Stocamine Wittelsheim (Haut-Rhin)

L'irresponsabilité de l'Etat et des industriels

Brève
02/11/2019

les poubelles des capitalistes

Les militants de l’association « les Jeunes pour le climat » ont bloqué récemment la sous-préfecture de Mulhouse pour exiger le déstockage total des 42000 tonnes de déchets chimiques entreposés dans des galeries d’anciennes mines de potasse, propriété de Stocamine, à Wittelsheim.

Il y a déjà 17 ans, en 2002, qu’un incendie a eu lieu dans le site de stockage profond. Il a fallu attendre 2010 pour que le ministère de l'Écologie annonce une procédure de fermeture définitive de Stocamine. C’est seulement en juillet 2019, que le ministre de l’Ecologie a commandé un rapport de faisabilité d'un déstockage. Et depuis 17 ans, les murs et les parois des galeries se fissurent, les plafonds s’effondrent et écrasent les sacs et les fûts de déchets.

L’Etat, principal actionnaire, laisse pourrir la situation, prenant le risque d’une pollution de la nappe phréatique. Pas question pour lui de faire payer les industriels qui se sont débarrassés à bon compte de la gestion de leurs déchets chimiques.

Mahle Behr (Rouffach)

Révoltant

Brève
30/10/2019

Mahle Behr, un groupe sous-traitant de l’automobile qui a fait 13 milliards de chiffre d’affaires en 2018, voudrait supprimer 236 emplois à l’usine de Rouffach, 240 en Allemagne, fermer deux usines en Italie, une en Angleterre et un centre de recherche au Luxembourg.

Mahle Behr, comme tous les groupes capitalistes, frappe dur les travailleurs pour maintenir ses profits.

Pour sauver les emplois en interdisant les licenciements, il faudra l'imposer au patronat. Nous en avons la force car c'est nous qui produisons toutes les richesses. 

Groupe hospitalier de Mulhouse

Une pénurie catastrophique

Brève
27/10/2019

Système hospitalier en état critique

Comme dans de nombreux hôpitaux, le personnel des Urgences de Mulhouse est en grève depuis des mois pour obtenir des agents supplémentaires. Et, depuis cet été, le service est confronté à une hémorragie massive de médecins urgentistes.

Ces derniers, habituellement 34, étaient 24 au mois de juin, et puis durant l’été plus des deux tiers ont démissionné, épuisés par les conditions de travail. Depuis, seuls sept titulaires sont en poste.

La situation est telle que la direction n’exclut pas de fermer temporairement les Urgences, ce qui serait une catastrophe sanitaire pour la population, 270 000 habitants pour l’agglomération de Mulhouse, 450 000 pour tout le sud du département, qui dépend aussi de cet hôpital. Avec en moyenne 55 000 passages aux Urgences par an, c’est le plus important centre hospitalier non universitaire de France.

Pour couronner le tout, les 17 internes du service se sont mis en arrêt maladie début octobre pour burn-out. Normalement, les décisions graves devraient être prises par un médecin expérimenté. Ce n’est plus possible parce qu’il n’y en a plus assez, et les internes, qui sont des jeunes encore en formation en médecine, se retrouvent dans des situations impossibles, d’où leur arrêt maladie collectif. Du coup, leur syndicat demande qu’aucun interne ne soit affecté aux Urgences de Mulhouse au prochain semestre. Mais, sans eux, le service est mort.

Partout dans l’hôpital, de manière à peine moins aiguë qu’aux Urgences, c’est le même cercle vicieux : la pénurie de soignants et de médecins les pousse tous aux limites de leurs forces ; les démissions s’enchaînent en cascade. Au point que, dans les discussions, certains commencent à dire que cet effondrement est fabriqué. C’est en fait l’ensemble du système hospitalier du pays qui est menacé d’effondrement.

Villé (Bas-rhin)

Vive la grève des facteurs!

Brève
23/10/2019

source flickr

Depuis mardi 22 octobre, les facteurs de Villé sont en grève contre la prétendue « réorganisation » de leur service, la suppression d'un emploi de facteur, et pour réclamer que tout le monde soit embauché en CDI.

Bien sûr, la direction pensait pouvoir les forcer à se partager la tournée du facteur dont le poste est supprimé. Mais sur ce point, leur grève a déjà réussi à la faire reculer.

Mais les postiers n'ont aucune envie de se laisser faire, ils ne veulent plus accepter les tournées à rallonge qui atteignent déjà 60 km pour certaines et ils se battent pour que ce soit bien clair.

Ils ont lancé une pétition pour faire savoir leur combat et de nombreux habitants expriment leur soutien, en la signant ou en klaxonnant devant la tente qu'ils ont installée.

Les postiers ont bien raison de se défendre ! Ça suffit de presser les travailleurs comme des citrons, tout en dégradant le service rendu à la population !

Strasbourg

Punch Powerglide : 50 licenciements de plus

Brève
23/10/2019

La direction de Punch, ex-GM de Strasbourg, dans une réunion extraordinaire du CSE, le 9 octobre, a annoncé que, la situation économique étant défavorable au marché de l’automobile en Europe et dans le monde, elle allait devoir « réorganiser » la production en supprimant 50 postes pour « sauvegarder sa compétitivité ».

Ces annonces sont enveloppées dans un long bulletin d’information au personnel dans lequel la direction évoque le Brexit, la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, les contraintes environnementales, etc. Punch Powerglide fabrique des transmissions automatiques depuis 2013. L’entreprise est tributaire de son commanditaire ZF qui fabrique les boîtes de vitesses pour les grosses cylindrées allemandes, BMW en particulier.

Or ZF diminue ses commandes de 100 000 unités pour les années 2020 et 2021. ZF a d’ailleurs annoncé aussi un millier de licenciements dans son usine de Sarrebruck. Cette annonce vient après deux plans successifs de départs volontaires, dont le dernier n’a rencontré qu’un maigre succès puisque, pour 87 personnes encouragées à partir, un peu plus d’une trentaine seulement l’ont fait.

La suppression de 50 postes est présentée aux travailleurs comme un moindre mal puisque ce seraient « seulement » les indirects qui seraient touchés. Ce verbiage sur les directs et indirects sert avant tout à faire croire aux travailleurs qu’ils ne jouent pas dans les mêmes catégories et à entretenir la méfiance entre eux. Ce plan de suppression d’emplois n’empêche pas la direction d’imposer des heures supplémentaires, des samedis travaillés obligatoires et de prévoir de faire travailler les jours fériés des 1er et 11 novembre.

Et l’entreprise a dégagé 40 millions de profits ces deux dernières années…