L'Alsace :  Municipales : Les 55 candidats du « camp des travailleurs »

Article de presse
09/03/2014

Quelques-uns des 55 membres de la liste Lutte ouvrière aux élections municipales à Mulhouse, conduite par Julien Wostyn (4e à droite, en chemise). Photo É.C.

La liste Lutte ouvrière « Faire entendre le camp des travailleurs », qui se présente aux élections municipales des 23 et 30 mars,à Mulhouse, a été dévoilée hier.

Près de 20 membres de la liste Lutte ouvrière étaient présents, hier matin, à Mulhouse, pour la présentation des troupes conduites par Julien Wostyn et Nathalie Mulot. Qui sont ces hommes et ces femmes qui veulent « faire entendre le camp des travailleurs » ?

« Une partie de la liste était déjà présente lors de précédents scrutins, notamment aux dernières municipales, remarque Julien Wostyn. Mais il y a aussi des nouveaux. Des personnes que nous avons rencontrées dans les quartiers et à l'occasion de nos actions militantes. »

Selon Nathalie Mulot, la liste est composée, en gros, « pour moitié de militants et de sympathisants LO et pour moitié de personnes qui ne le sont pas ». Contrairement à d'autres listes, chez Lutte ouvrière, on ne précise pas l'âge des 55 candidats. « Cela va de personnes qui ont la vingtaine et qui sont des étudiants jusqu'à des gens qui sont à la retraite. Il y a des salariés, des retraités, des chômeurs : la composition est représentative du « camp » auquel on s'adresse », souligne Julien Wostyn.

« Interdire les licenciements »

Et d'ajouter : « Il s'agit de gens qui font le constat, comme nous, qu'il faut défendre le camp des travailleurs contre un gouvernement qui défend les plus riches. Qu'il faut faire entendre la colère des travailleurs. » Si le gouvernement est dans la ligne de mire de Lutte ouvrière, la droite n'est pas épargnée, loin de là. « Il n'est pas question de laisser à l'UMP et au FN la voix de la contestation. D'ailleurs, le FN veut juste « accéder à la mangeoire », comme tous les grands partis », estime le chef de file. Les questions locales ne sont pas la priorité de la liste Lutte ouvrière « parce que nous pensons que les problèmes essentiels ne se résoudront pas au niveau local », explique la numéro 2 sur la liste. « Nous estimons qu'il faudrait mettre en place des mesures contraignantes envers le grand patronat. Cela pour interdire les licenciements, augmenter les salaires et indexer les retraites et les pensions sur le niveau des prix. [...] C'est un programme de lutte. Car on pense qu'il faudra lutter pour imposer nos idées », conclut Nathalie Mulot.

Édouard Cousin

© L'alsace, Dimanche le 09 Mars 2014

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