Reims

Livraisons à domicile : les livreurs livrés à eux-mêmes

Brève
07/05/2021

Mardi 4 mai, la police de Reims a procédé à des contrôles à l’encontre des livreurs (Ubereats, Deliveroo, etc) qui se retrouvent place d’Erlon pour récupérer les commandes qu’ils doivent transporter.

Selon la presse, dix travailleurs sur 27 seraient en situation irrégulière ; ils ont été emmenés au commissariat, avec ordre de quitter le territoire français.

Cette répression est révoltante. Hier, Macron encensait les travailleurs en "première ligne" ; les livreurs en faisaient partie. Aujourd’hui il leur envoie sa police. Il n’a pas expédié ses patrouilles vérifier dans les usines PSA, Renault ou Michelin la « situation irrégulière » de bien des patrons qui se moquent comme de leur première chemise des protocoles anti-covid. Non, il s’attaque aux livreurs, aux travailleurs les plus précaires pariant que  sa « chasse aux exploités », aux "forçats du bitume" lui fera gagner quelques points de popularité dans les sondages. 

A force de mimer Le Pen, Macron finit par lui ressembler.

Jeux Olympiques

Base arrière pour les profits

Brève
06/05/2021

En Haute-Marne, l'Agglomération de Chaumont a décidé de transformer Palestra, une installation sportive en cours de construction, en structure labellisée « base arrière ». Il s’agit de figurer dans un catalogue de 415 centres de préparation que les athlètes pourront choisir pour venir s’entraîner. Le territoire de l’agglomération de Chaumont a également été labellisé « Terre de jeux » pour les JO de 2024, avec l’argument de « faire vivre à tous les émotions des JO et à changer le quotidien des habitants grâce au sport en permettant au plus grand nombre de vivre l’aventure olympique et paralympique dès maintenant ».

Sauf que les millions qui ont été consacrés à Palestra sont surtout venus enrichir Vinci et autres consortiums, pour au final voir augmenter les tarifs de la piscine, pour les habitants des quartiers populaires limitrophes. La base arrière des jeux olympiques est donc surtout une opération de communication vers l’extérieur, qui n’a rien à voir avec les intérêts de la population.

Vidéosurveillance

Mettre la poussière sous le tapis

Brève
06/05/2021

La ville de Chaumont a décidé d’étendre le nombre de caméras de vidéosurveillance avec l’argument de répondre à des habitants qui le demandent, du fait d’incivilités et de dépôts d’ordures. Sauf que la vidéosurveillance n’a jamais fait la preuve de son efficacité et mise à part une volonté de répondre à un sentiment d’insécurité, le seul véritable effet qu’aura cette extension sera de permettre à des marchands de caméras de faire leur beurre, tout en renforçant l’idée qu’il faut se barricader.

Cette politique est à l’image de celle qui est pratiquée dans tout le pays : plutôt que de s’attaquer aux causes de l’insécurité, c’est-à-dire la misère avec tout ce qu’elle engendre, il s’agit de se réfugier derrière de fausses solutions sécuritaires.

Construction d’une école

Des réductions en perspective

Brève
05/05/2021

À Chaumont, deux écoles vont être regroupées en une seule. Avec l’argument de reconstruire des écoles vétustes et énergivores, le regroupement se fait en construisant une structure pouvant accueillir jusqu'à 350 élèves, pour du primaire. Dans l'immédiat, le nombre de classe sera moindre puisque de 11 classes actuellement, cette nouvelle école n’en compterait plus que 9. Sans compter les économies d’échelle que le regroupement suppose, il s’agit donc de construire des entités plus grandes avec un encadrement enseignant plus réduit.

Une politique qui va dans le même sens que la réduction des effectifs dans l’éducation nationale, avec toujours moins d’enseignants pour des classes de plus en plus chargées.

Ségur de la santé

Une colère bien légitime

Brève
05/05/2021

Mardi 27 avril, des dizaines de soignants des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) se sont réunis, à Nogent, pour manifester leur colère d’être exclus du dispositif « Ségur de la santé » qui accorde 183 euros d’augmentation aux soignants considérés comme en première ligne face à l’épidémie de Covid. C’est que les soignants ne sont pas logés à la même enseigne selon qu’ils appartiennent au secteur du social ou du médico-social.

Une situation qui vient illustrer de quelle manière le gouvernement agit en utilisant les primes pour diviser les salariés, davantage que pour revaloriser leur salaire.