PSA Mulhouse

Importants débrayages pour augmenter les salaires !

Brève
05/10/2022

Le 27 septembre, une réunion avec la direction sur le pouvoir d'achat a débouché sur seulement 1 000 euros de prime gilet jaune, et zéro euro d'augmentation. Après l'annonce des 8 milliards de bénéfices de Stellantis-PSA au premier semestre 2022, c’est l’incompréhension et l’écœurement.

Après un rassemblement le matin à l'initiative de la CGT d'une centaine d'ouvriers du Montage, une cinquantaine d'ouvriers du Ferrage décident de débrayer le jour même dans l'équipe d'après-midi, bientôt rejoints par des camarades d’autres secteurs. Des syndicats comme FO ou la CFDT sentent aussi qu'il se passe quelque chose, et rejoignent la CGT. Appelés à la grève par plusieurs syndicats unis, les ouvriers peuvent plus facilement sauter le pas.

C'est ainsi que le 28, sur les trois équipes, quelque 1300 travailleurs débrayent ! Ceux qui ont connu la grève reconductible de sept semaines en 1989 n'en croient pas leurs yeux, et tous les autres sont surpris de voir tant de monde.

Pour obtenir de véritables augmentations de salaires, il faudra construire un vrai mouvement, et être au moins aussi déterminés que ceux de 1989. Ces débrayages constituent un sérieux encouragement, et espérons-le, un bon début !

Collège Sophie Germain – Strasbourg Cronenbourg

Mobilisation pour l’ouverture d’une classe supplémentaire

Brève
01/10/2022

lors de la manifestation du 29 septembre à Strasbourg

Enseignants et personnels du collège Sophie Germain étaient nombreux en grève ce jeudi – à plus de 50% - pour demander l’ouverture d’une classe de cinquième. Dans cet établissement d’éducation prioritaire, où en théorie les élèves sont au grand maximum 24 par classe, sur les huit classes de cinquième il y a actuellement deux classes de 24 élèves, et six entre 26 et 29 élèves. Ces effectifs ne permettent pas d'aider correctement les élèves en grande difficulté scolaire, qui ne peuvent pas recevoir l'aide nécessaire à la maison. De plus des élèves ayant des besoins particuliers, porteurs de handicaps ou ne parlant pas encore le français, sont intégrés dans ces classes déjà surchargées. Le collège manque d'ailleurs même de mobilier pour installer les élèves en classe et les enseignants font circuler tables et chaises dans les couloirs depuis la rentrée !

Vendredi, ce sont les parents de la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE) qui ont pris le relais en appelant à une journée Collège mort pour soutenir la revendication de l’ouverture d’une classe de cinquième. Le message est bien passé auprès des parents de ce collège situé dans un quartier populaire de Cronenbourg, puisque très peu d’élèves étaient présents.

En début de semaine le directeur d’académie s’était déplacé pour dire que le rectorat n’avait pas les moyens d’ouvrir une classe supplémentaire et qu'éventuellement des dédoublements de classe pourraient être envisagés mais seulement en cours de langues vivantes et seulement si les enseignants acceptaient d'assurer ces heures en heures supplémentaires. Manifestement ses arguments n’ont réussi à faire taire ni les personnels ni les parents !

Strasbourg

Une université pionnière ?

Brève
21/09/2022

Le président de l’université de Strasbourg a annoncé que l’université fermerait deux semaines de plus dans l’hiver 2023. En cause : le prix de l’énergie.

Les vacances de Noël se termineront une semaine plus tard que prévu, l’université restant fermée. Une autre semaine, en février, les cours se feront uniquement à distance. Quant au chauffage, il sera mis en route le plus tard possible.

L’université de ­Strasbourg qui comptait 57 000 étudiants en 2020-2021, a vu exploser ses dépenses énergétiques, comme bien d’autres : treize millions d’euros en 2022, vingt millions prévus pour 2023, une hausse incompatible avec un budget contraint. La direction de l’université, obéissant au plan de sobriété énergétique prôné par le gouvernement, a donc décidé de l’appliquer, aux dépens du personnel, enseignant ou autre, et des étudiants.

Devant les réactions, entre autres des syndicats, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a immédiatement déclaré qu’il fallait « accompagner les établissements d’enseignement », tout en ajoutant qu’ils sont « responsables et autonomes ». Autrement dit, qu’ils se débrouillent avec les moyens du bord !

À tous les niveaux du système éducatif, les moyens sont inférieurs aux besoins, et l’université n’y échappe pas : locaux insuffisants ou vétustes pour certains, manque d’enseignants... Pendant la période du Covid, l’enseignement à distance a montré ses failles, le manque de contacts et de vie collective handicapant les étudiants en difficulté. Sans compter les dépenses (réseau Internet, ordinateur) nécessitées par le télétravail, qu’on soit étudiant ou travailleur de l’université.

C’est cette caricature d’enseignement qui devrait suppléer à l’insuffisance du budget ? Pas de doute, le gouvernement soigne les jeunes générations.

Sylvie MARÉCHAL

article de la LO n°2825

Bas-Rhin

Ni abondance, ni insouciance

Brève
10/09/2022

9000 personnes ont reçu une aide alimentaire de la part du Secours populaire du Bas-Rhin en 2021, un chiffre en augmentation de 60% par rapport à 2020. Et depuis quelques mois, avec l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation, de nouvelles personnes font appel à l’association.

Au niveau national, le Secours populaire a également pu constater que de plus en plus d’enfants étaient conscients que la pauvreté faisait partie leur quotidien.

On est loin de  « l’abondance et de l’insouciance » dont parle un Macron en bon représentant des classes riches.

Stellantis

Les profits explosent

Brève
29/07/2022

Stellantis (ex-PSA-Fiat Chrysler) vient d’annoncer 8 milliards d'euros de bénéfices pour le premier semestre 2022, en hausse de 34 %, alors même que ses ventes mondiales ont baissé de 7 % et que les problèmes de pénurie de composants persistent.

La recette d'un tel miracle ? Les prix des voitures neuves en hausse, mais surtout une exploitation accrue, des suppressions de postes, des salaires au plancher.

Alors que les conseils de sobriété s'accumulent pour les travailleurs, pour les capitalistes, au contraire, c'est le gavage sans limite.