Concordat : ils ne toucheront pas plus aux bénitiers… qu’au grand capital

Communiqué
26/01/2012

Sarkozy a dénoncé le fait que Hollande veuille mettre un terme au statut particulier de l'Alsace et de la Moselle qui est, selon lui, « hérité d'une histoire douloureuse ». Sarkozy fait mine d'oublier que le concordat n'a rien à voir avec la guerre ou l'occupation, mais qu'il est issu du Concordat signé par Napoléon en... 1801 !

S'il n'a pas été aboli en Alsace-Moselle, c'est parce que, en 1905, alors que la troisième république proclamait la séparation de l'Eglise et de l'Etat, cela ne s'était pas appliqué aux territoires annexés par l'Allemagne.

Depuis plus d'un siècle, aucun gouvernement de gauche n'a eu le courage politique de mettre fin à ce particularisme d'un autre âge. Sarkozy supprime des postes d'enseignants, mais aucun poste de curé, rabbin ou pasteur n'est mis en cause. Ils sont toujours payés par les impôts de tous, y compris des athées ou des fidèles d'autres cultes.

Mais ce n'est pas en 2012 que cela va changer si la gauche gagne : le directeur de campagne de Hollande, Moscovici, a affirmé qu'il n'était pas question de remettre en cause la non-séparation de l'Eglise et de l'Etat en Alsace-Moselle. Même quand il ne s'agit pas de s'attaquer aux puissances d'argent, la gauche est timide. Alors, pour s'en prendre au patronat...