Qatar : du sang dans le béton

Brève
24/02/2021

Il y a dix ans, le Qatar obtenait l'organisation de la Coupe du monde de football 2022. Depuis, 6500 travailleurs sont morts sur les chantiers qui la préparent. Venant d'Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh ou du Sri Lanka, ces travailleurs immigrés sont traités comme de la chair à béton. On leur impose des journées de travail à rallonge dans une température qui peut dépasser les 50°C. La sécurité sur les chantiers est négligée, le droit du travail n'existe pas et les salaires ne sont pas toujours versés.

Pour les bétonneurs dont Bouygues et Vinci, pour les équipementiers sportifs, les diffuseurs et de nombreux annonceurs, la Coupe du monde est une immense machine à cash. De l'argent qui a l'odeur du sang et de la sueur des travailleurs immigrés.

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