Strasbourg

Les pompiers aussi !

Brève
17/01/2020

Aujourd’hui, vendredi 17 janvier, un millier pompiers du Bas-Rhin ont manifesté à Strasbourg. Cette manifestation était surtout l’occasion pour eux de protester contre les agressions de pompiers qui se multiplient ces derniers mois. Leur revendication, c’est d’être mieux protégés contre ça, ce qui est bien la moindre des choses.

Mais il ne faut pas oublier que cela fait plus de 6 mois que de nombreux pompiers de France, dont ceux du Bas-Rhin, se déclarent « en grève » - même s’ils ne peuvent pas arrêter le travail – parce qu’ils exigent de meilleurs salaires (la « prime de feu », comme ils disent), et la reconnaissance du « métier à risque ». Et comme tous les travailleurs en lutte en ce moment, ils refusent que leurs droits à la retraite soient remis en cause ce qui serait le cas si la réforme passait (à la différence des policiers, qui ont obtenu toutes les garanties qu’ils demandaient).

Bref, la colère des pompiers, les travailleurs ne la comprennent que trop bien.

Reims, grève dans les crèches

La couche est pleine

Brève
17/01/2020

Mardi 14 janvier, plus de 150 travailleurs et travailleuses des crèches de Reims se sont rassemblées devant l’Hôtel de Ville. Avec leurs pancartes, leurs chansons, elles manifestaient contre la nouvelle dégradation de leurs conditions de travail voulue par le gouvernement.

Déjà fatigué par le manque de personnel et le manque de matériel, l’ensemble du personnel se bat aujourd’hui pour ne pas accueillir toujours plus de bébés et d’enfants sans que le nombre de collègues qui encadrent suive.

Sous prétexte de « simplifier le mode d’accueil », le gouvernement cherche en réalité à pressurer toujours plus les auxiliaires de puériculture, les puéricultrices… et à rentabiliser chaque m2 des crèches au détriment de l’accueil et du bon développement des enfants.

Alors pour tous les travailleurs des crèches pas question d’accepter : « Les enfants ne sont pas des sardines et nous ne sommes pas des machines ! ».

Reims (Marne)

La mobilisation continue

Brève
16/01/2020

Pour préparer la journée de grève et de manifestation du jeudi 16 janvier, des travailleurs de nombreux secteurs, syndiqués ou non, du public comme du privé, des retraités, des Gilets Jaunes poursuivent la mobilisation. Ils vont devant les entreprises, sur les marchés, aux ronds points... pour discuter et distribuer des tracts.

Mercredi 15 janvier à 7h15, avant d’aller diffuser au rond point des Droits de l’Homme à l’entrée de la ville, ils étaient une trentaine devant les Ateliers municipaux.

Autour d’un café, il a été facile de discuter avec les travailleurs des Ateliers. Beaucoup ont participé aux précédentes journées d’action et les derniers mensonges de Macron sur un soi-disant « retrait de l’âge pivot » ne trompent personne.

Pour les menuisiers, les électriciens, les maçons, les plombiers, les peintres, le quotidien c’est de porter des charges lourdes, de monter des pots de peintures de 10 kg sur des échafaudages, de peindre des plafonds, de descendre dans d'étroits vides sanitaires, de monter les chalets des manifestations de la ville… Ce sont des travaux physiquement durs, faits par tous les temps et auxquels peuvent s’ajouter des astreintes de nuit.

Faire ce boulot jusqu’à 64 ans ce n’est pas envisageable. Et pour gagner moins, il n’en n’est pas question !

Alors ce que veulent les travailleurs, c'est pas de discussion, pas de négociations mais le retrait total du projet !

 

Reims, samedi 11 janvier 2020

Solidarité face aux intimidations policières et judiciaires

Brève
16/01/2020

Le parcours de la manifestation du samedi 11 janvier à Reims a pris un chemin inhabituel qui a pu surprendre le chaland. En effet, le cortège s’est rendu devant le commissariat central,  pour y exprimer la solidarité avec Hervé. Les manifestants ont crié leur colère et demandé la libération de leur camarade arrêté le matin même au cours d’un rassemblement devant la CITURA, société des transports rémois.

    Cette arrestation est intervenue à 7 h du matin, alors qu’un groupe de grévistes et gilets jaunes filtraient la sortie des bus depuis 4h30 à raison d’un toutes les 15 minutes, avec l’assentiment des conducteurs. Vers 6h30, un renfort des forces de l’ordre est arrivé. Armés et casqués, ils ont tiré sans aucune sommation des grenades lacrymogènes sur le groupe. Une jeune femme a été brûlée au cuir chevelu et ils ont  arrêté Hervé, le plaquant violemment au sol. Ce dernier est resté 48 h en garde à vue, garde à vue dont le caractère abusif transparaît dans le seul motif retenu « entrave à la circulation sur la voie publique » et l’issue de la composition pénale qui s’est limitée à un rappel à la loi. 

    Ce rappel à la loi devant justifier cette interpellation, il a été assorti d’une amende déguisée sous la forme d’une obligation d’effectuer un stage de « citoyenneté » dont les frais sont à la charge d’Hervé. Là encore, la solidarité a joué à plein : une collecte s’est spontanément organisée durant la manifestation du mardi 14 janvier et a réuni la somme nécessaire. Face à la réforme des retraites et des intimidations exercées pour la passer en force, notre force c’est notre solidarité.

 

Hypermarché Leclerc de Vandoeuvre

Un suicide accusateur

Brève
14/01/2020

Mardi 14 janvier à 10 heures une centaine de personnes se sont rassemblés sur le rond-point devant le Leclerc

Samedi 11 janvier, quelques minutes après sa prise de poste à 5 heures dans l’entreprise, Maxime Chéry, délégué du personnel FO, s’est suicidé en se tirant une balle dans le rayon où il travaillait. Une lettre a été trouvée sur lui, dans laquelle il mettait en cause son responsable hiérarchique.

Depuis plusieurs mois il vivait un enfer au travail, harcelé par son chef de service. Son engagement syndical n'y était pas étranger. La direction du Leclerc était parfaitement au courant puisqu’au mois d’août il avait eu un entretien avec le directeur. Sa collègue qui l’accompagnait avait interpellé ainsi le directeur : « Vous attendez quoi pour intervenir ? Qu’il se pende ? »

Dès samedi, les camarades de syndicat de Maxime ont manifesté leur colère avec cette banderole accusatrice : « Leclerc assassin ! » La responsabilité de la direction est en effet écrasante dans l’engrenage qui a poussé ce travailleur à ce geste irréparable. Mardi 14 janvier, une centaine de manifestants ont protesté contre cette mort injuste devant le magasin et dénoncé les pressions patronales.