Saveurs boulangères à Brumath

Tout travail mérite salaire !

Brève
11/10/2018

Le travail est partout

Un tiers des travailleurs de Saveurs boulangères à Brumath se sont mis en grève illimitée mercredi 10 octobre au matin. En effet, les salaires de septembre n’ont pas été versés ! Ils ont improvisé un barbecue et filtré le passage devant l’entreprise. Madame Lauceillo, qui a repris l’ancienne enseigne Sophipain en 2015, déclare que l’entreprise est en redressement judiciaire et que le jugement devrait intervenir le 5 novembre. Un délégué des salariés explique ne pas être au courant de ce redressement ! La moindre des choses serait pourtant que tous les salariés le soient. Et quand bien même : ils devraient travailler gratuitement ?

Cette situation pose clairement la question du contrôle des comptes par les salariés. Ils devraient à tout moment connaître la situation réelle de leur entreprise, et même savoir où passe le capital, et où il est passé auparavant.

Journée de mobilisation du 9 octobre

Nombreux contre les attaques du gouvernement

Brève
10/10/2018

Tous ensemble contre Macron et le patronat

Mardi 9 octobre, de nombreux manifestants ont arpenté les rues de Mulhouse et de Strasbourg dans le cadre de la journée nationale contre la politique du gouvernement Macron.  Quelque 900 à Mulhouse, 2000 à Strasbourg, face aux attaques contre le code du travail, aux ponctions sur les retraites, à la démagogie contre les chômeurs, aux remises en cause annoncées contre les futures retraites...

Pour une journée qui semblait moyennement préparée, c’est plutôt réconfortant. Même si, pour faire reculer gouvernement et patronat, il faudra une mobilisation d’une toute autre ampleur.

Piscines

un service public qui prend l'eau ?

Brève
09/10/2018

La piscine de demain ?

D'après un rapport de la Cour des Comptes, les effectifs des piscines de l'agglomération mulhousienne ont fortement baissé ces dernières années.

En effet, ils ont diminué de 10 % entre 2011 et 2015, alors que la fréquentation, elle, augmentait en moyenne de 5,8 %. La méthode ? Mutualiser certains postes et fermer l'une ou l'autre piscine selon les saisons. Résultats : nos collègues des piscines sont débordés et les usagers lésés.

Cette politique d'économies sur toutes les dépenses utiles aux classes populaires a des conséquences multiples, dans la santé, l'éducation, les transports... et aussi les piscines !

Magasins Fly

Plan de Sauvegarde des Profits

Brève
27/09/2018

Après un soi-disant Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) en 2014 et plus de 1000 licenciements dans l'ex-groupe "Mobilier européen", les magasins et entrepôts de la marque FLY continuent de licencier. Au siège de Kingersheim, à côté de Mulhouse, un nouveau PSE annonce que 80 travailleurs vont perdre leur emploi. D'autres sont concernés à Vendenheim, dans la banlieue de Strasbourg, ou encore à Bourges.

Le groupe avait été coupé en trois après la mise en redressement judiciaire de 2014, maintenant c'est magasin par magasin que cela ferme, sans qu'aucune information ne permette aux travailleurs d'anticiper quoi que ce soit. 

En réalité, les PSE ne sauvegardent que l'argent des patrons, à commencer par ce que les ex-propriétaires de la famille Rapp ont accumulé pendant des dizaines d'années sur le dos des travailleurs. Pour se défendre, les travailleurs devront imposer l'interdiction des licenciements et contrôler eux-mêmes où passent l'argent des entreprises et les profits accumulés.

Coopérative agricole de céréales – Ottmarsheim

Il faut en finir avec le secret des affaires

Brève
26/09/2018


source : pixabay.com

La Coopérative agricole de céréales (CAC) d'Ottmarsheim stocke des engrais dont l’essentiel est constitué d’ammonitrates, dangereux et hautement explosifs – c’est ce produit qui est à l’origine de l'explosion d'AZF à Toulouse en 2001.

Le site écologiste Reporterre et les Dernières Nouvelles d'Alsace ont révélé ces derniers jours qu'un inspecteur des assurances Groupama a refusé de signer un rapport de visite de la CAC parce qu'à son avis les risques pris dans les conditions de stockage étaient trop importants. En plus la CAC est située juste à côté des usines chimiques d'Ottmarsheim et à une dizaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Fessenheim. Des problèmes similaires avaient déjà été pointés dans le passé, mais ils n'ont jamais vraiment été résolus.

L'inspecteur, utilisant le décret sur les lanceurs d’alerte du 1er janvier 2018, a pu envoyer anonymement un dossier aux pouvoirs publics ainsi qu'à l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Il tient à rester anonyme et dit qu'on lui a fait savoir "que trop parler des ammonitrates (risquait) de briser sa carrière".

Les patrons, grands et petits, préfèrent cultiver leurs profits à l’abri des regards indiscrets, surtout s’il apparaît que les procédés utilisés sont clairement dangereux. Mettre fin au secret industriel et des affaires, permettre le contrôle de la production par les travailleurs et la population, ce seraient des mesures de sécurité publique.