Grande-Bretagne : privatisation ou nationalisation, les capitalistes toujours gagnants

Brève
17/05/2018

L'État britannique a annoncé la renationalisation temporaire des lignes de train de l'est du pays. Virgin et Stagecoach, second transporteur de voyageurs en Grande Bretagne, devaient reverser à l'État 3,75 milliards d'euros sur huit ans. Ces lignes ne dégageraient pas assez de bénéfices pour cela.

Le patron de Stagecoach a protesté... pour la forme. Depuis la privatisation du rail dans les années 1990, les compagnies privées se sont bâti de solides fortunes. Et l'État britannique annonce qu'il envisage un partenariat public-privé pour exploiter ces lignes renationalisées. Autrement dit, les bénéfices pour le privé, et les coûts pour la collectivité.

Donc de gros bénéfices garantis pour les capitalistes, et un recul tout aussi garanti pour les voyageurs et une dégradation des conditions de travail pour les cheminots : c'est à l'image de ce que prépare le « pacte ferroviaire » de Macron pour la SNCF.