Les naufrageurs récompensés

Brève
10/09/2019

Les hauts cadres du groupe Vivarte ont perçu en 2017 et 2018, près d'un million d'euros de primes exceptionnelles auxquelles il faut ajouter des primes sur objectif de plus de deux millions d'euros. Une révélation choquante, en particulier pour les travailleurs licenciés ces dernières années sous le faux prétexte que le groupe était financièrement à bout de souffle.

Vivarte s'est en effet débarrassé, entre 2014 et 2017, des enseignes André, Kookaï ou La Halle. Les effectifs sont passés de 22 000 à 14 000. Des centaines de magasins ont été fermés et plus de 2000 emplois supprimés. Le groupe se retrouve aujourd'hui avec des dettes qu'il ne peut plus, dit-il, payer. Cette gestion catastrophique pour les travailleurs explique les primes mirobolantes que les hauts cadres ont empochées.

C'est révoltant mais pas étonnant, tant les capitalistes ont l'habitude de récompenser généreusement ceux qui bonifient leurs profits en sacrifiant les travailleurs.

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