Brèves

Sanofi-Aventis annonce la fermeture de son site de Romainville pour fin 2013

Brève
31/03/2010

Après avoir publié des bénéfices records pour l'année 2009, de près de 8 milliards d'euros, bien dopés par la vente des vaccins pour la grippe A, le groupe Sanofi-Aventis vient d'annoncer la fermeture de son site de Romainville d'ici fin 2013. Ce site emploie actuellement environ 250 personnes.

Les grands groupes justifient les suppressions d'emplois au nom de la santé de leurs profits, du jour ou bien à venir. Donc, qu'une entreprise fasse des bénéfices ou non, cela ne garantit en rien l'emploi des salariés. Alors, empêcher que les emplois disparaissent, cela ne peut se faire que grâce à un coup de colère contre le patronat.

Justice : les intérêts de Total préservés

Brève
31/03/2010

Les médias ont annoncé que Total venait d'être condamné en appel pour le naufrage du pétrolier Erika au large de la Bretagne en 1999. Mais, le jugement est subtil. Si la cour d'appel a jugé Total coupable du naufrage, elle considère que ce n'est pas à Total de payer les dommages et intérêts, car elle ne serait pas responsable des dégâts provoqués, mais à l'armateur du navire, à son gestionnaire, et à la société qui est censée avoir vérifié l'état du navire.

Jusque-là, Total n'avait été condamné à payer que 170 millions d'euros pour les dégâts causés, ce qui n'est qu'une goutte de pétrole dans l'océan de ses profits. Et le jugement qui vient d'être rendu protège les intérêts des sociétés qui utilisent le transport maritime et qui pourraient être condamnées pour un naufrage sans avoir pour autant à payer la facture.

Quand l’État laisse les villes populaires à l’abandon

Brève
31/03/2010

La ville de Grigny dans l'Essonne, en banlieue parisienne, va demander une aide de l'État pour son budget. L'an dernier, à cause de sa dette, elle a été mise sous tutelle du préfet qui a imposé des mesures féroces contre la population de la ville : augmentation de près de 50% des impôts locaux et des coupes franches dans les budgets municipaux.

Grigny est une ville de banlieue pauvre, une des plus pauvres d'Île-de-France. La réponse de l'État face à un déficit de la ville de moins de 10 millions d'euros a été de faire payer la population. Il y a un an et demi, quand les grandes banques ont hurlé à la faillite, l'État s'est débrouillé pour leur trouver immédiatement des dizaines de milliards d'euros.

Alors, les vrais "assistés" de l'État, ce sont les actionnaires et les spéculateurs, pas les classes populaires.

Médecine du travail pour les enseignants : Luc Chatel propose le goutte-à-goutte

Brève
30/03/2010

Le ministre de l'Education nationale a annoncé qu'enfin les enseignants allaient pouvoir bénéficier d'une médecine du travail. Mais attention, avec 80 médecins embauchés, il a précisé qu'elle se réduirait au droit à un bilan de santé à 50 ans ! Et la deuxième visite médicale à 100 ans ?

L'aide du gouvernement français aux Haïtiens : des discours en jet privé

Brève
30/03/2010

Le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie a loué un jet privé à 116 500 euros pour aller à une conférence internationale sur Haïti.

Aujourd'hui, plusieurs mois après le tremblement de terre, la population de la capitale Port-aux-Princes vit toujours dans la rue, au milieu des ruines, en pleine saison des pluies.

Le cynisme de ce ministre, capable de brûler en quelques heures une telle somme, est à l'image de tous les gouvernements, qui ont joué les sauveurs devant les caméras juste après la catastrophe, mais n'ont apporté qu'une aide dérisoire comparée aux besoins et à leurs moyens.

Continental : encore une provocation patronale

Brève
30/03/2010

La direction de l'entreprise Continental, qui a fermé son usine de Clairoix l'an dernier, dans laquelle travaillaient plus de 1100 personnes, refait parler d'elle. Elle vient de proposer à ses ex-salariés un emploi en Tunisie payé 137 euros par mois.

Cette pseudo-proposition a refait monter la colère des ouvriers de Continental dont la lutte avait obligé l'entreprise à céder des indemnités de licenciement conséquentes.

En tout cas, cette provocation illustre ce que signifie "maintenir l'emploi" pour le patronat. Et seule une lutte d'ensemble du monde du travail pourra imposer que le travail soit partagé entre tous et sans diminution de salaires.

Allocation Adulte Handicapé : des augmentations dérisoires

Brève
30/03/2010

Des associations de personnes handicapées ont manifesté samedi 27 mars partout en France pour réclamer une revalorisation de l'allocation adulte handicapée. Celle-ci est actuellement de 682 euros.

Même avec les augmentations annoncées par le gouvernement (14 euros au premier avril puis de 16 euros en septembre), elle restera nettement en dessous du seuil de pauvreté qui est de 900 euros par mois.

Et les franchises médicales souvent élevées ou les augmentations continuelles du forfait hospitalier rendent encore plus insuffisant le montant de cette allocation.

Dans cette société, il n'y a aucune compassion à attendre des classes riches et des gouvernements qui les servent.

Le personnel navigant de British Airways en grève

Brève
30/03/2010

British Airways a décidé une économie annuelle de 62,5 millions de livres sterling, entièrement sur le dos des salariés de l'entreprise : baisse des effectifs en vol, gel des salaires, et contrats beaucoup plus défavorables pour les nouveaux embauchés.

Le personnel navigant de British Airways a réagi et a entamé samedi 27 mars une seconde série de débrayages étalés sur 4 jours, poursuivant ainsi une première vague de débrayages commencée le week-end dernier.

Il semble donc que la direction de cette compagnie soit tombée sur un os. Espérons qu'elle s'y cassera les dents.

Le cadeau empoisonné du gouvernement aux jeunes enseignants

Brève
30/03/2010

Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale, a annoncé une augmentation du salaire d'embauche des enseignants. Cela concernerait au total un quart des effectifs et cette augmentation serait d'environ 157 euros. Une petite minorité d'agrégés recevrait, elle, 259 euros.

On sait comment le gouvernement finance cela : en supprimant près de 13000 postes d'enseignants stagiaires.

Derrière l'annonce d'une revalorisation du salaire d'embauche des enseignants se cache en fait une dégradation considérable des conditions d'enseignement car ces postes en moins vont mécaniquement entraîner des classes encore plus surchargées.

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