Universités : la sélection s'aggrave

Brève
10/08/2017

Photo : Jokx

En décembre 2016, François Hollande et son gouvernement avaient prétendu que l'introduction de la sélection à l'entrée en master (c'est-à-dire entre la 3ème et la 4ème année d'études supérieures) serait un progrès par rapport au schéma antérieur, où la sélection se faisait entre la 4ème et la 5ème année. Même le syndicat étudiant UNEF avait alors applaudi.

Sur les 130 000 étudiants qui chaque année décrochent leur licence (leur « bac +3 »), ils sont plus de 90 000 à vouloir poursuivre en master (pour obtenir au bout leur « bac +5 »). Mais du fait de la réforme, ils sont des milliers à se faire claquer la porte au nez, et un millier d'entre eux ont décidé de déposer un recours pour débloquer la situation.

La sélection dans l'enseignement supérieur, non dite mais bien réelle, fait déjà bien des dégâts, tant les enfants d'ouvriers et d'employés, en général obligés d'exercer une activité salariée, sont pénalisés. Alors un obstacle de plus à surmonter, c'est un obstacle de trop.