Neuhauser Folschviller

Travailler plus à moins, c'est non : les travailleurs débrayent

Brève
16/08/2019


Lors d'un précédent débrayage

Alors qu’un plan de 185 suppressions d’emplois est en cours à la boulangerie industrielle Neuhauser de Folschviller (Moselle), les travailleurs ont débrayé dix jours de suite contre la réorganisation du travail prévue par la direction.

Fin août, le site Furst 1 doit fermer, et seul restera Furst 2. Sur ce site, un secteur travaillait en 3x8 et les autres en 5x8. La direction a fait passer tout le monde en 3x8. Mais cela se traduisait pour ceux en 5x8 par des pertes de salaire importantes et un allongement de la semaine de travail, qui passe en moyenne de 32 heures à 37,5 heures. Alors, pour faire passer la pilule, la direction a cédé des primes, représentant entre 200 et 400 euros par mois, primes que ne touchent pas ceux qui étaient déjà en 3x8.

Ce sont eux qui ont démarré les débrayages de deux heures par jour qui, dans la boulangerie, se traduisent par des pertes de production de dix heures. Ils ont été rejoints par ceux qui étaient en 5x8, et qui sont très mécontents du passage en 3x8. Pendant dix jours ces travailleurs ont tenu bon, la direction refusant toute négociation, envoyant les directeurs essayer de les convaincre de ne pas faire grève. Ils ont repris le travail lundi 12 août, dégoûtés de l’attitude de ce patron licencieur, arrogant et agressif.

La boulangerie industrielle Neuhauser, qui a fait la fortune de la famille du même nom, appartient désormais au groupe Soufflet. Ce gros groupe capitaliste familial fait un chiffre d’affaires de 4,5 milliards dans l’agroalimentaire. Lorsqu’on mange un sandwich dans la chaîne de restauration rapide Pomme de pain, c’est la famille Soufflet qui encaisse. Elle est la 109e plus riche de France, avec une fortune estimée par le magazine Challenges à 850 millions d’euros.

Alors, pas question d’accepter des licenciements, des bas salaires, une aggravation des conditions de travail dans un groupe aussi riche !

 

CHR Metz-Thionville

Nouveau débrayage aux Urgences de Bel-Air

Brève
16/08/2019

Source : Commons

La situation ne s’améliore pas au CHR Metz-Thionville. Entre autres, il manque toujours onze médecins aux Urgences.

Depuis le débrayage de début juillet, rien n’a changé et les personnels dénoncent toujours le manque d’effectifs et les conditions de travail.

C’est pourquoi un nouveau débrayage est prévu lundi 19 août. Comme d’habitude, le personnel qui s’occupera des patients portera un brassard « En grève ».

Pays haut

Le sous-préfet en visite

Brève
14/08/2019

Commons - Auteur Axel Guibourg

Suite aux intempéries, parfois violentes, les représentants des villes concernées se sont réunis lundi matin avec le sous-préfet de Val de Briey en mairie de Herserange.

Ils ont eu droit à des lapalissades, du genre « Ce qui est arrivé est une catastrophe humaine » ou « Les habitants doivent contacter au plus vite leur assurance »

Mais quand on lui a parlé de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle il a déclaré que les conditions n’étaient pas forcément réunies, faisant un distinguo entre tempête et tornade.

On se demande pourquoi il s’est déplacé.

En région Grand Est

Les militants de Lutte ouvrière à votre rencontre

Brève
12/08/2019

Face aux attaques du gouvernement et du patronat, comment organiser une riposte du monde du travail ? Quel programme et quelles revendications mettre en avant ? Comment recréer un mouvement ouvrier révolutionnaire capable de changer la société ? C’est de cela que les militants de Lutte ouvrière souhaitent discuter lors de leur passage dans votre ville. Les prochaines étapes sont les suivantes :

Lorraine

  • Lundi 19 août : Nancy
  • Mardi 20 août : Forbach
  • Mercredi 21 août : Sarreguemines
  • Jeudi 22 août : Metz
  • Vendredi 23 août : Thionville, St Avold
  • Samedi 24 août : Longwy, Hayange, Marché de Thionville

Champagne-Sud

  • Lundi 22 juillet : Troyes
  • Mardi 23 juillet : Bar-le-Duc
  • Mercredi 24 juillet : Chaumont
  • Jeudi 25 juillet : Vitry-le-François
  • Vendredi 26 juillet : Verdun
  • Samedi 27 juillet : Saint-Dizier

Marne – Ardennes

  • Lundi 22 juillet : Épernay
  • Mardi 23 juillet : Châlons
  • Mercredi 24 juillet : Reims
  • Jeudi 25 juillet : Rethel/Revin
  • Vendredi 26 juillet : Charleville-Mézières
  • Samedi 27 juillet : Sedan/Charleville-Mézières

Alsace

  • Lundi 22 juillet : Haguenau
  • Mardi 23 juillet : Sélestat
  • Mercredi 24 juillet : Strasbourg
  • Jeudi 25 juillet : Mulhouse
  • Vendredi 26 juillet : Colmar
  • Samedi 27 juillet : Ensisheim/Guebwiller/Mulhouse

Mulhouse

L’esclavage moderne qui ressemble à l’ancien

Brève
11/08/2019

Un jeune Mulhousien de 24 ans est dans le coma depuis jeudi 8 Août. Il effectuait une livraison de plats cuisinés pour le compte de Deliveroo, société pour laquelle il est en contrat depuis presque deux mois.

Mais ce jour-là, il fait une très mauvaise chute dans une descente. Il souffre d'un traumatisme crânien important et son état de santé inquiétant nécessite son transfert dans un service spécialisé à Colmar, à l'hôpital Pasteur. Sa famille et ses proches craignent qu'il ne reste paralysé à vie ou lourdement handicapé.

Dans la presse locale, une proche du cycliste qui travaille elle aussi pour Deliveroo dit sa colère contre cette société, dont elle dénonce le système. La cycliste passe en revue ce qui attend le futur prestataire : condition de travail dangereuse, statut opaque, couverture sociale insuffisante.. C'est de l'esclavagisme moderne.

La livreuse détaille le fonctionnement du site. « Sur les réservations de planning, on peut réserver 50 à 55 heures, mais dans la réalité, certains cyclistes réservent jusqu'à 80 heures par semaine... Cela fait plus de dix heures par jour à un rythme de fou. La plupart des livreurs travaillent entre six et huit heures par jour dans des conditions extrêmes.»

Derrière le travail « ultra-moderne » fixé en temps réel par connexion et le mode de livraison en vélo soi-disant écolo, il reste la vieille exploitation et la rémunération à la tâche d’un autre siècle.