Smart Hambach

Non à la dictature capitaliste !

Brève
14/07/2020

Jeudi 8 juillet, plusieurs centaines de travailleurs ont débrayé à l’usine Smart de Hambach pour protester contre les menaces sur l’emploi qui pèse sur eux. La semaine précédente, tout le monde avait appris par un simple communiqué que Mercedes remettait en cause son plan de démarrage d’un nouveau véhicule et déclarait vouloir revendre le site de la Smart où travaillent 1 600 salariés.

Mercedes avait engagé 500 millions de travaux pour fabriquer en Moselle un SUV Mercedes électrique. Des travaux largement subventionnés par les pouvoirs publics au nom du maintien des emplois. Les travailleurs ont vite fait le compte 500 millions : c’est 312 000 euros par salarié du site de Hambach.

Lors du CSE, la direction a confirmé les intentions du groupe Daimler-Mercedes, sans plus de précision. Un repreneur est tout d’un coup apparu. Un coup, concerté avec Mercedes : Jim Ratcliff, la 5ème fortune britannique, qui dirige le groupe pétrochimique Ineos et qui prétend vouloir se lancer dans l’industrie automobile.

Le problème c’est qu’Ineos ne promet que 500 emplois. Loin des 1 600 emplois du site de la Smart. Il est clair que Mercedes a sorti ce repreneur pour se débarrasser de ce site arrosé de fonds publics et sous-traiter les licenciements à venir.

Mercedes fait l’unanimité contre lui. Des ouvriers à l’encadrement qui se sent trahi par la direction de Mercedes. Il y a quatre ans, Mercedes avait imposé de travailler 39 heures payées 37 sous prétexte de sauver l’emploi. On voit ce qu’il en est aujourd’hui !

Tout cela suscite un sentiment de colère contre Mercedes. D’autant que la seule raison de la vente du site de la Smart, c’est de faire remonter le cours de l’action. Moins d’usines c’est plus de profits.

Et en retour, Mercedes voudrait faire trimer davantage les travailleurs d’Allemagne qui fabriquent déjà le véhicule qui devait être fabriqué également à Hambach.

Alstom

La seule chose qu’ils veulent transporter c’est la part des actionnaires

Brève
11/07/2020

Alstom Transport veut racheter Bombardier Transport et met six milliards d’euros sur la table pour cela.

Pour contourner le possible risque de refus de la commission européenne pour position de monopole, Alstom se dit prête à céder l’usine de Reichsoffen située en Alsace et ses 780 travailleurs. En 2016, lorsque Alstom voulait fermer l’usine de Belfort, la direction prévoyait de transférer les fabrications de Belfort à Reischoffen ! Maintenant elle envisage de se débarrasser de l’usine de Reichsoffen et de ses salariés comme on jette un Kleenex.

Pour les capitalistes, les usines sont des machines à profit. Alors qu’on manque de transports en commun, la seule volonté de ceux qui détiennent les usines qui les fabriquent, c’est que cela rapporte. Et tant pis si la population manque de moyens de transports en commun !

Strasbourg : Manifestation de travailleurs d’Onet

Des travailleurs de la sécurité en colère

Brève
07/07/2020

Lundi 6 juillet, une vingtaine d'agents de sécurité de la filiale sécurité du groupe Onet ( Main Sécurité) ont manifesté aux cris de "Onet, malhonnête !" pendant une heure devant l'entrée du siège du Crédit Mutuel dans le quartier du Wacken à Strasbourg et distribué un tract aux employés du Crédit Mutuel.

Pourquoi devant le siège du Crédit mutuel ? Parce qu'ils sont une trentaine à assurer la sécurité de cette banque et qu'ils ont travaillé pendant toute la période du confinement. Ils sont révoltés par le mépris de leur direction qui ne leur accorde que 100 € bruts de prime pour toute la période et encore pas pour tous.

Comme beaucoup d'autres travailleurs dans leur cas, ils veulent être reconnus, et pas seulement par des belles paroles. Leurs revendications sont pourtant modestes, 1€ par heure travaillée pendant tout le confinement et pour tous les salariés, le maintien du salaire à 100% pour tous les salariés en activité partielle ou arrêt dérogatoire Covid 19, la reconnaissance automatique en maladie professionnelle du coronavirus pour les salariés Main Sécurité atteints et l'attribution sans aucune forme de conditions de la totalité du montant de la gratification de fin d'année pour tous les salariés concernés. Selon les calculs d'un représentant syndical, la satisfaction de ces revendications se chiffrerait à 500 000 €. Pour une entreprise dont le chiffre d'affaires était de 2 milliards en 2018, il y a encore de la marge !

Ces revendications sont avancées par une intersyndicale à l'échelle du pays avec des mouvements aux formes diverses selon les endroits où Main sécurité assure la protection : banques, hôpitaux, etc… et de Marseille à Valenciennes en passant par Strasbourg.

Cette action est juste un avertissement et les travailleurs semblent décidés à ne pas en rester là

Hôpital de Bar-le-Duc

Menaces sur les urgences

Brève
04/07/2020

Déjà ce sont des difficultés de recrutement des médecins qui ont servi de prétexte à la fermeture de la maternité de Bar-le-Duc

Mardi 30 juin 150 personnes ont manifesté sur le parvis de l’hôpital de Bar-le-Duc pour faire entendre leur colère. La direction de l’hôpital veut en effet fermer une troisième ligne d’astreinte aux urgences, ce qui mettrait en difficulté le service des urgences en rendant plus difficile encore le recrutement de médecins.

Pour le moment la direction est revenue en arrière, mais l’inquiétude persiste. Avec les urgences, c’est la pérennité de l’hôpital qui est menacée, quand on sait que, déjà, les services de maternité et de pédiatrie ont été fermés il y a deux ans.

Après comme avant la crise sanitaire, les hôpitaux continuent à être l’objet d’attaques incessantes. Comme si la période récente n’avait pas montré qu’il est urgent de leur fournir massivement des moyens…

France Rail Industry (Hayange)

Usine à vendre !

Brève
04/07/2020

Fabrication de rail. L'usine d'Hayange suscite les convoitises

Cette usine de 470 salariés, qui produit des rails pour la SNCF, est à vendre suite à la déconfiture de British Steel. Cinq groupes sont sur les rangs pour la racheter et les uns et les autres rivalisent de propositions industrielles et promettent de garantir l’emploi afin d'obtenir la décision de la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg.

Les travailleurs ont toutes les raisons d’être méfiants face à ces requins. L’exemple de la reprise chaotique par l’un d’eux de l’usine Ascométal de Saint-Saulve, dans le Nord, qui fournit Hayange en blooms, est là pour montrer que les capitalistes ne cherchent qu’à faire de l’argent et rien d’autre.