L'Alsace :  Ensisheim Aimé Sense veut faire entendre la voix des travailleurs

Article de presse
26/02/2014

Ouvriers, employés, chômeurs, retraités... défendront aux côtés d'Aimé Sense « le camp des travailleurs » à Ensisheim. DR

Aimé Sense conduira la liste Lutte ouvrière aux prochaines municipales à Ensisheim. Pour lui, ce scrutin offre l'occasion aux travailleurs de « faire entendre leur indignation ».

Ne cherchez pas de projet local dans les mots d'ordre portés par Aimé Sense et son équipe pour les prochaines municipales à Ensisheim. Le candidat Lutte Ouvrière le martèle : « Les votes aux municipales seront des votes politiques. Et c'est normal car les grands problèmes, les licenciements, la montée du chômage, les bas salaires, ne dépendent pas des municipalités. »

L'homme en est convaincu : « On ne pourra pas se sortir de cette situation de crise sans s'en prendre aux profits des grands groupes. Sinon on nous parlera d'économies, or celles-ci sont synonymes de sacrifices pour les salariés. » Pour l'équipe Lutte ouvrière, ce scrutin est donc l'occasion de faire entendre « l'indignation », d'autant que « les salariés ont été fourvoyés par ceux qui se disent de gauche et qui nous gouvernent » : « On nous parle de compétitivité ! Mais ça, ce sont des paroles de patrons qui nous mettent en concurrence. »

Aimé Sense, ancien mineur aujourd'hui retraité, en appel donc aux ouvriers, employés, salariés... « Notre force, c'est notre capacité à nous unir autour de revendications qui peuvent changer notre vie. Un bulletin n'y suffira pas, mais il peut commencer à nous faire prendre conscience que nous ne sommes pas si petits. » Pour lui, les salariés ont une force « puisque ce sont eux qui produisent ». Il y voit un levier pour « pousser les patrons à rendre du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent ». Il aimerait également interdire les licenciements.

En finir avec le capitalisme

Les candidats de la liste Lutte ouvrière veulent donc en finir avec le capitalisme, tel qu'il est pratiqué par la droite mais aussi par la gauche. Il en appelle aussi à une certaine vigilance face au Front national : « Ils font des oeillades à la classe ouvrière, mais ils sont aussi cyniques que les autres, et le système qu'ils prônent sera encore plus dur pour les ouvriers. »

Pour « faire entendre le camp des travailleurs », Aimé Sense a fait appel à « des jeunes et des vieux, des salariés et des sans-emploi » mais tous, assure-t-il, « connaissent très bien la situation des travailleurs et peuvent témoigner des difficultés qu'ils rencontrent au quotidien ».

Élise Guilloteau

© L'alsace, Mercredi le 26 Février 2014

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