Strasbourg

Mobilisation à l'université

Brève
06/03/2020

Manifestation à l'université de Strasbourg

Jeudi 5 mars, partis du campus universitaire de Strasbourg, près d’un millier de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et d’étudiants ont manifesté contre la loi pluriannuelle de programmation de la recherche. Cette loi prévoit entre autres d’aggraver la précarité des jeunes chercheurs en encourageant toujours plus le recours aux contractuels, et de diminuer le financement de base des laboratoires publics qui seront mis de plus en plus en concurrence entre eux pour accéder à des financements ponctuels.

Pourtant avec le crédit impôt-recherche, le gouvernement consacre plus de 6 milliards d'euros par an à financer des entreprises privées, ce qui représente deux fois le budget du CNRS.

Dans ce domaine aussi l'État détruit ce qui est utile et même essentiel à la société au profit des grandes entreprises capitalistes qui n'ont comme seule priorité la recherche... de leur profit.

PSA

Derrière la prime, l'exploitation

Brève
29/02/2020

Année après année, PSA bat des records de bénéfices : près de 3,7 milliards de profits en 2019, c'est quatre fois plus qu'il y a 6 ans.  

Et si les médias ont largement insisté sur la prime qui sera versée aux travailleurs du groupe, ils ont été moins prolixes au sujet des dividendes versés aux actionnaires. Pendant que les salaires des ouvriers de PSA seront revalorisés d'à peine 1,6% cette année (70 centimes de plus par jour pour un salaire de 1 300 €), les actionnaires se partageront, eux, une somme en augmentation de... 58 % !

La famille Peugeot augmente ainsi sa fortune en intensifiant l'exploitation des travailleurs, par des suppressions d'emplois, la multiplication des contrats précaires et l'augmentation des cadences. 

Cette prime, ce sont les travailleurs qui l'ont suée sur les chaînes de production, ce n'est certainement pas un cadeau du patron !

 

Élections municipales

Louise Fève, cheminote, tête de liste à Strasbourg

Brève
20/02/2020

"J’ai 39 ans et je suis cheminote contractuelle en gare de Strasbourg depuis trois ans. Avant j’ai connu différents emplois dans la restauration, le social ou encore à l'hôpital.

J'ai participé récemment à deux grèves importantes : celle du printemps 2018 contre la réforme du pacte ferroviaire, et celle contre la réforme des retraites. Lors de cette dernière grève reconductible de décembre-janvier, avec mes camarades de travail, nous nous sommes organisés collectivement et nous décidions de tout en Assemblée générale en vote à mains levées. Nous avions la conviction que nous devions nous adresser à tous, cheminots, contractuels, intérimaires, salariés du public comme du privé. Un comité de grève élu était chargé de mettre en œuvre toutes nos décisions et d'organiser des actions. Nous nous sommes rendus devant les hôpitaux, les usines, aux barrières des péages, sur les parkings de supermarché, partout où nous pouvions toucher d'autres travailleurs.

Durant ces 50 jours de grève, nous avons donc pu tisser des liens précieux avec des militants d’autres secteurs du monde du travail, de la métallurgie, de la grande distribution, de l’éducation... Beaucoup de mes collègues grévistes ont vu à travers ce mouvement que, comme nous étions attaqués sur les retraites en tant que travailleurs, et pas seulement en tant que cheminots, c’était l’ensemble du monde du travail, dans toute sa diversité, qui devait riposter.

Et, n’en déplaise à Macron et Philippe, le mouvement de contestation n’est pas terminé !

Si aujourd’hui je conduis, avec d'autres, la liste de Lutte ouvrière à Strasbourg, c’est notamment pour que puisse s’exprimer cette conscience que nous, les travailleurs des différents secteurs, nous ne formons qu’une seule et même classe ouvrière aux intérêts opposés à ceux des capitalistes que les gouvernements défendent. Et pour affirmer que, pour défendre nos intérêts, il faudra nécessairement en passer par des luttes sociales puissantes et déterminées. Collectivement, nous en avons la force !"

 

Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Non à la démolition de l’hôpital public !

Brève
16/02/2020

non aux économies sur l'hôpital public!

Jeudi dernier, 41 médecins des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ont démissionné collectivement de leurs fonctions administratives pour dénoncer la situation catastrophique de l’hôpital public. Ils ont également manifesté leur mécontentement le lendemain devant l’hôpital.

Pour faire des économies, des lits sont fermés, comme en réanimation de chirurgie, et le personnel soignant est en nombre insuffisant, au point d’entraîner la fermeture de salles d’opération, le non remplacement de soignants absents et le report de certaines opérations. Un des médecins soulignait que la rallonge annoncée par Agnès Buzyn suffisait à peine à financer de nouveaux instruments attendus depuis des mois.

Pour montrer la folie de la politique d’économies à tout prix il rajoutait que cela pouvait entraîner une mauvaise prise en main des patients, obligés de revenir plusieurs fois à l’hôpital, et donc un coût supplémentaire !.

Autant d’arguments pour continuer la mobilisation des hospitaliers.

Agglomération mulhousienne (Haut-Rhin)

Eboueurs : après une agression, la colère

Brève
30/01/2020

Jeudi 24 janvier dernier, un chauffeur et deux rippeurs ont été agressés physiquement lors d'une tournée de ramassage des déchets.

Le chauffeur a eu trois jours d'incapacité totale de travail (ITT). Choqués et en colère, l'ensemble des éboueurs ont exercé leur droit de retrait dès le lendemain matin, puis ont décidé de se mettre en grève le lundi 27 janvier. Ils dénoncent la multiplication des agressions verbales, voire physiques.

Cela s'ajoute aux salaires trop bas, au manque de reconnaissance et aux conditions de travail difficiles. Après une nouvelle journée de grève, ils ont décidé de suspendre le mouvement et de reprendre le travail mercredi, tout en envisageant de repartir en grève la semaine prochaine.

Ils revendiquent une revalorisation salariale et des mesures pour améliorer leur sécurité et leurs conditions de travail.

Par cette réaction collective, ils ont montré qu'ils en ont assez et veulent que cela se sache !