Suppressions d’emplois chez Punch à Wisches ( Bas-Rhin )

Ils veulent autre chose que les miettes jetées par le patron.

Brève
18/04/2019

ils ne veulent pas des miettes

Les travailleurs de l’entreprise Punch de Wisches ont manifesté pour dénoncer le plan social qui prévoit la suppression de 47 emplois sur les 52 du site. Ils réclament 80 000 euros de prime supra légale au lieu des 2 000 que daigne leur proposer la direction. Ils demandent également, pour les anciens, des pré-retraites avec 80% du brut.

Ils ont manifesté dans la vallée de Schirmeck où ils ont reçu le soutien des gilets jaunes. Mais ils sont aussi allés rencontrer des travailleurs de l’usine Punch de Strasbourg qui ont débrayé une heure pour les recevoir. Car ceux de Strasbourg savent que Guido Dumarey, le patron de ces deux usines, a l’habitude d’acheter des entreprises, d’en vider les caisses puis de les fermer.

C’est ce qu’il a fait à Wisches, après avoir empoché les 24 millions laissés par l’ancien propriétaire, sans avoir investi contrairement à ses promesses. Et les travailleurs de l’usine de Strasbourg se disent qu’il n’est pas question que Dumarey leur prépare le même tour de cochon. Ils ont bien raison.

Journée de mobilisation des retraités

Échelle mobile des salaires et des pensions !

Brève
10/04/2019

Les syndicats de retraités appellent à une journée de mobilisation le jeudi 11 avril dans toute le pays.

A juste titre, un syndicaliste faisait remarquer à un journaliste des DNA qui l'interrogeait sur le marché de Mulhouse que le premier ministre n'avait pas prononcé une seule fois les mots "retraité", "service public" ou "santé" lors de la soi-disante "synthèse du grand débat", qui s'est limitée une fois de plus à une opération de communication qui allait dans le sens du gouvernement.

Il revendiquait aussi que les "retraites soient indexées sur les salaires". Et oui ce serait une mesure de protection contre l’augmentation des prix, qu’il faudrait aussi appliquer aux salaires et à ceux qui vivent d’allocations.

Alors, avec les retraités, le 11 avril et après, il faudra se battre tous ensemble pour l'indexation des salaires, des pensions et de toutes les allocations sur le coût de la vie !

 

Pollution autour des écoles et des crèches

Le capitalisme est toxique

Brève
05/04/2019

source SVGSILH

Greenpeace vient de publier une étude montrant qu’un tiers des écoles et crèches strasbourgeoises sont à proximité d’une zone polluée ou très polluée au dioxyde d’azote. Ces zones sont notamment liées au transport routier, qui est à l'origine de 58 % des émissions dans l’Eurométropole.

Dans cette société, pour le transport de marchandises les entreprises privilégient le flux tendu par camion pour éviter les stocks. Pour le transport des individus on se débrouille souvent comme on peut avec sa voiture faute de transports collectifs.

La recherche du profit comme moteur de l’économie et le chacun pour soi comme mode d’organisation, c’est ça le capitalisme. Et cela nuit fortement à la santé !

Privatisation des lignes

SNCF et conseil régional Grand Est complices

Brève
27/03/2019

Le 20 mars, le conseil régional Grand Est a décidé la privatisation de plusieurs lignes de chemin de fer. Cela concerne en Lorraine Épinal-Saint-Dié, Metz-Karlsruhe, et en Alsace de Strasbourg vers Saint-Dié, Haguenau ou Wissembourg. L’exploitation de ces lignes est donc ouverte à des appels d’offres.

L’ouverture à la concurrence est la nouvelle opportunité pour confier l’exploitation des lignes de chemin de fer aux entreprises du privé ou à des filiales de la SNCF comme Keolis. Les trains vont devenir privés, et les usagers encore plus privés de trains !

SANEF

L'art du racket

Brève
24/03/2019

La Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France (SANEF) vient d’installer sur l'A4 le premier péage sans barrière en France, à Boulay en Moselle. Dix caméras, quatre antennes et trois lasers, le meilleur de la technique pour que le porte-monnaie de l’usager régulier soit soulagé sans arrêt et sans file d’attente.

Mais cet apparent confort est d’abord tout bénéfice pour Abertis, filiale du groupe Atlantia avec ses 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018. Elle et ses autres compères comme Vinci ou Eiffage ont dégagé en 2017 un excédent brut d’exploitation de 7,3 milliards d’euros pour dix milliards de chiffre d’affaires, soit 73% de marge brut.

Tout cela avec les encouragements de l’Etat qui leur a accordé des concessions jusqu’en 2035. Tout le temps de racketter les automobilistes… en douceur.