L'Alsace :  Gilles Schaffar interrogé sur gestion, fiscalité et sécurité

Article de presse
05/03/2014

Gilles Schaffar. Photo D.S.

Gestion et fiscalité.- « Lutte ouvrière est pour la suppression de toutes les taxes indirectes et pour le maintien d'un seul impôt, celui sur le revenu. Sachant qu'on ne considère pas que les salaires sont un revenu ; le salaire permet seulement de vivre, il n'y a pas de raison qu'on y applique des taxes ou prélèvements. Les revenus, pour nous, ce sont les profits, les dividendes sur les actions, etc.

Pour la fiscalité locale, nous estimons que les salariés ou les travailleurs, et à plus forte raison s'ils sont au chômage, ne devraient payer ni taxe foncière, ni taxe d'habitation. Ces taxes pourraient rester pour les gens qui vivent des revenus du capital, ou de leur rente. Mais pour l'organisation générale de la société, je répète que nous ne garderions que l'impôt sur le revenu. Ces choses ne pourront être imposées que le jour où les travailleurs arriveront à inverser le rapport de forces ».

Sécurité.- « On pense que la principale insécurité, c'est l'insécurité sociale, le risque de perdre son emploi, de perdre son logement. Les comportements délictueux sont liés à cela, à la dégradation du tissu social ; d'ailleurs ils touchent en premier lieu les couches les plus pauvres. C'est le règne du chacun pour soi. Or pour le moment, rien n'est entrepris par les pouvoirs publics pour empêcher les patrons de licencier. Alors que quand un travailleur perd son emploi, il perd tout et notamment la chance de retrouver un emploi. Et toute la société s'appauvrit. Donc, nous pensons qu'il faut donner du travail à tout le monde, plutôt que de mettre des caméras et des policiers. La sécurité routière est plutôt du ressort des grands constructeurs automobiles qui produisent des grosses cylindrées !.... Mais il y a des comportements irresponsables contre lesquels il faut lutter bien sûr ».

© L'alsace, Mercredi le 05 Mars 2014

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