Inaugurer l'esplanade de la Colère Ouvrière

Brève
08/12/2006

Hambach - En avril dernier, Smart a annoncé un projet de 700 suppressions d'emplois sur les 2200 travailleurs de la filiale de Mercedes qui appartient au géant DaimlerChrysler. La plupart des suppressions d'emplois vont toucher des sites en Allemagne. 130 licenciements sont prévus dans l'usine de Hambach en Moselle, construite en grande partie grâce aux fonds publics. Mercedes avait encaissé la bagatelle de 242 000 francs par emploi créé en Moselle, gagnant ainsi le beurre et l'argent du beurre, puisque la principale motivation de Mercedes était des coûts salariaux inférieurs de 20 % à ceux de l'Allemagne.

À Hambach en Moselle, 2250 travailleurs sont employés sur le site appelé Smartville où est produit depuis 1998 la petite voiture. 850 sont salariés de Smart et 1400 travaillent chez des sous-traitants installés dans l'enceinte de l'usine. Ils risquent eux aussi d'être touchés par des suppressions d'emplois. Et le fait que les ventes de voitures Smart aient augmenté de près de 12 % pour les 6 premiers mois de l'année ne change rien aux menaces qui planent sur l'emploi.

Depuis le démarrage de l'usine, les dirigeants de Mercedes se plaignent que la production de la Smart n'est pas rentable. Et le journal Le Monde explique qu'un fonds de pension qui a pris une part du capital de DaimlerChrysler exige que le groupe abandonne la marque Smart. Ces gens-là considèrent les usines comme des fabriques à fric. Et l'énorme groupe DaimlerChrysler, 5ème constructeur automobile mondial, a gagné 2,47 milliards d'euros en 2004.

À Smartville, les rues de la zone industrielle portent des noms comme : Rue de la Flexibilité, Boulevard de la Mobilité ou encore Route du Dynamisme. Pour empêcher la direction d'inaugurer l'avenue des Licenciements qui déboucherait tout droit sur la place des Profits Maximum, il va falloir que soit inaugurée rapidement l'esplanade de la Colère Ouvrière...

Un NON pas désorienté mais de rejet

Brève
08/12/2006

Lorraine - Commentant les résultats du référendum dans l'hebdomadaire La Semaine, Roger Cayzelle, président du Conseil Économique et Social (CES) de Lorraine explique qu'il s'agit "d'un rejet. Les Français agissent ainsi à chaque fois qu'ils se sentent désorientés... Aujourd'hui, nous sommes baignés dans une nostalgie des années 60, celle de Trente Glorieuses". Voilà Cayzelle qui reprend la fable des 30 années - de 1945 à 1975 - qui auraient été "glorieuses" pour la population. Tu parles !

Il a oublié le rationnement d'après guerre, l'appel de l'Abbé Pierre en 1954 devant le drame des sans-logis, les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie, les bidonvilles géants qui entouraient les grandes villes, les morts au travail dans les mines et la sidérurgie, l'amiante dont on voit les dégâts aujourd'hui. Ces années étaient jugées tellement glorieuses à l'époque par les travailleurs qu'elles se sont traduites par les émeutes des mineurs en 1948, la grève générale des fonctionnaires d'août 1953, celle des mineurs en 1963 et les 10 millions de travailleurs en grève en mai-juin 68. Mais de tout cela l'ancien patron de la CFDT Lorraine n'a sans doute jamais entendu parler...

Non à l’arnaque du lundi de Pentecôte

Brève
08/12/2006

Metz - Les appels à la grève se multiplient pour le lundi de Pentecôte. Dernier en date, à l'usine PSA de Metz-Borny, une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC vient de lancer un appel à la grève pour "les salaires, l'emploi, les conditions de travail, la RTT, la sauvegarde du droit local".

Personne n'a envie de venir travailler le lundi de Pentecôte. Nous savons bien que le produit de cette journée n'ira pas aux personnes âgées. Une partie ira en travail gratuit aux patrons, l'autre à l'État qui utilisera la taxe perçue comme il a utilisé le produit de la vignette auto. Non au travail le lundi 16 mai !

Des menaces sur l’aide sociale

Brève
08/12/2006

Moselle - La présidente du conseil d'administration de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) de Moselle "tire publiquement la sonnette d'alarme" dans le Républicain lorrain. "Les orientations stratégiques et les moyens budgétaires qu'entend nous allouer l'État jusqu'à 2008 vont clairement nous poser un problème de fonctionnement et [...] remettre en cause notre action sociale". La CAF finance des aides directes ou des prêts pour les familles les plus modestes, du soutien aux contrats enfance et temps libre etc.

Malgré l'aggravation du chômage, l'explosion du nombre de rmistes (plus 13,2 % en Moselle), les moyens qui lui sont accordés sont en baisse. La CAF demandait 500 employés supplémentaires au niveau national, elle en aura 500... de moins ! C'est toute l'aide sociale qui est menacée par un gouvernement qui ne sait que prendre aux pauvres pour donner aux riches.

L’hémorragie d’emplois continue dans le textile

Brève
08/12/2006

Lorraine - Plus de 20 000 travailleurs étaient employés dans le textile en 1999 en Lorraine, il n'en reste plus que 7000 qui subissent plan de licenciements sur plan de licenciements. Un drame provoqué par la volonté du patronat du textile d'accroître ses profits et, à tout le moins, de ne pas toucher aux fortunes qu'ils ont accumulé sur le travail de générations d'ouvriers... après avoir englouti des montagnes d'aides publiques.

L'ancien président de la Région, Longuet, n'avait d'yeux, d'oreilles et d'argent que pour aider les entreprises. Et ça continue ! Laurence Demonet, une des vice-présidentes de la région Lorraine, vient d'affirmer aux syndicats du textile que la Région lorraine va "répondre vite aux besoins qu'expriment les entreprises" du textile. Et les ouvriers licenciés ? Ils sont sans doute priés de s'adresser à l'ANPE. Sauvegarder l'emploi imposerait d'arrêter l'hémorragie, de mettre le garrot de l'interdiction les licenciements. La Région ne compte s'occuper que des saigneurs.