L'Alsace :  Municipales Emploi, économie : les propositions de Lutte ouvrière

Article de presse
21/02/2014

Julien Wostyn conduira la liste LO aux élections municipales de Mulhouse. DR

La liste de Lutte ouvrière (LO) que le Mulhousien Julien Wostyn conduira aux élections municipales des 23 et 30 mars a été annoncée juste à la veille de la parution de notre première page thématique consacrée aux programmes des divers candidats en lice. Il ne nous a donc pas été possible d'intégrer, dès dimanche dernier, les propositions de LO en matière économique et d'action pour l'emploi. Julien Wostyn nous les ayant tout de même transmises, les voici reproduites ci-dessous :

« Nous demander de patienter, nous faire espérer une hypothétique reprise économique, voilà tout ce qu'offre le gouvernement aux travailleurs. Alors qu'il y a urgence, alors qu'à cause du chômage, des millions de travailleurs sont menacés dans leur existence même. Pour combattre le chômage, il faut des mesures radicales et contraignantes. Pour arrêter cette véritable hémorragie du chômage, il faut interdire aux grands groupes, comme Peugeot, de licencier. ''Il n'y a pas de travail à donner à tous'', répondront les patrons ? Eh bien, qu'on impose une mesure de bon sens : que le travail existant soit réparti entre tous, sans diminution de salaire ! Et pour résorber le chômage, il faut des embauches partout où le personnel manque, partout où la cadence de travail et les horaires sont devenus insoutenables. Et il faut arrêter avec ces contrats précaires scandaleux. »

« Oui, cela coûtera au patronat. Mais les grands groupes ont de quoi payer et, à défaut, qu'ils puisent dans les fortunes accumulées par les grands actionnaires ! En période de crise, on devrait imposer que cet argent serve d'abord à sauver les emplois, ce qu'il y a de plus essentiel et de plus vital à la population. »

« Le grand patronata de quoi voir venir »

« Les actionnaires, les banquiers, le grand patronat ont de quoi voir venir, pas les classes populaires. Priorité doit être faite à leur emploi, leur salaire et leur retraite - avec un Smic à 1 700 EUR nets. Les travailleurs n'ont rien d'autre pour vivre que leur salaire, alors ceux-ci doivent augmenter automatiquement au même rythme que l'augmentation des prix, les loyers, que le gaz, l'électricité, les mutuelles, les assurances, etc., et ce, pour tous les salaires, les pensions de retraite et les minima sociaux. »

© L'alsace, Jeudi le 20 Février 2014

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