Quand PSA fabrique des chômeurs

Communiqué
06/04/2012

Pendant le seul mois de mars, PSA a renvoyé plus de 400 intérimaires de son usine de Mulhouse, en prenant le prétexte d'une baisse de cadence consécutive au transfert de la production de la 308 à Sochaux. Dans les prochains mois, plusieurs centaines d'autres iront également grossir les rangs des chômeurs, avec la baisse prévue de la production des C4 et DS4.

Priver d'emploi et de salaire des centaines de travailleurs, surcharger de travail ceux qui restent avec plus de 80 véhicules produits chaque heure : c'est le partage du travail version PSA.

Il faut au contraire interdire les licenciements, y compris ces licenciements qui ne disent par leur nom : ceux des intérimaires. Ces deux dernières années, en pleine crise, le groupe automobile a engrangé plus de 1,7 milliard de bénéfices. Cet argent doit servir à garantir tous les emplois et tous les salaires, et non les profits d'une minorité d'actionnaires. Quitte - si la production diminue - à répartir le travail entre tous, en ralentissant les cadences sans baisser les salaires.