Dans la foulée des « gilets jaunes », les « gilets jeunes » ?

Brève
07/12/2018

Des centaines de lycéens ont rejoint le mouvement en Alsace jeudi 6 décembre au matin, à Haguenau, Cernay, Mulhouse.

Dans cette dernière ville, ils se sont réunis devant le Montaigne à environ 300, ainsi que devant le Schweitzer, où ils ont bloqué la rue devant leur lycée. Ils ont ensuite manifesté en ville contre la réforme du bac, ParcoursSup – mécanisme datant de l’an dernier pour orienter les bacheliers vers les études supérieures – et aux cris de » « Macron, démission ! ».

Le mouvement des « gilets jaunes » en quelques semaines a modifié l’ambiance dans une fraction de la population, et engendre interrogations et discussions multiples. Une partie de la jeunesse montre qu’elle refuse une éducation au rabais, mais peut-être aussi un avenir bouché dans un monde ravagé par la crise, le chômage, et les guerres.

Strasbourg: réfugiés

Mépris et brutalité envers les demandeurs d'asile

Brève
03/12/2018

camp de réfugiés

      L'évacuation du campement des Ducs d'Alsace, le 29 novembre, est la 6ème expulsion de demandeurs d'asile d'Europe de l'est depuis un an à Strasbourg.

     Dans l'attente de connaître leur sort, les réfugiés sont obligés de vivre dans des conditions indignes, entre camp insalubre, expulsion et logements précaires dans des gymnases ou des centres d'accueil.

     L'Etat et les dirigeants de l'Eurométropole disent qu'il n'y a pas assez de logements disponibles. Comme s'il n'y avait pas, en nombre suffisant, d'appartements et de locaux vides dans l'Eurométropole, qui se glorifie d'être une ville phare de l'Europe et des droits de l'Homme!

     Les moyens financiers ne manquent pas quand il s'agit d'organiser des opérations immobilières au bénéfice des grands captalistes du bâtiment comme Bouyghes ou Vinci.

Novartis - Bâle

Manifestation contre les licenciements

Brève
27/11/2018

Un des nombreux bâtiments du trust Novartis

A l’appel des syndicats suisse Unia et Syna, près de 700 personnes ont manifesté samedi 24 novembre à Bâle contre les 2150 suppressions d’emploi prévues en Suisse par le géant pharmaceutique Novartis.

Cela représente 16,5 % des 13 000 salariés, sans compter l’impact sur les sous-traitants ! Les sites de production sont les plus lourdement touchés avec 1500 postes supprimés. La Suisse n’est pas le seul pays touché, Novartis prévoit également de fermer une usine à Grimsby, en Angleterre, et supprimer ainsi 400 emplois.

Le trust pharmaceutique ne compte pas pour autant s’arrêter là : il prévoit en effet de faire passer ses effectifs de 124 000 actuellement à moins de 100 000 d’ici 2022. Pourquoi ? Parce que, comme il le déclare, l’objectif est d’augmenter la marge bénéficiaire de 32 % aujourd’hui à 35 % d’ici cinq ans. Pour Novartis, c’est donc la santé des actionnaires d’abord. Comme l’exprimaient justement les manifestants, Novartis peut et doit renoncer aux licenciements. Mais cela, il faudra l’imposer, chez Novartis comme ailleurs : un objectif pour tous les travailleurs.

Grève dans l'Éducation nationale

L’éducation, pas la priorité pour le gouvernement

Brève
12/11/2018

Banderole de tête de la manifestation strasbourgeoise

Ce lundi, les salariés de l'Éducation nationale étaient appelés à faire grève par toutes leurs organisations syndicales contre le manque de personnel, et notamment la suppression de 2 650 postes d’enseignants et de 400 postes de personnels administratifs dans le secondaire.

A Strasbourg et Mulhouse, les manifestations ont rassemblé respectivement près de 450 et 200 personnes. Face à une offensive générale du patronat et du gouvernement contre le monde du travail, qui se décline dans l’Éducation nationale par des suppressions de postes, ceux qui se mobilisent ont raison !

Alsace-Moselle novembre 1918

Des conseils d’ouvriers et de soldats comme en Allemagne

Brève
06/11/2018

conseil d'ouvriers et de soldats à Strasbourg en novembre 1918

Le 9 novembre 1918, à la chute de l’empereur allemand, le pays se couvre de conseils d’ouvriers et de soldats, prenant modèle sur les soviets ouvriers arrivés au pouvoir un an plus tôt en Russie. Cette traînée de poudre atteint beaucoup de villes d’Alsace et de Moselle.

A Strasbourg, ces conseils d’ouvriers et de soldats proclament qu’ils ne sont : « ni Allemands, ni Français, ni neutres, mais rouges ! », ce qui signifiait clairement socialistes et internationalistes. Pendant environ deux semaines, ils forment un pouvoir qui décrète, entre autre, des augmentations de salaires et affirme la nécessité de combattre la bourgeoisie. Mais, comme en Allemagne, les dirigeants socialistes comme Jacques Peirotes ne veulent surtout pas que ces organisations puissent menacer le pouvoir de la bourgeoisie. Ils se hâtent d’appeler l’armée française qui finit par dissoudre les conseils.

Cent ans après, la société capitaliste en crise est plus que jamais lourde de catastrophes sociales, financières ou guerrières, qui provoqueront des révoltes populaires. Les travailleurs ont tout intérêt à s’organiser pour ôter le pouvoir aux capitalistes et à ne pas faire confiance à tous les politiciens qui prétendent changer leur sort à leur place, même quand ils se disent socialistes.