Strasbourg: évacuation du camp de migrants de l'Etoile

Un hébergement pour tous!

Brève
07/12/2022

La préfète du Bas-Rhin a fait évacuer, par la police, les derniers migrants de la place de l’Etoile. Dans ce camp de toile, il y a eu jusqu’à 200 personnes espérant de l’aide en se rendant plus visibles, au pied de la mairie de Strasbourg, avec des dizaines d’enfants, en partie scolarisés, vivant dans des conditions indignes.

Tous se retrouvent maintenant dans des hébergements précaires, voire menacés d’expulsions pour nombre d’entre eux.

La représentante de l’Etat est bien sûr la première responsable de cette situation révoltante, préférant flatter les préjugés xénophobes plutôt que de procurer un hébergement à chaque réfugié.

Le patrimoine immobilier dépendant de l’Etat et de la mairie permettrait largement de loger chacun des migrants. La préfète, mais également la maire de Strasbourg, le savent très bien !

Hôpitaux de Mulhouse

Grrr

Brève
01/12/2022

Sous prétexte qu'il manque du personnel, l'encadrement met automatiquement des heures supplémentaires aux agents, par exemple en Cardio, en Pneumo, en Digestif, en Ortho, en Chirurgie plastique.

Si la direction tient à exploser les compteurs, qu'elle se concentre plutôt sur celui des embauches.

ThermoFischer Scientific - Illkirch-Graffenstaden

Grève pour les salaires

Brève
28/11/2022

lundi 28 novembre, au petit matin devant le site d'Illkirch

Des salariés de l’entreprise ThermoFischer Scientific du site d’Illkirch poursuivaient leur grève lundi notamment pour des augmentations de salaires, pour réclamer que ceux-ci soient indexés sur l’inflation. Le mouvement a démarré le 10 novembre et pour l’instant, hormis la demande concernant la dotation de vêtements de travail, la direction rejette les revendications des grévistes.

Pourtant sur les douze derniers mois le groupe a fait 44 milliards de dollars de chiffre d’affaires et un bénéfice net de 7 milliards. Il y a donc largement de quoi augmenter les salaires. Les travailleurs de ThermoFischer Scientific en grève ont bien raison de se mobiliser.

Strasbourg

Manifestation contre les violences faites aux femmes

Brève
27/11/2022

Samedi 26 novembre, près de 400 personnes ont manifesté à Strasbourg contre les violences faites aux femmes, à l’appel notamment du Planning familial. Elles dénonçaient les ­féminicides, les violences domestiques, le ­harcèlement sexuel, ou encore les inégalités salariales entre hommes et femmes. « Dans quinze féminicides, c’est Noël ! » disait une pancarte. Il y a en effet un féminicide tous les deux jours en France, un viol ou une tentative toutes les sept minutes. Des militantes du Planning familial ont pointé l’inaction du gouvernement en termes de lutte préventive, qui derrière ses grands discours ne met pas les moyens nécessaires.

La préfecture avait interdit la manifestation dans le centre-ville, pour cause de marché de Noël, un choix qui en dit plus sur la préoccupation réelle des pouvoirs publics que les grands mots du gouvernement qui disait vouloir faire de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes une grande cause du quinquennat.

 

Schiltigheim

Les travailleurs de Heineken n’ont pas à payer pour que patron et actionnaires nagent dans les profits !

Brève
15/11/2022

L’annonce de la fermeture de la Brasserie Heineken de Schiltigheim d’ici trois ans est un sale coup pour les 220 travailleurs en CDI,  avec en plus les salariés des sous-traitants qui emploient presque autant de travailleurs intérimaires sur le site.

Heineken est une des plus grosses brasseries en Europe. En 2021, elle a fait 3,2 milliards de bénéfices, c’est dire si l’exploitation des salariés y est féroce. C’est le cas par exemple pour des dizaines de travailleurs intérimaires qui roulent des fûts de bière et se cassent le dos à longueur de journée et qui n’ont droit qu’à un local pourri pour s’abriter pendant leurs poses ou pour prendre leurs repas.

La direction de l’entreprise, qui laisse l’usine se dégrader depuis des années, prétexte que le site ne lui permet pas de s’agrandir, qu’elle préfère donc fermer le site pour transférer  la production dans ses usines de Marseille ou Mons-en-Barœul dans le Nord.

Tout cela était bien connu des cadres responsables qui ont tous démissionné ces trois dernières années. La municipalité de Schiltigheim se dit « sous le choc ».

Dès ce mardi, une quarantaine de travailleurs se sont mis en grève pour 24 h en guise de réponse immédiate. Des négociations sont prévues dans quelques semaines. Ils restent mobilisés autant pour la trentaine proche de la retraire, que pour les plus jeunes qui accepteront ou non d’être mutés à Mons-en-Barœul.  En attendant un salutaire coup de colère ?