Mars Wrigley Haguenau

Les intérêts des travailleurs avant ceux des actionnaires

Brève
27/11/2020

La direction de Mars Wrigley France a annoncé 216 suppressions d’emplois sur les sites de Haguenau et de Steinbourg, au nom de l’amélioration de la compétitivité.

Des syndicalistes sont surpris car ils avaient signé avec la direction un « accord de gestion des emplois et des compétences professionnels » (GEPP), l’été dernier. La direction a géré à sa manière et décidé de se débarrasser de 216 travailleurs.

La famille Mars, qui possède ce groupe capitaliste, se goinfre de profits depuis un siècle en exploitant le travail de ceux qui produisent entre autre les M&M’s. La fortune de la famille était estimée en 2018 à 127 milliards de dollars. Autant dire que les travailleurs ne peuvent pas compter sur ses promesses, mais plutôt sur leur détermination à obliger la famille Mars à prendre sur ses bénéfices pour garder les emplois.

Brasserie Heineken de Schiltigheim

Non à la soif de profits !

Brève
01/11/2020

Le PDG du groupe Heineken a annoncé une restructuration mondiale en 2021 avec des licenciements pour relancer la croissance des profits. Dans le siège régional de Schiltigheim, la brasserie l’Espérance, le personnel des bureaux est déjà visé par des suppressions d’emplois.

La direction d’Heineken justifie ces licenciements par une baisse des bénéfices depuis le début de l’année. Pourtant Heineken faisait encore 1,9 milliard d’euros de résultat net en 2018 et ses brasseries sont restées en activité sans discontinuer pendant le premier confinement. Les bénéfices accumulés sur des années suffiraient largement à garantir les emplois.

Mais seuls les travailleurs pourraient l’imposer et répartir le travail entre tous. Cela ne peut pas sortir d’esprits embrumés par les vapeurs du profit.

Strasbourg

Ophéa : bailleur anti-social

Brève
20/10/2020

Siège d'Ophéa (source wikipedia)

Jeudi dernier, à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et FO, plus de 200 travailleurs de l’Office Public de l’Habitat de l'Eurométropole de Strasbourg (Ophéa), sur les 430 que compte la structure, sont venus manifester devant le siège : ils entendaient protester contre les attaques de la direction relatives au temps de travail.

Le choix de la direction de ne pas respecter une récente décision de la cour d’appel de Colmar qui la condamnait à restituer 5 jours de pont supprimés depuis 2016 a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Face à ce mépris affiché, les travailleurs ont répondu par cette journée de grève, la première en 25 ans. Ils ont mille fois raison.

Cristal Union

Prêt à sacrifier les travailleurs pour sucrer ses profits

Brève
07/10/2020

pas question d'être sacrifiés

Après avoir absorbé d’autres sucreries, Cristal Union est devenu le premier producteur français de sucre industriel et le deuxième producteur européen d’éthanol.

Il veut maintenant sa part de profit à l’échelon international face à ses concurrents américains et asiatiques. Pour augmenter sa rentabilité, il a fermé en 2019 des usines dans le Puy de Dôme et en Eure-et-Loir avec près de 200 suppressions d’emplois.

Cette année l’usine d’Erstein a déjà prévu un plan de suppression d’une soixantaine de postes. Alors quand Alain Commissaire, directeur du groupe, déclare dans la presse que l’usine est en « sursis », il cherche à impressionner les salariés.

Et même si un autre directeur assure que la fermeture n’est pas à l’ordre du jour, il n’y a aucune confiance à avoir. Les travailleurs ont plutôt intérêt à se préparer à se défendre et ne pas se sentir solidaire des soucis de rentabilité de Cristal Union face à ses concurrents.

Strasbourg

Exploitation bio

Brève
10/09/2020

A la foire européenne, la nouvelle maire écologiste de Strasbourg a applaudi le député écologiste Claude Gruffat qui faisait le discours d’inauguration. Celui-ci est l’ancien président de Biocoop, un réseau de près de 500 magasins qui pèse 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaire.

Une affaire rentable donc…mais pas pour les salariés, confrontés à de nombreuses attaques contre leurs conditions de travail. Plusieurs grèves ont déjà eu lieu dans différents magasins pour dénoncer l’augmentation de la charge de travail, les bas salaires, le manque de protection suffisante face au covid et les pressions à la démission sur les travailleurs qui veulent quitter l’entreprise avec une rupture conventionnelle.

Le capitalisme repeint en vert reste le capitalisme.