Rouffach

Mahle – Behr : suppressions d’emplois en série

Brève
08/12/2019

Du 18 au 20 novembre dernier s’est déroulé le Comité d’entreprise européen de l’équipementier automobile Mahle à Stuttgart.

Les délégués syndicaux de France ont retrouvé leurs homologues du Luxembourg, d’Allemagne, d’Angleterre, d’Italie etc.

Ceux d’Italie, soutenus par ceux d’Allemagne qui subissent la fermeture de deux sites de production avec 450 licenciements secs et 3 000 euros pour solde de tout compte, ont demandé l’arrêt immédiat de la procédure et qu’il ne pouvait y avoir aucune négociation possible sur ce plan en l’état.

À leur retour, ils ont décidé d’une grève de 8 heures sur les trois postes pour décider de la réponse à donner à ce patron qui raye leurs emplois d’un simple trait de plume.

C’est le même qui supprime 236 postes ici. Face à lui et son droit de licencier, il est nécessaire et possible d’y opposer notre force collective.

Grève à France bleu et FIP Strasbourg

Non aux suppressions d’emplois dans les radios publiques !

Brève
29/11/2019

Les personnels de France bleu et de FIP Strasbourg se sont lancés dans une grève illimitée depuis mardi 26 novembre, à la suite du mouvement déclenché à l’échelle nationale lundi. Le gouvernement veut diminuer de 20 millions d’euros sa contribution à l’audiovisuel public et la direction de Radio France compte imposer 40 millions d’euros de restrictions budgétaires.

Cela aura comme conséquence 299 suppressions d’emplois, que les grévistes contestent. Localement, c’est aussi la fermeture de FIP Strasbourg, annoncée pour le 30 juin, qui est rejetée .

Les salariés de Radio France se souviennent d’une grève en 2015 contre un projet de 320 suppressions d’emplois qui avait duré 28 jours, et à l’issue de laquelle la direction avait dû reculer.

La grève est donc une arme efficace, d’autant plus que la journée nationale de grève et de manifestation du 5 décembre se profile à l’horizon, avec de nombreux travailleurs qui s’opposeront aux attaques contre les retraites, mais aussi contre les suppressions d’emplois et la démolition des services publics.

Stocamine Wittelsheim (Haut-Rhin)

L'irresponsabilité de l'Etat et des industriels

Brève
02/11/2019

les poubelles des capitalistes

Les militants de l’association « les Jeunes pour le climat » ont bloqué récemment la sous-préfecture de Mulhouse pour exiger le déstockage total des 42000 tonnes de déchets chimiques entreposés dans des galeries d’anciennes mines de potasse, propriété de Stocamine, à Wittelsheim.

Il y a déjà 17 ans, en 2002, qu’un incendie a eu lieu dans le site de stockage profond. Il a fallu attendre 2010 pour que le ministère de l'Écologie annonce une procédure de fermeture définitive de Stocamine. C’est seulement en juillet 2019, que le ministre de l’Ecologie a commandé un rapport de faisabilité d'un déstockage. Et depuis 17 ans, les murs et les parois des galeries se fissurent, les plafonds s’effondrent et écrasent les sacs et les fûts de déchets.

L’Etat, principal actionnaire, laisse pourrir la situation, prenant le risque d’une pollution de la nappe phréatique. Pas question pour lui de faire payer les industriels qui se sont débarrassés à bon compte de la gestion de leurs déchets chimiques.

Mahle Behr (Rouffach)

Révoltant

Brève
30/10/2019

Mahle Behr, un groupe sous-traitant de l’automobile qui a fait 13 milliards de chiffre d’affaires en 2018, voudrait supprimer 236 emplois à l’usine de Rouffach, 240 en Allemagne, fermer deux usines en Italie, une en Angleterre et un centre de recherche au Luxembourg.

Mahle Behr, comme tous les groupes capitalistes, frappe dur les travailleurs pour maintenir ses profits.

Pour sauver les emplois en interdisant les licenciements, il faudra l'imposer au patronat. Nous en avons la force car c'est nous qui produisons toutes les richesses. 

Groupe hospitalier de Mulhouse

Une pénurie catastrophique

Brève
27/10/2019

Système hospitalier en état critique

Comme dans de nombreux hôpitaux, le personnel des Urgences de Mulhouse est en grève depuis des mois pour obtenir des agents supplémentaires. Et, depuis cet été, le service est confronté à une hémorragie massive de médecins urgentistes.

Ces derniers, habituellement 34, étaient 24 au mois de juin, et puis durant l’été plus des deux tiers ont démissionné, épuisés par les conditions de travail. Depuis, seuls sept titulaires sont en poste.

La situation est telle que la direction n’exclut pas de fermer temporairement les Urgences, ce qui serait une catastrophe sanitaire pour la population, 270 000 habitants pour l’agglomération de Mulhouse, 450 000 pour tout le sud du département, qui dépend aussi de cet hôpital. Avec en moyenne 55 000 passages aux Urgences par an, c’est le plus important centre hospitalier non universitaire de France.

Pour couronner le tout, les 17 internes du service se sont mis en arrêt maladie début octobre pour burn-out. Normalement, les décisions graves devraient être prises par un médecin expérimenté. Ce n’est plus possible parce qu’il n’y en a plus assez, et les internes, qui sont des jeunes encore en formation en médecine, se retrouvent dans des situations impossibles, d’où leur arrêt maladie collectif. Du coup, leur syndicat demande qu’aucun interne ne soit affecté aux Urgences de Mulhouse au prochain semestre. Mais, sans eux, le service est mort.

Partout dans l’hôpital, de manière à peine moins aiguë qu’aux Urgences, c’est le même cercle vicieux : la pénurie de soignants et de médecins les pousse tous aux limites de leurs forces ; les démissions s’enchaînent en cascade. Au point que, dans les discussions, certains commencent à dire que cet effondrement est fabriqué. C’est en fait l’ensemble du système hospitalier du pays qui est menacé d’effondrement.