L'Alsace :  Lutte Ouvrière met la crise en avant

Article de presse
16/05/2009

« On veut profiter des élections européennes pour exprimer les exigences du monde du travail » : le discours de Lutte Ouvrière est martelé avec conviction par Nathalie Mulot, employée à la Camsa et première haut-rhinoise - en neuvième position - sur la liste constituée par le parti d'extrême-gauche pour la région Est.

Niveler les salaires par le haut

Avec ses deux colistiers du département, Julien Wostyn (ouvrier chez PSA, en 14e place) et Aimé Sense (mineur à la retraite, 16e), Nathalie Mulot insiste sur le contexte de la crise. « En France, en Allemagne, en Irlande ou en Lituanie, c'est partout la même volonté de faire payer la crise par les travailleurs, alors qu'ils n'en sont pas responsables. Il faut prendre sur les profits des grands trusts pour maintenir les emplois, interdire les licenciements et augmenter salaires, pensions et allocations. »« À Mulhouse, Bordeaux ou Prague, tout est pareil, s'indigne Aimé Sense. On trouve les mêmes entreprises, les mêmes boutiques. Tout ce qui se passe, c'est une mise en concurrence des salariés des différents pays et on nous fait peur avec les délocalisations. » D'où la volonté affichée d'avoir des salaires minimum identiques dans toute l'Europe, « mais pas avec un nivellement par le bas, comme le souhaitent les patrons, mais par le haut. »Un discours internationaliste et ambitieux, mais les trois candidats ne se font pas beaucoup d'illusions sur les chances de leur liste aux élections : « Pour nous, c'est surtout une tribune. » Une tribune qui trouvera son point d'orgue alsacien avec la seule réunion publique prévue dans la région, ce dimanche 17 mai à 16 h au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg, en présence de Nathalie Arthaud, porte-parole nationale, et de Claire Rocher, tête de liste dans l'Est.

O.C.

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