qui est à soixante ans depuis 1982. Par contre, les durées de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein ont été rallongées, de trente-sept et demi avant 1994 à quarante et un ans en 2012.

En réalité, très peu de salariés (un sur trois) sont encore en activité au moment de prendre leur retraite : beaucoup sont déjà en préretraite, au chômage ou en invalidité à cause de leur travail. L'âge moyen de départ à la retraite est en moyenne à cinquante-neuf ans.

Reculer l'âge de départ à la retraite - certains ont évoqué jusqu'à soixante-sept ans - reviendrait en réalité à baisser, de façon drastique, le montant de retraites déjà souvent bien modestes malgré toute une vie de travail.

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