C&A Metz

Interdiction des licenciements !

Brève
24/04/2019

Source : Commons

La direction de C&A a annoncé la fermeture de 14 magasins en France dont celui de Metz.

La fermeture du magasin de Metz avait déjà été annoncée en 2016, puis la direction avait renoncé.

C’est bien sûr une catastrophe pour les employées. Près de la moitié d’entre elles, après plus de 30 ans de carrière, approchent de la cinquantaine et s’inquiètent quant à la possibilité de retrouver du travail.

La direction refuse de confirmer la fermeture, mais déclare vouloir « sauvegarder sa compétitivité » en « [adaptant] son réseau de magasins » ce qui est une manière alambiquée de confirmer son intention de fermer.

L’entreprise C&A fait suffisamment de profits pour pouvoir, si elle souhaite fermer un magasin, le faire sans licencier personne.

 

Saint-Gobain PAM (Pont-à-Mousson)

Le protectionnisme ne peut servir les intérêts des travailleurs

Brève
22/04/2019

Plus de la moitié de la production de Saint-Gobain PAM est destinée à l'exportation

De passage en Lorraine, Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes est venu devant l’usine de Pont-à-Mousson, sur laquelle pèsent des incertitudes depuis que le groupe Saint-Gobain prépare une cession de sa filiale PAM.

Selon lui : « Dans les marchés publics, il devrait y avoir une clause de proximité, c’est-à-dire qu’on privilégie les productions qui sont à proximité de là où le produit va être utilisé. Cela permettrait de remplir davantage le carnet de commandes ».

Cette perspective qui semble frappée au coin du bon sens ne peut être une protection pour les travailleurs des usines de Saint-Gobain PAM qui produisent essentiellement pour l’exportation. Elle n’est qu’une nouvelle présentation du protectionnisme, dans lequel les travailleurs n’ont aucun intérêt à se laisser entrainer.

Ce n’est pas contre les travailleurs des autres pays mais contre les capitalistes et leur système basé sur la concurrence que les travailleurs doivent lutter. Comme l’affirmaient déjà Marx et Engels dans le Manifeste du parti communiste en 1848, il y a de cela plus de 130 ans, « les ouvriers n’ont pas de patrie », et ils concluaient en proclamant : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »

Suppressions d’emplois chez Punch à Wisches ( Bas-Rhin )

Ils veulent autre chose que les miettes jetées par le patron.

Brève
18/04/2019

ils ne veulent pas des miettes

Les travailleurs de l’entreprise Punch de Wisches ont manifesté pour dénoncer le plan social qui prévoit la suppression de 47 emplois sur les 52 du site. Ils réclament 80 000 euros de prime supra légale au lieu des 2 000 que daigne leur proposer la direction. Ils demandent également, pour les anciens, des pré-retraites avec 80% du brut.

Ils ont manifesté dans la vallée de Schirmeck où ils ont reçu le soutien des gilets jaunes. Mais ils sont aussi allés rencontrer des travailleurs de l’usine Punch de Strasbourg qui ont débrayé une heure pour les recevoir. Car ceux de Strasbourg savent que Guido Dumarey, le patron de ces deux usines, a l’habitude d’acheter des entreprises, d’en vider les caisses puis de les fermer.

C’est ce qu’il a fait à Wisches, après avoir empoché les 24 millions laissés par l’ancien propriétaire, sans avoir investi contrairement à ses promesses. Et les travailleurs de l’usine de Strasbourg se disent qu’il n’est pas question que Dumarey leur prépare le même tour de cochon. Ils ont bien raison.

Acte XXII des gilets jaunes à Nancy

Des amendes de 135 euros pour avoir manifesté !

Brève
15/04/2019

Pratiquement toute la ville était interdite aux gilets jaunes samedi 13 avril, alors que le but de toute manifestation c'est de se faire voir et entendre...

Pas moins de 45 gilets jaunes ont écopé d’une amende de 135 euros pour avoir manifesté dans le centre-ville de Nancy samedi 13 avril. Cela en application de la loi anti-casseurs dont le décret d’application vient tout juste de paraître.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle avait interdit un immense périmètre et mobilisé 200 policiers et gendarmes pour interdire tout accès au centre-ville. Parce qu’il est bien incapable de trouver des réponses aux revendications des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat, le gouvernement tente d’étouffer leur colère et de faire croire à l’opinion publique que tout est rentré dans l’ordre...

Après avoir défilé dans les rues complétement désertes, plusieurs centaines de gilets jaunes ont réussi à pénétrer dans le centre et à manifester devant les passants sans qu’il y ait le moindre problème…

Mais les forces de police ont fini par prendre en nasse une partie des manifestants, les libérant au prix d’une contravention de 135 euros !

Avant cette manifestation de samedi, la préfecture annonçait que, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre dernier, 221 manifestants avaient été interpellés et que le tribunal avait prononcé 47 condamnations dont 14 peines de prison ferme. La répression continue de plus belle, mais elle montre aussi ses limites car les manifestations continuent chaque samedi depuis presque cinq mois maintenant…

Non aux amendes contre les manifestants ! Liberté de manifestation ! Abrogation de la loi dite anti-casseurs !

Usine Smart d’Hambach (Moselle)

Débrayages dans les entreprises sous-traitantes

Brève
13/04/2019

Autour de l’usine de montage de la Smart, les entreprises dites « partenaires » mais très dépendantes des choix de Daimler

Des débrayages ont eu lieu cette semaine chez Magna et Faurecia, car l’avenir des travailleurs des différentes entreprises installées sur le site de l’usine Smart reste incertain après la décision du groupe Daimler d’arrêter la production de la Smart essence en juin prochain, ce qui va entrainer du chômage partiel, et l’annonce de ne plus fabriquer la Smart électrique à Hambach dès 2022. Quant aux nombreux intérimaires qui travaillent dans ces entreprises, ils sont particulièrement menacés de perdre leur travail.

Avec le projet de fabrication de véhicule électrique Mercedes, la direction de Smart laisse entendre que personne ne restera sur le carreau, c'est toujours ce que disent les patrons. Mais pour eux que les intérimaires et les sous-traitants perdent leur travail, ce n'est pas leur problème

Les travailleurs ne peuvent se contenter de bonnes paroles et ont besoin de garanties de la part de groupes industriels comme Daimler, Faurecia et Magna qui sont riches à milliards et peuvent les donner. Il faudra le leur imposer.