Alstom

La seule chose qu’ils veulent transporter c’est la part des actionnaires

Brève
11/07/2020

Alstom Transport veut racheter Bombardier Transport et met six milliards d’euros sur la table pour cela.

Pour contourner le possible risque de refus de la commission européenne pour position de monopole, Alstom se dit prête à céder l’usine de Reichsoffen située en Alsace et ses 780 travailleurs. En 2016, lorsque Alstom voulait fermer l’usine de Belfort, la direction prévoyait de transférer les fabrications de Belfort à Reischoffen ! Maintenant elle envisage de se débarrasser de l’usine de Reichsoffen et de ses salariés comme on jette un Kleenex.

Pour les capitalistes, les usines sont des machines à profit. Alors qu’on manque de transports en commun, la seule volonté de ceux qui détiennent les usines qui les fabriquent, c’est que cela rapporte. Et tant pis si la population manque de moyens de transports en commun !

Strasbourg : Manifestation de travailleurs d’Onet

Des travailleurs de la sécurité en colère

Brève
07/07/2020

Lundi 6 juillet, une vingtaine d'agents de sécurité de la filiale sécurité du groupe Onet ( Main Sécurité) ont manifesté aux cris de "Onet, malhonnête !" pendant une heure devant l'entrée du siège du Crédit Mutuel dans le quartier du Wacken à Strasbourg et distribué un tract aux employés du Crédit Mutuel.

Pourquoi devant le siège du Crédit mutuel ? Parce qu'ils sont une trentaine à assurer la sécurité de cette banque et qu'ils ont travaillé pendant toute la période du confinement. Ils sont révoltés par le mépris de leur direction qui ne leur accorde que 100 € bruts de prime pour toute la période et encore pas pour tous.

Comme beaucoup d'autres travailleurs dans leur cas, ils veulent être reconnus, et pas seulement par des belles paroles. Leurs revendications sont pourtant modestes, 1€ par heure travaillée pendant tout le confinement et pour tous les salariés, le maintien du salaire à 100% pour tous les salariés en activité partielle ou arrêt dérogatoire Covid 19, la reconnaissance automatique en maladie professionnelle du coronavirus pour les salariés Main Sécurité atteints et l'attribution sans aucune forme de conditions de la totalité du montant de la gratification de fin d'année pour tous les salariés concernés. Selon les calculs d'un représentant syndical, la satisfaction de ces revendications se chiffrerait à 500 000 €. Pour une entreprise dont le chiffre d'affaires était de 2 milliards en 2018, il y a encore de la marge !

Ces revendications sont avancées par une intersyndicale à l'échelle du pays avec des mouvements aux formes diverses selon les endroits où Main sécurité assure la protection : banques, hôpitaux, etc… et de Marseille à Valenciennes en passant par Strasbourg.

Cette action est juste un avertissement et les travailleurs semblent décidés à ne pas en rester là

Centre Hospitalier d'Erstein, Bas-Rhin

Manifestation contre les attaques de la direction

Brève
26/06/2020

non aux attaques contre les soignants

Vendredi 26 juin une centaine de soignants de l’hôpital d’Erstein ont manifesté contre la menace de révocation qui vise Tony, un infirmier.

Les soignants ont l’habitude de demander l’aide des agents de sécurité, lorsque des malades atteints de troubles psychiatriques deviennent violents. Tony a voulu exercer un droit d'alerte lorsque la direction, sous couvert de lutte contre le covid, a interdit aux agents de sécurité d’intervenir. En somme « débrouillez-vous ».

Mais les manifestants dénonçaient aussi les brimades qui ont déjà visé ceux qui contestent les décisions de la direction. « C’est soigne et tais-toi » disait une infirmière. Ils exprimaient leur ras-le-bol face à l’aggravation des conditions de travail qui ont déjà fait fuir plusieurs infirmières. Ils protestaient contre la diminution des congés d’été et contre la volonté de la direction d’imposer des plannings d’activités mensuels, ne laissant plus beaucoup de place aux vœux des soignants.

Au-delà de la sanction contre Tony, les soignants étaient bien conscients qu’ils étaient tous visés par le mépris de la direction et sa volonté de les soumettre tous à des conditions de travail plus dures.

La meilleure réaction est bien de compter sur une riposte collective, comme ils ont commencé à le faire.

Mulhouse

Une mobilisation réussie

Brève
17/06/2020

Des soignants déterminés

Les soignants sont arrivés des différents hôpitaux et Ehpad de la région mulhousienne en cortège, en blouse, avec panneaux et banderoles. Aides-soignantes, infirmières, médecins, personnel administratif, étudiants infirmiers, et aussi sapeurs-pompiers… Avec plusieurs milliers de manifestants, on n'avait jamais vu une telle mobilisation de la santé ici. Le journal régional, L'Alsace, parlait d’ailleurs d'une "marée blanche mulhousienne".

Après s'être rassemblés au centre-ville, les manifestants sont partis en cortège dynamique dans les rues commerçantes, sous les applaudissements des passants. « République en marche, hôpital à l’arrêt », « On veut pas la médaille, mais la maille », «Hommage à nos morts du Covid, plus jamais ça», « Médaillés mais mal payés », « Soignants mais pas esclaves », « SOS Urgences en détresse : qui va me soigner quand l’hôpital sera mort? », ou encore «Privé Public même combat»... pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles. Tous partageaient le sentiment que ça ne peut pas continuer comme ça. 
Depuis le mois de mars 2019, le service des Urgences était en grève contre le manque criant de moyens et de personnel. Avec l'épidémie, le personnel du groupe hospitalier de Mulhouse a été littéralement submergé par le nombre de patients, alors qu'il était déjà en difficulté.

Depuis le 1er mars, d'après les chiffres du groupe hospitalier, près de 2000 patients Covid y ont été pris en charge, près d’un millier y sont décédés. Les malades des Ehpad n’ont rapidement plus été admis en réanimation. Aujourd’hui, il n'y a quasiment plus de nouvelles hospitalisations, mais une centaine de patients Covid y restent hospitalisés. Et déjà, l’ARS planifierait de nouvelles fermetures de lits de réanimation.  

Face à cette situation, les travailleurs de la santé ont montré leur détermination à se faire entendre et à ne pas se contenter de promesses ou de médailles.

Strasbourg

Les soignants ne se contentent pas des promesses

Brève
17/06/2020

5000 manifestants ont marché, mardi, en direction de l’ARS pour réclamer des postes, des lits, de meilleurs salaires et dénoncer le mépris du gouvernement. Il y avait des personnels de santé de Strasbourg, mais aussi de Wissembourg, de Haguenau ou de Molsheim. De nombreuses pancartes et banderoles exprimaient le ras-le-bol face aux conditions de travail, aux bas salaires et à la financiarisation des hôpitaux.

Une partie des manifestants demandaient à Macron de les écouter et de sauver la santé, mais beaucoup ne font plus confiance aux promesses et exprimaient plutôt leur colère. Des soignantes avaient écrit sur leur blouse : « je n’ai pas attrapé le covid, j’ai chopé la rage ».

Beaucoup de jeunes rendaient le cortège dynamique. Dans leur formation au métier de soignant, ils ont pu mesurer l’état de délabrement du système de santé. Mais ils sont aussi en train d’apprendre qu’ils ne peuvent compter que sur leurs luttes pour offrir un autre avenir à la santé publique.