Strasbourg

Exploitation bio

Brève
10/09/2020

A la foire européenne, la nouvelle maire écologiste de Strasbourg a applaudi le député écologiste Claude Gruffat qui faisait le discours d’inauguration. Celui-ci est l’ancien président de Biocoop, un réseau de près de 500 magasins qui pèse 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaire.

Une affaire rentable donc…mais pas pour les salariés, confrontés à de nombreuses attaques contre leurs conditions de travail. Plusieurs grèves ont déjà eu lieu dans différents magasins pour dénoncer l’augmentation de la charge de travail, les bas salaires, le manque de protection suffisante face au covid et les pressions à la démission sur les travailleurs qui veulent quitter l’entreprise avec une rupture conventionnelle.

Le capitalisme repeint en vert reste le capitalisme.

PSA – Mulhouse

Il faut répartir le travail

Brève
24/07/2020

Depuis la reprise de la production mi-mai, la direction de l’usine PSA de Mulhouse prend le prétexte de la baisse des commandes pour aggraver les conditions de travail.

Après avoir supprimé une équipe complète de doublage pour plusieurs secteurs, dont la ligne de montage, et y avoir imposé le travail de 5 heures à 13 heures comme horaire permanent, la direction a prétendu qu’il y avait un sureffectif de 400 travailleurs.

Elle a forcé la main de dizaines d’ouvriers, mais aussi de certains chefs d’équipe, pour qu’ils acceptent d’aller travailler à l’usine PSA de Sochaux, distante de 60 kilomètres.

Là-bas, le renvoi de 2 000 intérimaires après le confinement rendait indispensable, pour le patron, le renfort d’autres travailleurs du groupe.

À Mulhouse le chantage était simple : « Il n’y a pas de poste de travail pour toi ici, alors soit tu acceptes d’aller à Sochaux pendant quelques mois, le temps que la production remonte, soit on te met en chômage partiel et tu vas perdre 300 euros par mois. »

Beaucoup de travailleurs ont tenu tête et ont refusé de partir à Sochaux, bien qu’ils aient été convoqués deux ou trois fois par des représentants de la direction qui cherchaient à les faire craquer. En réalité, il n’y a aucun sureffectif à l’usine : c’est le patron lui-même qui le crée depuis des années, en supprimant des postes. Et après le déconfinement, il a mis les bouchées doubles : sur la ligne de montage, pas moins de 50 postes viennent d’être supprimés, soit plus de 20 %, alors que la cadence horaire a baissé de seulement trois voitures par heure.

Le résultat est que les postes sont totalement intenables. D’un côté, il y a donc ce prétendu sureffectif avec, dans de nombreux secteurs, du chômage par rotation et des ouvriers qui travaillent quinze jours par mois, en perdant du salaire. Mais, dans le même temps, la direction impose de travailler le samedi et le 14 juillet, tout en supprimant des postes.

Une situation totalement aberrante du point de vue des travailleurs. La seule mesure logique serait que tous travaillent moins vite et moins longtemps, mais sans perte de salaire.

Alstom

La seule chose qu’ils veulent transporter c’est la part des actionnaires

Brève
11/07/2020

Alstom Transport veut racheter Bombardier Transport et met six milliards d’euros sur la table pour cela.

Pour contourner le possible risque de refus de la commission européenne pour position de monopole, Alstom se dit prête à céder l’usine de Reichshoffen située en Alsace et ses 780 travailleurs. En 2016, lorsque Alstom voulait fermer l’usine de Belfort, la direction prévoyait de transférer les fabrications de Belfort à Reichshoffen ! Maintenant elle envisage de se débarrasser de l’usine de Reichshoffen et de ses salariés comme on jette un Kleenex.

Pour les capitalistes, les usines sont des machines à profit. Alors qu’on manque de transports en commun, la seule volonté de ceux qui détiennent les usines qui les fabriquent, c’est que cela rapporte. Et tant pis si la population manque de moyens de transports en commun !

Strasbourg : Manifestation de travailleurs d’Onet

Des travailleurs de la sécurité en colère

Brève
07/07/2020

Lundi 6 juillet, une vingtaine d'agents de sécurité de la filiale sécurité du groupe Onet ( Main Sécurité) ont manifesté aux cris de "Onet, malhonnête !" pendant une heure devant l'entrée du siège du Crédit Mutuel dans le quartier du Wacken à Strasbourg et distribué un tract aux employés du Crédit Mutuel.

Pourquoi devant le siège du Crédit mutuel ? Parce qu'ils sont une trentaine à assurer la sécurité de cette banque et qu'ils ont travaillé pendant toute la période du confinement. Ils sont révoltés par le mépris de leur direction qui ne leur accorde que 100 € bruts de prime pour toute la période et encore pas pour tous.

Comme beaucoup d'autres travailleurs dans leur cas, ils veulent être reconnus, et pas seulement par des belles paroles. Leurs revendications sont pourtant modestes, 1€ par heure travaillée pendant tout le confinement et pour tous les salariés, le maintien du salaire à 100% pour tous les salariés en activité partielle ou arrêt dérogatoire Covid 19, la reconnaissance automatique en maladie professionnelle du coronavirus pour les salariés Main Sécurité atteints et l'attribution sans aucune forme de conditions de la totalité du montant de la gratification de fin d'année pour tous les salariés concernés. Selon les calculs d'un représentant syndical, la satisfaction de ces revendications se chiffrerait à 500 000 €. Pour une entreprise dont le chiffre d'affaires était de 2 milliards en 2018, il y a encore de la marge !

Ces revendications sont avancées par une intersyndicale à l'échelle du pays avec des mouvements aux formes diverses selon les endroits où Main sécurité assure la protection : banques, hôpitaux, etc… et de Marseille à Valenciennes en passant par Strasbourg.

Cette action est juste un avertissement et les travailleurs semblent décidés à ne pas en rester là

Centre Hospitalier d'Erstein, Bas-Rhin

Manifestation contre les attaques de la direction

Brève
26/06/2020

non aux attaques contre les soignants

Vendredi 26 juin une centaine de soignants de l’hôpital d’Erstein ont manifesté contre la menace de révocation qui vise Tony, un infirmier.

Les soignants ont l’habitude de demander l’aide des agents de sécurité, lorsque des malades atteints de troubles psychiatriques deviennent violents. Tony a voulu exercer un droit d'alerte lorsque la direction, sous couvert de lutte contre le covid, a interdit aux agents de sécurité d’intervenir. En somme « débrouillez-vous ».

Mais les manifestants dénonçaient aussi les brimades qui ont déjà visé ceux qui contestent les décisions de la direction. « C’est soigne et tais-toi » disait une infirmière. Ils exprimaient leur ras-le-bol face à l’aggravation des conditions de travail qui ont déjà fait fuir plusieurs infirmières. Ils protestaient contre la diminution des congés d’été et contre la volonté de la direction d’imposer des plannings d’activités mensuels, ne laissant plus beaucoup de place aux vœux des soignants.

Au-delà de la sanction contre Tony, les soignants étaient bien conscients qu’ils étaient tous visés par le mépris de la direction et sa volonté de les soumettre tous à des conditions de travail plus dures.

La meilleure réaction est bien de compter sur une riposte collective, comme ils ont commencé à le faire.