Accroissement des grandes fortunes

Les profits ne connaissent pas la crise

Brève
08/07/2021

Le tableau des 500 plus grandes fortunes de la revue Challenges, donne de nombreux exemples de l’enrichissement important des familles bourgeoises depuis un an.

Dans les familles alsaciennes, celle de Pierre-Etienne Bindschedler, (Soprema, fabricant d’isolants), a une fortune de 3 milliards d’euros, en augmentation de 20%. La direction de l’entreprise a pourtant refusé d’augmenter les salaires récemment. La famille de Christian Burrus, (assurances) gère un pactole de 1 milliard d’euros, en augmentation de 163% !

Stéphane Eimer, dirigeant d’un des plus grands groupes français de laboratoires d’analyse, a profité de la crise sanitaire pour augmenter sa fortune de 33%. Le dirigeant de Socomec ( équipements électriques) voit la sienne augmenter « modestement » de 18%.

Quant à Jean Thomas Schmitt (entreprise de transport Heppner), sa fortune n’a pas augmenté, c’est sans doute pourquoi, il vient de lancer une filiale dans la santé.

Accumulation de richesses dans les mains de quelques uns et appauvrissement de la grande majorité de la population, c’est directement la conséquence du maintien aberrant d’un système capitaliste qu’il va falloir abattre.

Knorr – Duppigheim

Les salariés poursuivent leur mobilisation

Brève
23/06/2021

Une centaine de travailleurs de Knorr s’étaient rassemblés ce matin sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg. Ils continuent ainsi à protester contre leurs conditions de licenciement. Unilever ne veut toujours pas de pré-retraite, ni d’allongement des durées de reclassement, et ne propose que mille euros par année d’ancienneté d’indemnité supra-légale de licenciement pour les 261 salariés qui vont perdre leur emploi.

Unilever, l’an passé, c’est plus de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaire et plus de 6 milliards de profit. Le groupe aurait largement de quoi maintenir l’emploi sur le site, et a fortiori de financer un plan de départ à la hauteur de ce que réclament les salariés. Les travailleurs ont bien raison de continuer à maintenir la pression.

Résultats des élections dans le Grand Est

Un résultat encourageant pour la liste LO malgré une abstention record

Brève
22/06/2021

Abstention record de France dans le Grand-Est à plus de 70% des inscrits ! Dans ce contexte, nous sommes les seuls à progresser en nombre de voix : la liste Lutte ouvrière passe de 26 394 voix en 2015 à 28 090 voix cette année, soit 1 696 électeurs de plus – en pourcentage de 1,48% à 2,6%.

Du côté du RN, donné en tête et qui est second, c’est plutôt la soupe à la grimace : il a presque trois fois moins de voix qu’en 2015 (227 774 au lieu de 641 120). La tête de liste du RN, ce coup-ci, était Laurent Jacobelli… qui conduisait en 2015 la liste de Debout La France. Il remplaçait Florian Philippot, tête de liste en 2015, qui ce coup-ci conduisait une liste Les Patriotes qui a recueilli 74 980 voix et 6,95%.

Jacobelli, omniprésent sur le plateau des chaînes d’info, a tenté sa chance au RN comme d’autres politiciens de droite : en Moselle, la liste RN était menée par le sénateur de droite, ex-UMP, Masson ; en Meurthe-et-Moselle, elle était conduite par l’ex-député UMP Philippe Morenvillier. Voilà ceux qui se prétendent antisystème : de vieux chevaux de retour de la droite !

Dans la seule mairie RN du Grand-Est, Hayange en Moselle, il y a plus de 78% d’abstentions. Certes, le RN est très largement en tête avec 46,75% mais il perd des voix par rapport à 2015 (1 113 voix au lieu de 1 977). Il en perd moins toutefois que les deux listes de gauche qui ont vu partir, elles, près de 900 de leurs électeurs dans cette petite ville ouvrière longtemps dirigée par la gauche. Une ville où dominent les fameux hauts fourneaux de Florange fermés par ArcelorMittal sous Hollande… et malgré ses promesses.

C’est un profond dégoût pour les élections qui s’est exprimé à travers cette abstention record où durant la campagne nous avons souvent entendu dire le mot de Coluche « Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit ». Dans ce contexte, nos résultats, certes modestes, sont encourageants.

Suppressions d'emplois chez Schaeffler à Haguenau

Schaeffler sacrifie des travailleurs pour soigner ses profits

Brève
18/06/2021

les travailleurs n'ont pas à se sacrifier pour les profits

Cette multinationale, sous-traitant de l’automobile, prétexte la mutation du marché vers les voitures électriques pour se débarrasser de 239 travailleurs. C’est la deuxième fois depuis 2019.

Le président de Schaeffler France présente les pré-retraites et la rupture conventionnelle collective annoncées comme des procédures « soft ». Mais ce sont en fait des licenciements qui n’ont rien de « soft », quand on voit son salaire amputé avant la retraite ou qu’on se fait pousser dehors avec peu de perspectives de retrouver un travail.

Alors les travailleurs n’ont aucune raison d’accepter ces suppressions d’emplois d’une entreprise qui a fait plus de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, avec à sa tête la famille Schaeffler, une des plus grandes fortunes d’Allemagne.

Grève à Soprema Strasbourg

Il faut augmenter les salaires!

Brève
15/06/2021

Après avoir déjà débrayé mardi 8 juin, les travailleurs de Soprema se sont mis en grève lundi pour exiger une augmentation de salaire.

Cette société multinationale a atteint un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros en faisant stagner les salaires, en aggravant les conditions de travail, en précarisant le travail, en économisant sur les protections contre les solvants ou les poussières du ciment nécessaires à la fabrication des matériaux d’isolation.

La famille Bindschedler, propriétaire de l’entreprise, quant à elle, a plus que triplé sa fortune entre 2016 et 2019, grâce à cette exploitation accrue.

Les travailleurs ont bien des raisons de se dire que Soprema a largement de quoi payer de meilleurs salaires.