Strasbourg: évacuation du camp de migrants de l'Etoile

Un hébergement pour tous!

Brève
07/12/2022

La préfète du Bas-Rhin a fait évacuer, par la police, les derniers migrants de la place de l’Etoile. Dans ce camp de toile, il y a eu jusqu’à 200 personnes espérant de l’aide en se rendant plus visibles, au pied de la mairie de Strasbourg, avec des dizaines d’enfants, en partie scolarisés, vivant dans des conditions indignes.

Tous se retrouvent maintenant dans des hébergements précaires, voire menacés d’expulsions pour nombre d’entre eux.

La représentante de l’Etat est bien sûr la première responsable de cette situation révoltante, préférant flatter les préjugés xénophobes plutôt que de procurer un hébergement à chaque réfugié.

Le patrimoine immobilier dépendant de l’Etat et de la mairie permettrait largement de loger chacun des migrants. La préfète, mais également la maire de Strasbourg, le savent très bien !

Saint-Gobain PAM

L’argent public pour les profits privés

Brève
06/12/2022

Le groupe Saint-Gobain, que le Conseil régional veut aider, compte battre son record de l'an dernier

Le 18 novembre Saint-Gobain PAM a signé une convention de partenariat de trois ans avec la région Grand Est. Sous prétexte d’assurer la pérennité de ses sites industriels en Lorraine, la région va financer les formations dont PAM a besoin pour accompagner les 100 millions d’investissements qu’il prévoit. Le montant des aides publiques n’a pas été dévoilé.

Ce sont les contribuables qui paieront…

 

Hôpitaux de Mulhouse

Grrr

Brève
01/12/2022

Sous prétexte qu'il manque du personnel, l'encadrement met automatiquement des heures supplémentaires aux agents, par exemple en Cardio, en Pneumo, en Digestif, en Ortho, en Chirurgie plastique.

Si la direction tient à exploser les compteurs, qu'elle se concentre plutôt sur celui des embauches.

CHRU de Nancy

L’officialisation d’un tri aux urgences

Brève
28/11/2022

Les urgences ne sont plus en capacité d'accueillir tous ceux qui en ont besoin

Le CHRU de Nancy et l’ARS ont mis en place un système destiné à détecter les « gros consommateurs des urgences médicales ». 32 patients auraient déjà été identifiés par ce dispositif DAUM (Dispositif d’Accompagnement pour les Utilisateurs Multiples), qu’il est même envisagé d’étendre aux urgences pédiatriques. L’objectif serait de tenir ces patients éloignés des urgences en les maintenant chez eux.

Officiellement on se défend de faire un tri des patients – le mot est tabou –, mais ça en a tout l’air.

On nous dit même que ces personnes auraient une « appétence aux urgences ». Plutôt que se donner les moyens de renforcer les urgences et la médecine de ville, les responsables préfèrent s’en prendre avec mépris aux patients en détresse.

Procès Timeo

Les responsables n’étaient pas là

Brève
28/11/2022

Le jour du drame il manquait deux médecins dans le service

La semaine dernière, trois soignantes de Brabois, une médecin cheffe de clinique, une interne en cardiologie pédiatrique et une infirmière, passaient devant le tribunal correctionnel pour la mort en 2015 de Timéo, un enfant de 4 ans, victime d’un surdosage de colchicine. Le CHRU, en tant que « personne morale », était représenté par le directeur général adjoint.

Des peines d’un an de prison avec sursis ont été requises contre les trois soignantes. Et le procureur a demandé une amende de 50 000 euros à l’encontre du CHRU.

Dans cette dramatique affaire, les soignants sont les seules mises en cause personnellement, alors que ce sont tous ceux qui ont démoli les conditions dans lesquelles nous devons exercer qui auraient dû être sur le banc des accusés.