Brèves

Les petits et les très gros requins

Brève
11/02/2009

Sarkozy a annoncé qu'en 2010, on limiterait les bonus des traders. Mais ceux-ci spéculent pour le compte des banques, des grosses sociétés ou de capitalistes. Et si les traders gagnent beaucoup, ce n'est encore pas grand chose par rapport à tout ce qu'empochent les actionnaires qui les emploient et qui les commandent.

En faisant semblant d'égratigner des exécutants, Sarkozy exonère la grande spéculation. Pire, il l'encourage en distribuant des sommes colossales aux banques.

La crise ? Connaît pas !

Brève
11/02/2009

Bernard Arnault, deuxième fortune de France avec plus de 18 milliards d'euros, et PDG du premier groupe mondial du luxe, LVMH, vient d'annoncer deux choses.

D'abord, que son groupe a battu son record historique de profits avec 2,026 milliards d'euros en 2008. Ensuite, qu'il va réduire ses effectifs.

Motif ? Les ventes progressent, mais pas assez vite au goût d'Arnault. Alors, il va jeter à la rue des salariés pour doper ses bénéfices.

Un très gros cadeau au patronat

Brève
11/02/2009

La taxe professionnelle, dont Sarkozy a annoncé la suppression, est la principale source de financement des collectivités locales.

C'est un cadeau fait aux entreprises, à leurs patrons et à leurs actionnaires. Et c'est autant dont il prive les communes.

Et contrairement à ce que prétend le gouvernement, l'État ne compensera pas ce qu'il vole ainsi aux collectivités locales.

Alors, en bout de course, c'est la population qui en fera les frais. Et elle le paiera de deux façons : par la diminution de ce que les communes peuvent consacrer à leur budget social et aussi par la hausse des impôts locaux.

Et on continue !

Brève
30/01/2009

Le budget 2009 de la SNCF, qui vient d'être adopté, prévoit 1 630 suppressions de postes supplémentaires cette année.

Ces postes en moins, combien cela fera-t-il de caténaires, de kilomètres de voies supplémentaires qui seront mal entretenus ? Et combien de voyageurs et de cheminots qui feront les frais de cette politique ?

Guadeloupe : La grève générale

Brève
30/01/2009

En Guadeloupe, la grève générale se poursuit. Les travailleurs et la population se sont mobilisés pour réclamer la baisse du prix des carburants et des produits de première nécessité, ainsi qu'une augmentation des salaires. L'île est paralysée.

Mais, ici, les médias n'en parlent quasiment pas. Cela permet à Sarkozy de prétendre que, quand il y a des grèves, personne ne s'en aperçoit.

La population guadeloupéenne revendique les mêmes choses que nous. Et elle se donne les moyens d'obtenir satisfaction.

Raison de plus pour s'en inspirer !

Pôle Emploi : on sabre

Brève
22/01/2009

La direction du Pôle Emploi, l'organisme qui traite maintenant du chômage, annonce que sur 1542 sites actuels de l'ANPE et des Assedic, 586 devraient fermer cette année. Soit un tiers !

Les chômeurs auront donc plus de déplacements à faire pour leurs démarches. Mais pas plus d'offres de travail car, Pôle Emploi ou pas, ni l'État ni le patronat n'ont l'intention de créer des emplois en nombre qui soient correctement rémunérés.

Ce sont les banquiers qui commandent

Brève
21/01/2009

En contrepartie des nouveaux crédits accordés aux banquiers, Sarkozy a dit qu'il demandait à ceux-ci de renoncer à leurs bonus sur rémunérations et que les dividendes versés aux actionnaires soient "modérés". Mais, sauf deux banquiers qui disent renoncer à ce bonus, les autres ont déclaré que ce sont les conseils d'administration qui décident et que des provisions pour dividendes existent déjà.

Autrement dit, tout ce que fait Sarkozy c'est du cinéma. Les patrons, eux, font ce qu'ils veulent.

Encore des milliards pour les patrons

Brève
21/01/2009

De nouvelles tranches d'aides de l'État aux patrons vont être lancées. Il est prévu 10,5 milliards d'euros de plus pour les banques, qui continuent cependant de refuser le moindre risque et font des difficultés pour prêter. Et il devrait y avoir au moins 5 milliards pour les patrons de l'automobile qui ne se gênent pas pour multiplier les mises au chômage partiel et les licenciements de leurs salariés.

Bref, encore des cadeaux aux patrons, qui seront financés plus tard par la population, et rien, sinon quelques bonnes paroles, pour les travailleurs. L'État vole au secours des patrons qui ont provoqué la crise , et laisse couler les classes populaires.

Le gouvernement contre la santé

Brève
11/01/2009

"On ne peut pas laisser l'hôpital public attaqué de cette façon" a déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, suite aux réactions provoquées par la série noire d'accidents mortels dans les hôpitaux.

Mais qui donc attaque l'hôpital public en y fermant des lits, des services, en y réduisant sans cesse les emplois, en lui refusant les moyens, sinon ce gouvernement dont fait partie la ministre de la Santé ?

Celle-ci déclare : "Nous allons injecter dix milliards d'investissements dans l'hôpital..." Gros mensonge ! D'abord, ce n'est pas l'État, mais la Sécu qui paie, donc les travailleurs en tant qu'assurés sociaux. Ensuite, cela aboutit de plus en plus à financer les cliniques privées au détriment du service public.

Le gouvernement prévoit aussi 20 000 suppressions de postes dans les hôpitaux publics ! Et combien de nouvelles victimes chez les patients ?

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