Maroc : à Jerada la colère couve, l’État réprime

Brève
10/11/2018


Le roi du Maroc

Dans la ville minière sinistrée de Jerada, au Maroc, la colère de la population ne cesse pas. L'arrêt des mines de charbon il y a plus de 20 ans n'empêche pas, faute d'autres ressources, des mineurs de continuer d'y extraire du charbon dans des conditions précaires, au péril de leur vie. Après plusieurs morts suite à des effondrements de galeries, de puissantes manifestations ont obligé le gouvernement à réagir : après les troupes contre la protestation populaire, le pouvoir a fait dépêcher ses ministres pour prêcher le retour au calme en promettant une relance de l'économie locale...

Mercredi 6 novembre, un nouveau décès accidentel d'un mineur de 18 ans a fait descendre des centaines de manifestants dans les rues de Jerada. Le lendemain, le tribunal d'Oujda condamnait à des peines de 3 à 5 ans de prison ferme neuf des manifestants de mars dernier pour participation à une manifestation non autorisée.