Transport routier - Saint-Louis

Des louanges... et une situation aggravée pour les forçats de la route

Brève
02/04/2020

source : flickr

Les camionneurs qui doivent se déclarer sur la plateforme de Transport International Routier de Saint-Louis, à la frontière franco-suisse, font partie de ces millions de travailleurs qu’on traite comme de la chair à produire pendant la crise du Covid. Non seulement ils sont envoyés sur les routes pour transporter des produits qui ne sont pas toujours de première nécessité, mais en plus ils doivent se serrer parfois à plus de trente dans les couloirs serrés d’un petit poste de douane pour déclarer leur marchandise.

Avec le durcissement des contrôles, leur temps d’attente est rallongé, sans possibilité de prendre de douche, alors qu’ils doivent attendre parfois plus d’une journée, et avec deux toilettes de chantier pour des dizaines d’utilisateurs.

Bien sûr, en ce moment, chez les politiciens, il est de bon ton de les qualifier de « héros du quotidien ». Mais en guise de remerciement, tout ce que le gouvernement a pondu, ce sont des décrets pour allonger leur temps de travail et les faire travailler le dimanche...

Transports de malades

Le covid est dangereux, les économies sur la santé mortelles

Brève
01/04/2020

De l'Alsace à l'Aquitaine

Depuis plusieurs jours, des évacuations de malades se multiplient depuis des hôpitaux de Mulhouse, Colmar et Strasbourg. Des trains, hélicoptères et avions transportent des dizaines de malades du covid-19 en réanimation pour d’autres régions ou pour la Suisse et l’Allemagne.

Ces évacuations sont vitales vu le nombre de malades sévères et les capacités d’accueil hospitalier, descendues en flèche ces dernières années.

Le vrai problème est là : les suppressions de lits, le manque de matériel et de personnel que les employés de l’hôpital dénoncent depuis des années et contre lesquelles ils ont fait grève à maintes reprises. Mais voilà, tous les gouvernements ont consacré l’argent public à aider le grand patronat, la bourgeoisie. Elle a été soignée et l’hôpital en est malade, et la population victime.

Grand-Est

L’union nationale, un piège pour les travailleurs

Brève
01/04/2020

Le 27 mars, les organisations patronales du Medef et de l’Union des entreprises de proximité (U2P), ainsi que les organisations syndicales CFDT, CFTC et CGC ont, au niveau du Grand-Est, signé une déclaration commune relative à la situation sanitaire.

Il y est écrit : « nos organisations appellent les pouvoirs publics et les entreprises à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à la protection de la santé et de la sécurité des salariés devant travailler ». Vraiment ? De nombreux travailleurs pourraient témoigner du contraire en ce qui concerne l’attitude de leur patron.

Il y est aussi dit que ces organisations « saluent l’engagement des salariés et des agents des services publics ». En ce qui concerne le Medef, disons que l’hypocrisie ne coûte pas cher.

Ce genre de déclaration ne sert qu’à embrouiller la conscience des travailleurs, alors que la situation démontre qu’il est pour eux tous les jours plus urgent, qu'il est vital, de contester la domination de la bourgeoisie.

Macron à l'hôpital de Mulhouse

The mask

Brève
26/03/2020

Macron bien protégé, lui

Lors de sa visite à l’hôpital de Mulhouse, à son arrivée, Macron s’est fait remettre par un militaire un masque pour se protéger, et cette scène bien théâtrale était filmée pour que le show soit réussi… eh bien cela n’a pas du tout été apprécié par le personnel soignant présent, pour une simple et bonne raison : le masque en question est un « FFP2 », celui réservé aux gestes techniques sur un patient positif. Sur la photo publiée par les DNA, on voit effectivement le chef de l’état en face du personnel hospitalier, qui eux portent tous un simple masque chirurgical. 

Même quand Il veut apparaître proche du peuple, ce digne représentant de sa classe sociale, c’est plus fort que lui, il se comporte exactement comme un général qui rend visite à ses troupes en première ligne : à bonne distance de l’ennemi.

La venue de Macron à Mulhouse

Une guerre avec des soldats sous-équipés et des généraux irresponsables

Brève
26/03/2020

Quelle irresponsabilité ?

Mercredi soir, Macron a donc choisi Mulhouse et son hôpital de campagne nouvellement installé à côté du Centre Hospitalier du Moenchsberg pour y promouvoir sa politique face à l’épidémie de covid 19.

Un langage et des postures martiaux, beaucoup de phrases ronflantes sur les soignants en 1ère ligne, et les autres en 2ème et 3ème ligne, mais quasiment rien de concret ni de nouveau pour lutter contre l’épidémie. Une prime pour les soignants ? Est-ce la question ? Même pas une augmentation de salaire ! Juste avant, un psychologue de cet hôpital avait crié sa rage dans les colonnes de Libération : « j'ai la rage envers ces hommes […] politiques qui n'ont eu de cesse de détruire notre système social et de santé, […] de nous expliquer qu'il fallait faire un effort collectif pour atteindre le sacro-saint équilibre budgétaire ». Sur l’hôpital, des banderoles avaient été déployées : « Soignants au front, sans munitions ni valorisation », « Avant, nous étions oubliés. Aujourd'hui, des super-héros. Et demain ? ».

C’est peut-être la guerre contre le Covid-19, mais comme dans toutes les guerres, ce sont les travailleurs, les petites mains, qui sont en première ligne, et les riches, les puissants, restent abrités derrière. Des travailleurs qui manquent de munitions, de protections, à qui l’on propose des médailles, et parfois posthumes.

Alors les postures de Macron dissimulent bien mal les conséquences mortelles de sa politique et de celles de ces prédécesseurs.